<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935</id><updated>2011-11-14T03:11:44.309-08:00</updated><title type='text'>Module interdisciplinaire de l’ADREUC</title><subtitle type='html'>L’objectif de ce blog est de rendre compte des activités du « Groupe interdisciplinaire » de l'ADREUC* (Conseil Général de l'Aude - Ville de Carcassonne). Les textes publiés ici le sont sous la responsabilité de leurs auteurs.* Association pour le Développement des Rencontres et des Echanges Universitaires et Culturels</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>69</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2773612389557053992</id><published>2011-11-14T03:03:00.000-08:00</published><updated>2011-11-14T03:11:44.338-08:00</updated><title type='text'>Pouvoir des élites &amp; obscurantisme politique par Patrick Gatines</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pouvoir des élites &amp;amp; obscurantisme politique&lt;br /&gt;- Du « Président des riches » à « l'Union Européenne des riches » -&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Séminaire Université Paul Sabatier / Toulouse Rangueil – Samedi 26 novembre 2011 &lt;br /&gt;Intervention de Patrick Gatines&lt;br /&gt;philosophe de contrebande, tireur d'élites, trafiquant d'armes conceptuelles&lt;br /&gt;Directeur du site /Observatoire Géopolitique des Réseaux d'Influence&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ogri.fr/"&gt;http://www.ogri.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Les idées ne poussent pas comme les champignons après la pluie.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;- Karl Marx -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une courte première partie de rappel, je rassemblerai les notions majeures que j'avais développées dans mon intervention de l'an passé à l'occasion de la sortie de l'ouvrage remarquable et remarqué de Monique et Michel Pinçon-Charlot : &lt;em&gt;« Le président des Riches – Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;En même temps, j'approfondirai la notion de « polyarchie » que je défends face à celle d' « oligarchie », défendue par les Pinson-Charlot mais aussi depuis par Hervé Kempf et nombre de commentateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin d'illustrer et de nourrir ma thèse, dans une seconde partie j'étudierai dans le menu la réforme du contrôle financier telle qu elle se met en place actuellement de façon discrète dans l'Union Européenne : Comité Européen du Risque Systémique (CERS), Autorité de contrôle bancaire, Autorité de contrôle des marchés, Autorité de contrôle des Pensions &amp;amp; assurances, découlant du Rapport Larosière. Mais aussi relance discrète mais ferme du Marché unique européen (MUE) sur instruction du Rapport Monti - Mario Monti qui est en passe de succéder à Silvio Berlusconi à la tête de l’Italie - et suite à la nomination de Mario Draghi à la tête de la BCE.&lt;br /&gt;Je mettrai en valeur le rôle et l'organisation du lobbying dans ces mises en oeuvre décisives pour notre avenir, compromis par la dépouille du bien public européen ainsi organisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, dans une courte troisième partie, je montrerai combien ce type de stratégie furtive et en réseau est la signature d'un nouveau genre de régime politique qui ne connaît pas la séparation des pouvoirs économiques et politiques: le régime globalitaire, dont je dégagerai les principales caractéristiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour conclure, je ferai un certain nombre de propositions concrètes afin de démocratiser l'Union Européenne, d’y prévenir conflits d'intérêts et stratégies de lobbying mais aussi afin d’aborder au mieux cette politique &amp;amp; géopolitique complexe et réticulée qui organise une politique mondiale de décivilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit avant tout aujourd’hui de produire les conditions d’une citoyenneté et d’un militantisme éclairés : bref de produire les termes de Nouvelles Lumières, condition incontournable d’une politique de civilisation écologiquement responsable, socialement juste et démocratiquement transparente.&lt;br /&gt;J’ouvrirai aussi ce chantier ré-évolutionnaire et désirant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2773612389557053992?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2773612389557053992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2773612389557053992' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2773612389557053992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2773612389557053992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/pouvoir-des-elites-obscurantisme.html' title='Pouvoir des élites &amp; obscurantisme politique par Patrick Gatines'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8790924988845836539</id><published>2011-11-14T02:33:00.000-08:00</published><updated>2011-11-14T03:02:27.076-08:00</updated><title type='text'>La dimension anthropologique du livre des Pinçon-Charlot  "Le président des riches" par Henri Callat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La dimension anthropologique du livre des Pinçon-Charlot&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;«&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Président des Riches»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Exposé présenté devant le Seminaire interdisciplinaire de Toulouse-Rangueil&lt;br /&gt;samedi 22octobre 2011 par Henri CALLAT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;…Si par pensée on n’entend pas seulement l’activité computationnelle… mais … la mise à l’épreuve des certitudes disciplinaires par leur confrontation avec d’autres régimes de&lt;br /&gt;discours… »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;(Pour un Cercle des professeurs disparus ou en voie de disparition)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien comprendre ce livre suppose un grand élargissement de notre vision intellectuelle : je m'y livre à mes risques et périls en remontant au … 21 décembre 1869 !&lt;br /&gt;Cent quarante deux ans pour comprendre c'est la bonne distance …&lt;br /&gt;Le 21 décembre 1869 George Sand écrivait à Flaubert après la publication de &lt;em&gt;«L'éducation sentimentale» : « Que prouve ton livre, écrivain humoristique, railleur, sévère et profond ?&lt;br /&gt;Ne dis rien. Je le sais, je le vois. Il prouve que cet état social est arrivé à sa décomposition et qu'il faudra changer très radicalement. Il le prouve si bien qu'on ne te croirait pas si tu disais le contraire."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Si j'ai choisi cette référence c'est que, comme dans «&lt;em&gt;L'éducation sentimentale»,&lt;/em&gt; la dimension anthropologique du livre des Pinçon-Charlot , si elle ne fait pas l'objet d'une description spécifique, est néanmoins présente dans le livre tout entier.&lt;br /&gt;«&lt;em&gt;Que prouve votre livre...»&lt;/em&gt; pourrait demander une moderne George Sand aux auteurs du «Président des Riches» .&lt;br /&gt;Je déclinerai donc ce terme général d' «anthropologie» en six courts paragraphes dans une démarche intellectuelle précise :&lt;br /&gt;1) Une dimension anthropologique implicite&lt;br /&gt;2) De l'explicite à l'implicite&lt;br /&gt;3) Une épistémologie de la servitude&lt;br /&gt;4) Une forme de domination inédite: la désymbolisation&lt;br /&gt;5) L'anthropo-sociologie&lt;br /&gt;6) L'éducation comme nouvel imaginaire instituant &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1) Une dimension anthropologique implicite&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette dimension anthropologique est clairement – et pathétiquement – amorcée dans l'interrogation suivante ( p,106) : &lt;em&gt;«Comment est-il possible que les innombrables cadeaux aux plus riches et les mesures impopulaires , sur les retraites, l'affaiblissement du secteur public, avec la remise en cause du droit à l'enseignement et à la santé, ne donnent pas lieu à une volonté plus forte de changement ? Faut-il parler de servitude volontaire, à la manière de La Boétie qui écrit que «c'est le peuple qui s'asservit, car non seulement il obéit, mais il sert ceux qui le dominent»?"&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Terrible interrogation , mais au coeur même de notre propos.&lt;br /&gt;Ici en effet, avec la référence à La Boétie, c'est bien une analyse psycho-anthropologique qui s'annonce sous-tendue par un paradoxe : &lt;em&gt;«Pourtant, les classes moyennes et populaires sont les plus nombreuses et elles constituent les forces productives sans lesquelles il n'y a ni production, ni échange, ni enrichissement possible.»&lt;/em&gt; (pp,106,107).&lt;br /&gt;Alors que se passe-t-il?&lt;br /&gt;Pourquoi ces «classes moyennes et populaires qui sont les plus nombreuses» n'arrivent-elles toujours pas à «renverser la vapeur» à leur profit d'une manière durable et définitive , à planter en quelque sorte, un «jalon de non-retour» dans le mouvement social?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici intervient dans le livre des Pinçon-Charlot, un phénomène médian, intermédiaire entre la bourgeoisie triomphante et ces «classes moyennes et populaires» relativement impuissantes: &lt;em&gt;«La bourgeoisie le sait bien, nous disent nos auteurs, et elle veille (…) au contrôle des médias.»&lt;/em&gt; ( p,107).&lt;br /&gt;Jusqu'ici rien de bien original encore: nous restons toujours dans le domaine de la constatation, de la description sociologique.&lt;br /&gt;«&lt;em&gt;La vie se met à ressembler au journal télévisé&lt;/em&gt;.» (p 107).&lt;br /&gt;Mais une interrogation demeure : quelle est cette vie dans sa réalité profonde, c'est à dire psychologique, psychique ? Quelle est cette psyché que génèrent chaque jour les médias? En quoi consiste-t-elle? Comment fonctionne-t-elle?&lt;br /&gt;Pour tout dire, quel est cet homme ainsi fabriqué?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On descend un peu plus profond dans la nature de ce dernier quand on se livre au portrait des «Riches», des «héritiers» et des membres des «grandes familles» . Dans le paragraphe intitulé &lt;em&gt;«De la domination économique à la domination symbolique&lt;/em&gt;», (p,105), voici comment nos auteurs décrivent la psyché des dominants:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«La richesse et les privilèges demandent à être justifiés pour qu'ils puissent devenir légitimes. L'élégance et la distinction des héritiers des grandes familles fortunées sont le fruit d'une éducation qui vise à faire passer dans les corps la richesse matérielle et la position sociale. La malédiction du nouveau riche est de n'avoir pas eu le temps ni la famille qui l'auraient préparé à jouir, selon les règles, de la fortune trop récemment acquise pour avoir déjà changé en profondeur son bénéficiaire. La richesse de l'héritier est en quelque sorte innée: elle apparaît comme consubstantielle à l'individu...»&lt;/em&gt; (p,105).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on aurait aimé que les Pinçon-Charlot approfondissent également le portrait des dominés , qu'ils l'analysent «en profondeur», qu'ils donnent aux lignes suivantes toute leur dimension anthropologique implicite :&lt;br /&gt;«&lt;em&gt;Les dominés intériorisent les excellentes raisons qui font des dominants ce qu'ils sont. Ils participent alors eux-mêmes à la domination qu'ils subissent en la reconnaissant comme fondée. Cela est d'autant plus vrai aujourd'hui que la légitimité du pourvoyeur d'emplois ne s'est jamais autant imposée dans les représentations en raison de l'importance de la crise et d'un recul historique des discours contestataires de l'ordre établi.»&lt;/em&gt; (pp, 105,106).&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«Que feraient les pauvres s'il n'y avait pas de riches», comme on disait au XVIIIe siècle à la suite des nouveaux «savants»de la nouvelle «science économique&lt;/em&gt;» ?&lt;br /&gt;Le raisonnement économique actuel constitue bien un «recul historique»de deux siècles !&lt;br /&gt;Dans «Le Monde» (15/09/2011), , à la question «Avez-vous perçu une ambiance de veille de révolte sociale?», les Pinçon-Charlot répondent :«&lt;em&gt;Pas vraiment, car l'individualisme est extrêmement présent dans les classes moyenne et populaire... Le capitalisme a détruit tout ce qui faisait la solidarité ouvrière. Ce sont des classes sans identité, contrairement à la bourgeoisie, qui forme un groupe soudé. Et, en arrière-fond, il y a cette idée que l'histoire est finie, que le capitalisme est la seule solution.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2) De l’explicite à l’implicite&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comment donc, pour employer les termes mêmes des auteurs du livre, s’est effectué, chez les opprimés, ce passage « dans les corps » et la « position sociale », « en profondeur », de cette « idée que l’histoire est finie, que le capitalisme est la seule solution » ?&lt;br /&gt;Comment s’est effectuée cette « intériorisation » idéologique et pratique ?&lt;br /&gt;C’est ce genre de questions qu’il faut poser si l’on veut arriver au bout de l’analyse socio-culturelle de nos sociétés.&lt;br /&gt;Mais à cette interrogation la description sociologique, si complète et si rigoureuse soit-elle, ne peut totalement répondre parce que nous nous situons ici dans un autre paradigme, étroitement relié au premier, certes socio-économique, mais sans jamais s’y identifier, sans jamais se confondre avec lui.&lt;br /&gt;Cette « face cachée » en même temps que générique de la société, la sociologie seule ne peut la dévoiler. Encore moins la politique ! Pierre Bourdieu a besoin d’Edgar Morin !&lt;br /&gt;Pour comprendre vraiment, un saut paradigmatique est nécessaire, celui-là même que Castoriadis décrira dans « &lt;em&gt;L’institution imaginaire de la société&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;En effet, pour tenir ensemble les éléments qui la composent, une société doit dépasser leur seule addition, leur seule coexistence, même pacifique : elle doit devenir capable de s’autofonder idéologiquement !&lt;br /&gt;Le Moyen Âge, par exemple, est-il concevable sans la foi ou la Cité grecque sans l’idée démocratique ?&lt;br /&gt;Mais ni la foi, ni l’idée démocratique ne sont de simples superstructures, des dimensions idéologiques simplement ajoutées, mais des composantes essentielles, fondamentales, de la société. Elles naissent et meurent avec une société donnée. Edgar Morin a consacré le Tome 4 de &lt;em&gt;« La Méthode&lt;/em&gt; » aux Idées, à la vie des idées. « La servitude volontaire » décrite par La Boétie et retrouvée quatre siècles plus tard par Hannah Arendt dans le phénomène totalitaire , relève d’un comportement psychologique , d’un psychisme qui doit être analysé comme tel en tant que réalité spécifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que Dany-Robert Dufour dans un récent article (Le Monde 30/10/2011) « &lt;em&gt;Une civilisation en crise&lt;/em&gt; » pourra parler des trois impasses anthropologiques du XXe siècle à savoir le fascisme qui réduit l’homme à l’élément fanatisé d’une foule, le communisme stalinien qui l’identifie à la machinerie d’un Parti, et le libéralisme économique contemporain qui le transforme en un individu asservi à « la recherche effrénée de la satisfaction pulsionnelle jusqu’à l’addiction aux objets », la dépression devenant son « ultime refuge » !&lt;br /&gt;Le film de Pierre Schoeller,&lt;em&gt; « L’exercice de l’Etat&lt;/em&gt; » est emblématique à ce sujet : &lt;em&gt;« les personnages sont régis par une force aussi implacable … que la gravité. Ce qui conduit aussi bien à la comédie qu’à la tragédie.&lt;/em&gt; .. » (« Le Monde » 26/10/2011).&lt;br /&gt;Il existe en effet une érotique du pouvoir comme réduction politique du désir , son inconscient psychique, le jeu politique pour le jeu politique indépendamment des idéologies proclamées et qui explique maintes tragédies du siècle (le XXe).&lt;br /&gt;Michel Serres pourra parler de « métatromperie » en décrivant précisément ce jeu politique:&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; A quoi rêvent les hommes de pouvoir ? A leur bureau, peuplés d’huissiers encagoulés, d’une femme nue et d’un crocodile, nous dit la première séquence du film. C’est le premier coup de maître de ce film magistral que d’établir d’un seul coup la dimension fantasmatique et érotique du pouvoir. Pierre Schoeller n’y reviendra pas, mais ce trouble sensuel vibre tout au long du film. Le désir bouillonne dans les antichambres du pouvoir comme dans les chambres à coucher.&lt;/em&gt; » (« Le Monde » 26/10/2011).&lt;br /&gt;Ô DSK ainsi remarquablement psychanalysé !&lt;br /&gt;Si j’insiste tant sur ces données psycho-anthropologiques ce n’est pas pour « désespérer Billancourt » ( ou les nouveaux Billancourt), ni pour sous-estimer les capacités de révolte et de résistance des dominés et des opprimés ( ces jours-ci nous le démontrent), mais au contraire, pour mieux analyser « &lt;em&gt;la nouvelle servitude de l’homme libéré ( c’est à dire nouvellement asservi) à l’ère du Capitalisme total »&lt;/em&gt; (1) et, ce faisant, découvrir et faire émerger de nouveaux moyens inédits de libération !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;3) Une épistemologie de la servitude&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il existe en effet une épistémologie de la servitude , une servitude au deuxième degré si l’on peut dire, de l’homme dominé qui consiste à « intérioriser » mentalement les structures essentielles de la domination.&lt;br /&gt;Epargnez-moi leurs descriptions les plus visibles : du sport de compétition devenu la nouvelle religion des larges masses à la consommation effrénée de n’importe quoi à condition que ce soit médiatisé, en passant par les innombrables divertissements et étourdissements qui transforment nos esprits en purs réceptacles de l’idiotie et de l’imbécillité . Le pain et les jeux des temps modernes (panem et circenses) suprêmes garanties ici comme à l’époque de la décadence romaine, des civilisations en perdition !&lt;br /&gt;Une foule de gauche n’est pas forcément un « peuple de gauche » ! Il n’y a « peuple » que si la foule est capable de se penser elle-même avec une identité affirmée, des projets clairs et partagés, des objectifs précis, autrement dit de s’autofonder !&lt;br /&gt;Castoriadis a parlé de « l’institution imaginaire » de la société. On pourrait de la même façon parler d’une « institution imaginaire du peuple » !&lt;br /&gt;L’exemple emblématique est celui de la « classe ouvrière » du XIXe siècle. Elle était capable d’instituer elle-même sa propre identité : on était fier de lui appartenir . Souvenez-vous des deux premiers vers de la dernière strophe d’un chant célèbre :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Ouvriers et paysans nous sommes&lt;br /&gt;Le grand parti des travailleurs … »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Car il ne s’agit pas seulement de « s’indigner » . L’indignation, nous dit Edgar Morin, n’est que le « déclic » de la pensée de l’indignation politique certes, mais plus largement intellectuelle, culturelle, philosophique sans laquelle – l’expérience d’un siècle le prouve – il ne peut y avoir de véritable prise de conscience révolutionnaire !&lt;br /&gt;C’est tout le problème – dramatique – des « printemps arabes » ces temps-ci.&lt;br /&gt;Le terme de « révolution » qu’on leur a imprudemment accolé n’est-il pas exagéré ?&lt;br /&gt;Ces mouvements ont-ils réellement franchi le seuil de la simple révolte à tout instant récupérable ? « Indignés sans tête » pouvait titrer un article du « Monde » ( 16,17 octobre 2011, p.17).&lt;br /&gt;Les Pinçon-Charlot ont parlé de « &lt;em&gt;dominés (qui) intériorisent les excellentes raisons qui font des dominants ce qu’ils sont&lt;/em&gt; »(p.105) .&lt;br /&gt;Fort bien, mais en rester là ne suffit pas : une analyse plus fine de cette « aliénation » s’impose si nous voulons réellement connaître, dans toutes ses dimensions, la société où nous vivons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;4) La désymbolisation, une forme de domination inédite&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En septembre 2003 paraissait un grand livre « &lt;em&gt;L’art de réduire les têtes&lt;/em&gt; » sous-titré « &lt;em&gt;Sur la nouvelle servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total &lt;/em&gt;» signé par Dany-Robert Dufour. Le chapitre 4 qui le termine porte comme titre « &lt;em&gt;Le néo-libéralisme : la désymbolisation, une forme de domination inédite&lt;/em&gt; » ( à noter que cet article fondamental a paru dans « Le Débat » de janvier 2003).&lt;br /&gt;Sa thèse centrale ? La même que celle de Pierre Thuillier dans « &lt;em&gt;La Grande Implosion&lt;/em&gt; » (Fayard 1995) , Raffaele Simone « &lt;em&gt;Le Monstre doux&lt;/em&gt; »(Gallimard, 2007) ou « &lt;em&gt;La montée de l’insignifiance » &lt;/em&gt;de Castoriadis (Seuil, 1996) :&lt;br /&gt;Nous sommes entrés dans la « civilisation » - celle des pays dits « développés », des pays riches – qu’annonçait déjà Nietzsche dans «&lt;em&gt; La volonté de puissance, la civilisation du « nihilisme fatigué » !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Dany-Robert Dufour la présente ainsi :&lt;br /&gt;« … &lt;em&gt;« le nihilisme fatigué » pour reprendre l’expression même de Nietzsche, renvoie à un moment incertain où toutes les valeurs deviennent grises. Cette circonstance se présenterait aujourd’hui comme un fait social et historique se manifestant par un phénomène , diffus dans les populations, de refus de toute hiérarchie des valeurs (par exemple , entre celles qui relèvent de l’intérêt privé et celles qui dépendent de la chose publique) voire de refus de toute valeur. Il s’agirait dans ce « nihilisme fatigué », voire épuisé, de faire une place centrale à « tout ce qui soulage, guérit, tranquillise, engourdit, sous des travestissements divers. » - la marchandise occupant aujourd’hui cette position clef. Elle représenterait ce qui permet de faire apparaître aujourd’hui une certaine profusion d’objets à l’endroit même du néant ontologique.&lt;/em&gt; » (2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparaît ainsi un homme nouvellement « aliéné » par « une tyrannie sans tyran »(Hannah Arendt, « Du mensonge à la violence », 1972) , l’« homme détruit » de la nouvelle d’Herman Melville, Bartleby, résumé par la formule « I would prefer not to… » ( J’aimerais mieux ne pas…).&lt;br /&gt;Homme privé de toute personnalité , incapable de choisir dans le flot du tout marchandisé où il se trouve présentement englouti, celui-là même dont le Capitalisme moderne a besoin pour se perpétuer. Dans « &lt;em&gt;Le Chemin de l’espérance&lt;/em&gt; » (3) Stéphane Hessel et Edgar Morin diagnostiquent un immense «&lt;em&gt; mal-être dans le bien-être » … D’où l’urgence d’une autre pensée et d’une autre politique en tous domaines. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;C’est cet homme qui, dans le Capitalisme moderne ou « total » se livre à des conduites apparemment tout à fait irrationnelles (du suicide à l’homicide).&lt;br /&gt;Comment expliquer par exemple que ce soit dans le pays d’Europe le plus « équilibré », la Norvège, qu’ait eu lieu l’une des plus grandes tueries du siècle ? La folie, dira-t-on. L’explication est assez courte. Personnellement je lui préfère celle du sociologue Johan Galtung qui constate que « &lt;em&gt;Les Norvégiens ont perdu le sens des valeurs et de l’éthique, ce qui conduit à une société déculturée et destructurée. Breivik en a profité pour occuper l’espace.&lt;/em&gt; » (« Le Monde », 3 octobre 2011).&lt;br /&gt;Cet « espace » n’étant pas autre chose que celui d’un ensemble civilisationnel où règne peut-être le « bien-être » mais à l’exclusion du « bien-vivre » comme il est dit dans « &lt;em&gt;Le Chemin de l’espérance ».&lt;/em&gt; Car est-il possible de bien-vivre dans un monde privé de toutes perspectives aussi bien physiques que métaphysiques, un monde du « no future » autre que celui que nous propose la société de marché contemporaine ?&lt;br /&gt;Car le véritable nom de la fameuse « déprime » c’est tout simplement le désespoir quand le nihilisme s’installe partout. &lt;br /&gt;Nous appellerons cet homme produit du nouvel imaginaire capitaliste – ou plutôt de son absence d’imaginaire - « homo capitalis » lui-même composé d’un « homo oeconomicus », d’un « homo urbanus », d’un « homo technicus », d’un « homo scientificus » et, pour finir, d’un « homo corruptus » ! (Cf « &lt;em&gt;La Grande Implosion&lt;/em&gt; » de Pierre Thuillier, op cit…) .&lt;br /&gt;Ce nouvel homme, ce « sujet moderne », comment Dany-Robert Dufour le définit-il dans « &lt;em&gt;Le Monde »&lt;/em&gt; (30/10/2011) ? . Il apparaît sur les ruines du sujet classique, celui de Kant caractérisé par sa dimension critique et celui de Freud par sa dimension névrotique.&lt;br /&gt;Intelligence critique et responsabilité morale n’ont plus court.&lt;br /&gt;Ce « sujet classique », nous dit Dany-Robert Dufour, est remplacé par un autre sujet naviguant dans une autre région psychique où tout s’instrumentalise , se banalise et se réduit à sa plus simple dimension humaine – plus précisément inhumaine – et où le désir se rétrécit au simple besoin, à la pulsion asservie à l’empirisme du seul court terme.&lt;br /&gt;Sujet individualiste, demande Dany-Robert Dufour ? Non, mais plutôt égoïste, c’est à dire replié sur un soi que seul affecte une rationalité entièrement structurée par la « valeur d’échange », autrement dit, la rationalité économique .&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« D’ores et déjà,&lt;/em&gt; écrit notre auteur, &lt;em&gt;les changements dans les grands champs de l’activité humaine – l’économie marchande, l’économie politique, l’économie symbolique et l’économie psychique – convergent suffisamment pour indiquer qu’un nouvel homme déchu de sa faculté de juger et poussé à jouir sans désirer est en train d’apparaître&lt;/em&gt;. » (3)&lt;br /&gt;Nous vivons en effet une formidable captation du désir par la rationalité économique et marchande qui pénètre et réduit tous « les grands champs de l’activité humaine ».&lt;br /&gt;Le court terme du besoin et des pulsions à satisfaire immédiatement l’emporte désormais sur l’imaginaire du désir qui, lui, embrasse des contextes et des environnements infiniment plus vastes :&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; …N’y peuvent séparer ton nom de l’univers&lt;/em&gt;… » (Aragon) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;5) L’anthropo-sociologie&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je viens de dire explicitement ce que disent implicitement les Pinçon-Charlot dans leur démarche essentiellement sociologique.&lt;br /&gt;George Sand revenue pourrait reprendre à leur endroit ce qu’elle disait à Flaubert romancier : « &lt;em&gt;Ne dis rien. Je le sais. Je le vois. (Ton livre prouve) que cet état social est arrivé à sa décomposition. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;La sociologie des Pinçon-Charlot prétendait (je cite p.108) apporter « &lt;em&gt;des moyens de compréhension et d’organisation des luttes. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;L’anthropologie qui lui est sous-jacente – plus précisément inhérente – et que je viens à peine d’évoquer, devrait générer d’autres moyens pour rendre ces luttes encore plus efficaces par l’approfondissement psychologique de la compréhension sociologique .&lt;br /&gt;Que faire donc pour sortir effectivement, non pas seulement d’un Système économique, mais de tout l’ensemble civilisationnel qu’il génère et entretient ?&lt;br /&gt;On commence à comprendre que la « crise » n’est pas qu’économique .&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« En effet,&lt;/em&gt; écrit Dany-Robert Dufour dans son grand article du « &lt;em&gt;Monde &lt;/em&gt;» (30/31 octobre 2011) : « &lt;em&gt;Une civilisation en crise », la civilisation occidentale entraînant avec elle le reste du monde, est emportée par un nouveau démon où se mélangent en proportions diverses l’ultra et le néolibéralisme. Ce diagnostic, partagé, est cependant un peu trompeur : il porte à croire que la crise est d’abord économique et financière. De sorte que, pour la résoudre, on aurait avant tout besoin de la science des économistes. On aurait tort de le croire. Pour plusieurs raisons. La première est triviale : la science des économistes est au moins aussi versatile que celle du marc de café. La seconde est plus sérieuse : nous ne vivons pas seulement une crise économique et financière, mais aussi politique, écologique, morale, subjective, esthétique, intellectuelle … Ce sont les fondements sur lesquels reposent notre civilisation qui sont atteints. » &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;On n’enthousiasme pas un peuple avec un taux de croissance&lt;/em&gt; », disait Michel Rocard du temps où il pensait juste. Car c’est bien d’enthousiasme que nous avons aujourd’hui besoin, plus que de toute autre chose !&lt;br /&gt;Et si cet enthousiasme n’avait pas tout à fait déserté le « sujet moderne » ? « &lt;em&gt;Plus croît le péril, plus croît ce qui sauve&lt;/em&gt; », disait Hölderlin. Je redonne la parole à Dany-Robert Dufour :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« … je suis bien obligé de constater que la tragique destruction de cet homme nous offre comme une sorte d’opportunité inouïe. Nous nous retrouvons en effet dans une situation exceptionnelle pour la pensée. Tout se trouve cul par-dessus tête. Il faut tout reconstruire, à commencer par une nouvelle intelligence critique et une nouvelle compréhension de l’inconscient. Nous sommes en quelque sorte comme Descartes à Amsterdam, en 1631, quelques années avant « Le Discours de la Méthode » : « En cette grande ville où je suis, n’y ayant aucun homme excepté moi qui n’exerce la marchandise, chacun y étant tellement attentif à son profit que j’y pourrais demeurer toute ma vie sans être jamais vu de personne (…) » Descartes , pour être l’homme serein des situations désespérées, est le personnage théorique qu’il nous faut ici : lorsque chacun se sentit contraint à exercer la marchandise, Descartes se vit « jouir d’une liberté entière » ; au summum du doute, il réinventa grâce à ce doute lui-même, l’exercice philosophique le plus cru, celui qui devait fonder une nouvelle certitude.&lt;/em&gt; » (4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que nous dirait un nouveau Descartes « personnage théorique » de notre époque , repensant l’homme et le monde en ce début de IIIe Millénaire ? Peut-être ceci par la voix de Castoriadis :&lt;br /&gt;« … &lt;em&gt;si l’on considère la situation actuelle , situation non pas de crise mais de décomposition, de délabrement des sociétés occidentales , on se trouve devant une antinomie de première grandeur. La voici : ce qui est requis est immense, va très loin – et les êtres humains, tels qu’ils sont et tels qu’ils sont constamment reproduits par les sociétés occidentales, mais aussi par les autres, en sont immensément éloignés. Qu’est-ce qui est requis ? … ce qui est requis est une nouvelle création imaginaire d’une importance sans pareille dans le passé, une création qui mettrait au centre de la vie humaine d’autres significations que l’expansion de la production et de la consommation, qui poserait des objectifs de vie différents pouvant être reconnus par les êtres humains comme valant la peine. .. Or cette orientation est extrêmement loin de ce que pensent , et peut-être de ce que désirent les humains d’aujourd’hui. Telle est l’immense difficulté à laquelle nous avons à faire face.&lt;/em&gt; » (5)&lt;br /&gt;Surmonter cette « immense difficulté » implique d’abord une profonde révolution dans l’éducation des hommes, donc dans les systèmes qui l’instituent tant du point de vue de la forme que du contenu , pour tout dire l’émergence d’un nouvel imaginaire socio-culturel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;6) L’éducation comme nouvel imaginaire instituant&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;D’où l’importance cruciale de l’éducation comme capable de faire émerger un nouvel imaginaire socio-culturel !&lt;br /&gt;Un nouvel imaginaire qui prendrait appui sur les révolutions scientifiques et culturelles du XXe siècle qui ont littéralement métamorphosé notre pensée, ce que les philosophes appellent le « logos » dans ses trois dimensions fondamentales : le principe d’identité, le principe du tiers exclu, le principe de raison suffisante .&lt;br /&gt;De plus, cette première révolution épistémologique s’est réalisée sur fond d’une deuxième révolution scientifique, la plus grande de tous les temps : la révolution cosmologique qui nous a fait sortir enfin, selon l’expression de Bachelard, des « songeries ancestrales » !&lt;br /&gt;Au commencement de la pensée humaine était « la fable », nous rappelle Etienne Klein dans son livre « &lt;em&gt;Discours sur l’origine de l’univers&lt;/em&gt; » (6).&lt;br /&gt;Notre problème est aujourd’hui celui-ci : sur la base des connaissances contemporaines qui ont moins de cent ans d’âge, comment sortir rationnellement de la fable originelle , ce qui nous ferait en même temps sortir des comportements , de l’éthique qu’elle implique inconsciemment ?&lt;br /&gt;Cette situation culturelle radicalement nouvelle est loin d’avoir pénétré les mentalités et les mœurs : pour la plupart de nos contemporains, « le soleil se lève », les corps tombent « parce qu’ils pèsent », les hommes « se reproduisent » et il y aura toujours des guerres « parce qu’il y en a toujours eu » ! &lt;br /&gt;Pour la première fois dans l’histoire de la pensée humaine nous serions alors en mesure de formuler une « relativité générale » des cultures et des civilisations à l’image de la « relativité générale » de l’univers que nous révéla le génie d’Albert Einstein ! Car toutes nos cultures et nos civilisations sont construites dans l’ignorance du Grand Récit Cosmique que nous propose depuis moins de cent ans, la science moderne.&lt;br /&gt;C’est ce Grand Récit que Michel Serres rêve de transformer en propédeutique de tous les savoirs et de toutes les cultures dans toutes les Universités du Monde ! Non pas pour les faire disparaître, mais pour les faire entrer en relation critique , en écho, à la lumière des nouvelles Lumières d’un « nouveau savoir » (7) seule façon de triompher vraiment du racisme inhérent aux identités traditionnelles ! On n’est pas ceci ou cela, mais on vient de ceci ou de cela …à partir de &lt;em&gt;« ce verbe nul (le verbe être) qui fit une si belle carrière dans le vide&lt;/em&gt; », si nous en croyons Paul Valéry !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Sortir du maelström, sortir du trou noir où s’involue le groupe, où se raréfie l’espace, où disparaissent les objets, où déçoit le savoir, coûte presque la vie, le crédit, ne pas en sortir va coûter le monde. Pitié pour le monde et non pitié pour moi… Sortir. Appareiller … méditer longuement devant les grands arbres, rien n’est si large que l’espace, rien n’est si commun que la place, sous le soleil, tant que notre soleil ne l’a pas vitrifiée.&lt;br /&gt;Pitié pour le monde, vienne le nouveau savoir&lt;/em&gt;. » (8)&lt;br /&gt;Cette prose poétique de Michel Serres dans un petit livre «&lt;em&gt; Détachement&lt;/em&gt; » qui date de septembre 1983 fait écho à la prose plus philosophique de Cornélius Castoriadis dans « &lt;em&gt;La montée de l’insignifiance »&lt;/em&gt; (paragraphe « &lt;em&gt;Education, culture, valeurs"&lt;/em&gt;) .&lt;br /&gt;Les questions fondamentales de la philosophie sont à repenser de fond en comble notamment à travers la crise du système éducatif occidental :&lt;br /&gt;« … &lt;em&gt;le système éducatif occidental est entré, depuis une vingtaine d’années, dans une phase de désagrégation accélérée. Il subit une crise des contenus : qu’est-ce qui est transmis, et qu’est-ce qui doit être transmis, et d’après quels critères ? Soit : une crise des « programmes » et une crise de ce en vue de quoi ces programmes sont définis. … Mais toutes ces observations demeureraient encore abstraites si on ne les reliait pas à la question que personne n’ose même pas mentionner. Ni élèves ni maîtres ne s’intéressent plus à ce qui se passe à l’école comme telle , l’éducation n’est plus investie comme éducation par les participants. Elle est devenue corvée gagne-pain pour les éducateurs, astreinte ennuyeuse pour les élèves.&lt;/em&gt; » (9)&lt;br /&gt;« … &lt;em&gt;l’éducation n’est plus investie comme éducation par les participants…&lt;/em&gt; » , c’est à dire ne relie plus les participants (professeurs et élèves) à l’univers social dont ils font partie et qui les attend comme inspirateurs à la fois scientifiques, politiques et plus largement culturels.&lt;br /&gt;L’école « se privatise » de plus en plus et pas seulement au sens socio-économique du terme : elle tend à se réduire à une série de professions spécialisées à l’intérieur de l’enceinte scolaire alors que son champ véritable est la société toute entière !&lt;br /&gt;Les instituteurs de Jules Ferry l’avaient bien compris qui prolongeaient bien souvent leur métier d’instituteurs des enfants du peuple en instituteurs du peuple dans les secrétariats de mairie par exemple ou les sections socialistes dont ils étaient bien souvent aussi les principaux animateurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci est encore repris dans le petit livre de Stéphane Hessel et d’Edgar Morin « &lt;em&gt;Le Chemin de l’espérance &lt;/em&gt;» (10)&lt;br /&gt;Ce dernier mot « espérance » sera la conclusion d’un exposé à la fois trop court ( il faudrait plus précisément y analyser bien des formulations un peu trop lapidaires) et trop long ( votre attention si longtemps soutenue relève parfois de l’héroïsme !).&lt;br /&gt;Mais en ce début de Troisième Millénaire qui est aussi le début d’une ère nouvelle de l’Evolution humaine, nous aurons encore le temps de nous retrouver pour complexifier notre réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri CALLAT &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques références bibliographiques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Dany-Robert Dufour, « &lt;em&gt;L’art de réduire les têtes&lt;/em&gt; », Sur la servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total, Denoël, 2003&lt;br /&gt;2) Dany-Robert Dufour, op cit, p. 227&lt;br /&gt;3) Stéphane Hessel- Edgar Morin, « &lt;em&gt;Le chemin de l’espérance&lt;/em&gt; », Fayard, 2011, pp.26,27&lt;br /&gt;4) Dany-Robert Dufour, op cit, p.250&lt;br /&gt;5) Cornelius Castoriadis, « &lt;em&gt;La montée de l’insignifiance&lt;/em&gt; », Seuil, 1996, p. 95&lt;br /&gt;6) Etienne Klein, « &lt;em&gt;Discours sur l’origine de l’univers&lt;/em&gt; », Flammarion, 2010&lt;br /&gt;7) Michel Serres, « &lt;em&gt;Détachement&lt;/em&gt; », Flammarion, 1983, p. 177&lt;br /&gt;8) Michel Serres, op cit, pp. 18,19&lt;br /&gt;9) Cornelius Castoriadis, op cit, pp. 18,19&lt;br /&gt;10) Stéphane Hessel – Edgar Morin, op cit &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8790924988845836539?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8790924988845836539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8790924988845836539' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8790924988845836539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8790924988845836539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/la-dimension-anthropologique-du-livre.html' title='La dimension anthropologique du livre des Pinçon-Charlot  &quot;Le président des riches&quot; par Henri Callat'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2152627992924563640</id><published>2011-11-11T13:41:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T13:49:00.500-08:00</updated><title type='text'>Sens et rôles des mouvements altermondialistes dans la transformation de l'humanitude par Josette Combes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Sens et rôles des mouvements altermondialistes &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;dans la transformation de l'humanitude&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Josette Combes. Séminaire Interdisciplinaire Toulouse – Rangueil (16 avril 2011)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Parce que nous appartenons à la Terre, toute personne a le droit de pouvoir choisir son lieu de résidence, de rester là où elle vit ou de circuler et de s’installer librement sans contraintes dans n’importe quelle partie de cette Terre.&lt;/em&gt; Extrait de la Charte des Migrants élaborée et signée sur l'Ile de Gorée au large de Dakar, tristement célèbre comme centre de triage au temps du commerce triangulaire.&lt;br /&gt;Le Forum Social Mondial qui se tenait cette année (2011) à Dakar s'est ouvert par une cérémonie commémorative sur l'île de Gorée, le samedi 5 février, au lendemain de cette signature emblématique.&lt;br /&gt;Nous tenterons dans la présentation du 16 avril de réfléchir sur le rôle des mouvements sociaux dits altermondialistes en tant que vecteurs d'un changement d'imaginaire propice (ou non) à embrayer sur une métamorphose de l'espèce humaine. En effet les thématiques du dernier forum (et des précédents) résonnent et raisonnent dans divers champs de l'économie, de l'écologie, du politique et de la spiritualité&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, en ne les morcelant pas en parties distinctives mais au contraire en mettant en évidence leur nécessaire complémentarité.&lt;br /&gt;Le plan pourrait être le suivant&lt;br /&gt;1. Une présentation historique du mouvement et des mouvements altermondialistes&lt;br /&gt;2. Une revue analytique des thématiques récurrentes des conférences et ateliers.&lt;br /&gt;3. Une présentation synthétique des incidences de la mondialisation des résistances.&lt;br /&gt;4. Une proposition prospective des évolutions potentielles de l'humanité vers de nouvelles formes de relation au monde .&lt;br /&gt;Il est important de souligner que les premieres organisations pionnières de l'altermondialisme se sont intitulées « sans frontières » et l'ensemble de la présentation s'attachera à souligner la force de cette imposition dans le discours .&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Nous rappelons que le terme spiritualité est dégagé de notre point de vue de sa connotation strictement religieuse, le parti pris religieux n'étant qu'une des options d'orientation de l'activité spirituelle, activité naturelle à l'homme. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2152627992924563640?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2152627992924563640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2152627992924563640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2152627992924563640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2152627992924563640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/sens-et-roles-des-mouvements.html' title='Sens et rôles des mouvements altermondialistes dans la transformation de l&apos;humanitude par Josette Combes'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5377038026313470026</id><published>2011-11-11T13:32:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T13:38:52.981-08:00</updated><title type='text'>Eléments de sociologie des élites par Patrick Gatines</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Eléments de sociologie des élites&lt;br /&gt;- Classes affaires &amp;amp; classes sociales - &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Warren Buffet (une des premières fortunes du monde) – New York Times, 26 novembre 2006&lt;br /&gt;– Citation placée en introduction du « &lt;em&gt;Président des riches&lt;/em&gt; » -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon - tous deux sociologues et ex directeurs de recherche au CNRS, spécialisés de longue date dans la sociologie des classes dirigeantes - viennent de faire paraître un livre salutaire et à succès : «&lt;em&gt; Le président des riches : enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy »&lt;/em&gt;. Ed. Zones - 2010 -&lt;br /&gt;En 220 pages serrées, ce livre se propose d’analyser le rapport entretenu entre « le petit nerveux de l’Elysée » et la fraction de population la plus riche qu’il représente et dont il défend âprement les intérêts, même face à une contestation sociale massive ; comme aujourd’hui au sujet des retraites.&lt;br /&gt;Pour autant, rien ne semble pouvoir arrêter la progression des classes dirigeantes pour qui « la crise » semble financièrement inexistante alors qu’elles en sont à l’origine et qu’elles la brandissent sans vergogne comme épouvantail afin d’effrayer toute résistance. On hésite à préciser « ouvrière », tant il lui manque ce qu’ont su entretenir « les riches » : à savoir LA CLASSE !&lt;br /&gt;Le livre des Pinçon est salutaire en ce sens qu’à partir d’exemples nombreux et précis, il se propose d’interroger comment « les riches » peuvent fonctionner comme une classe on ne peut plus dominante (au sens sociopolitique du terme) face à une population pour ainsi dire déclassée, c'est-à-dire privée de toute identité sociétale de classe par une guerre psychosociologique et politico-économique de longue haleine.&lt;br /&gt;D’accord avec nombre d’analyses de ce livre remarquable, moins avec d’autres, je me propose donc à partir de cet ouvrage de nous interroger sur la nature des différents types d’élites au pouvoir (oligarchie ou polyarchie ?), sur l’importance de la discrétion comme essence du pouvoir élitiste (argent discret et pouvoir discret), puis sur les mécanismes sociologiques et politiques soigneusement entretenus qui font passer les élites de la « classe affaire » à la classe sociale dirigeante et pérenne.&lt;br /&gt;Enfin j’interrogerai sur les conditions intellectuelles d’une véritable opposition politique qui se donnerait les moyens de connaître « l’adversaire » plutôt que de le fantasmer de façon doctrinaire.&lt;br /&gt;A ce jeu là il se pourrait que nombre de nos certitudes et repères vacillent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Gatines – Tireur d’élites&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite biblio en sus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-- Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours&lt;/em&gt; – Sous la direction de Benoît Colombat et David&lt;br /&gt;Servenay - Ed La Découverte – 2009 – 716 p&lt;br /&gt;-- &lt;em&gt;L’affaire Bettencourt, un scandale d’Etat&lt;/em&gt; – Rédaction de MEDIAPART –&lt;br /&gt;Ed. Don Quichotte – 2010 – 386 p&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-- La Caste, les nouvelles élites et le monde qu’elles nous préparent&lt;/em&gt; – David Rothkopf –&lt;br /&gt;Ed. Robert Laffont – 2009 – 315 p&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-- Rencontres au sommet, quand les hommes de pouvoir se réunissent-&lt;/em&gt; Michael Gamma –&lt;br /&gt;Ed. L’altiplano – 2007 – 188 p&lt;br /&gt;--&lt;em&gt; Mémoires : de David Rockefeller –&lt;/em&gt; Ed de Fallois – 2006 – 607 p&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-- Sociologie des élites&lt;/em&gt; – Jacques Coenen-Huther – Armand Colin / Cursus – 2004 – 168 p &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5377038026313470026?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5377038026313470026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5377038026313470026' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5377038026313470026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5377038026313470026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/elements-de-sociologie-des-elites-par.html' title='Eléments de sociologie des élites par Patrick Gatines'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-3980439837943718365</id><published>2011-11-11T13:23:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T13:30:32.612-08:00</updated><title type='text'>Le triptyque d'une politique éducative refondée par Martine Boudet</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le triptyque d'une politique éducative refondée: &lt;br /&gt;compétences-savoirs-cultures&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Martine Boudet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit dans cette contribution de faire le point des principes aptes à adapter la politique éducative à un contexte socio-culturel en mutation. Compétences, savoirs, cultures: quelle juste place attribuer à ces paramètres du système scolaire et universitaire, actuellement promus ou émergents? Et comment les articuler?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;I-L'éducation aux compétences: au service de la démocratisation de l'Ecole et de l'individualisation des apprentissages&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Pour la démocratisation du système éducatif, il s'avère nécessaire, dès les premiers enseignements, de promouvoir les stratégies d'ordre psycho-pédagogique: l'objectif est d'apprendre à apprendre et de privilégier la méthodologie et l'individualisation des apprentissages. Une notion-clé dans cet ordre d'idées est celle de compétences, deuxième pilier du socle commun des apprentissages, aux côtés des savoirs. Au conservatisme élitiste et fondé sur l'exercice rigide du métier d'enseignant dans des filières cloisonnées, doit succéder une démarche valorisant entre autres l'acquisition de fondamentaux transversaux et interdisciplinaires, au service de tous les publics.&lt;br /&gt;La libéralisation du système éducatif depuis mai 68 ainsi que la création des IUFM en 1990 se sont traduits par la légitimation des sciences de l'éducation et par la mise en oeuvre de certaines de leurs démarches: citons entre autres, à l'actif du courant représenté par Philippe Meirieu, la création des parcours diversifiés en collège et des TPE (Travaux personnels encadrés ) en lycée...Depuis une décennie, le projet néo-libéral de transformation de l'Ecole et de l'Université en entreprises&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; a changé les règles du jeu: l'instrumentalisation du concept de compétences, trop souvent au détriment des savoirs à enseigner, est à mettre au compte d'un pragmatisme et d'un minimalisme douteux. Autre exemple d'ambivalence, la recherche affichée des innovations au service de la compétitivité, la finalité de la création n'apparaissant quasiment plus dans les discours institutionnels ou des contre-pouvoirs comme alternative émancipatrice. &lt;br /&gt;En France, cette dérive gestionnaire s'inscrit dans un champ idéologique traversé par une controverse ancienne, alimentée entre les courants des disciplinaires (auparavant appelés instructeurs) et des pédagogues ou éducateurs. Ce clivage a conduit fréquemment à adopter une posture unilatérale, valorisant respectivement les objets d'enseignement ou les méthodes d'apprentissage à adopter. Ce débat, qui a ressurgi à l'occasion des mobilisations enseignantes à l'encontre des réformes néo-libérales, se fonde en fait sur un paradigme daté et réduit à la problématique des relations entre classes et à la finalité de l'individualisation citoyenne. L'actualisation des données reste à établir, à partir d'une mise en situation géo-historique, celle-ci étant caractérisée par l'accès concomitant à la société de l'information et à la mondialisation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;II- Société de l'information et économie de la connaissance: quel statut pour les savoirs disciplinaires?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;La promotion exponentielle des médias tout comme, avec cet outil, la spéculation marchande sur les biens immatériels que sont les savoirs conditionnent en profondeur le rapport des sociétés à l'éducation et à la formation. Si ces évolutions technologiques et économiques présentent des avantages incontestables en matière de rationalisation des patrimoines cognitifs et culturels, leurs effets secondaires peuvent être tout aussi destructeurs, en l'absence de pondération du système. En l'occurrence, à l'objectif déviant de compétences professionnalisantes directement utilisables par l'administration et le patronat, s'ajoute la production d'une culture de surface définie par une auto-éducation médiatisée, par un apport plus ou moins anarchique d'informations, en lieu et place de savoirs dûment archivés et organisés en tant que tels. Cette sous-instruction, telle qu'elle se profile, serait surtout réservée aux élèves du public et d'origine populaire, tandis que la partie libérale du système privé, qui prolifère, profitant des difficultés de l'Ecole, renforce de son côté les programmes disciplinaires les plus rentables. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Force est de constater en effet l'accroissement de la mise en concurrence des savoirs en fonction de leur degré de rentabilité, ce phénomène renforçant les déséquilibres interdisciplinaires enregistrés au cours des dernières décennies, en fait depuis l'après mai 68. Ainsi, la question programmatique s'avère une donnée incontournable du débat sur la légitimité des champs idéologiques et des modes de développement induits par le système éducatif. Quels objets d'apprentissage, quels contenus de recherche et d'enseignement valoriser pour un rééquilibrage démocratique, socio-culturel, écologique, géo-politique du pays? Comment échapper au déterminisme techno-scientiste, économiste, impérialiste ainsi qu'à la propension à l'hégémonie angliciste actuelle? Pour ne pas devenir des partenaires inféodés à l'oligarchie politico-financière qui tend à régir les affaires publiques, Ecole et Université ont la responsabilité de construire les alternatives émancipatrices aux dérives néo-libérales, sur le plan programmatique comme sur le plan structurel.&lt;br /&gt;En amont et dans le cadre de la formation initiale et continue des enseignants, le (re)modelage des enseignements est du ressort des didactiques (inter)disciplinaires: ces sciences de l'éducation actuellement marginalisées s'avèrent des éléments de médiation nécessaires entre disciplines académiques et psycho-pédagogie. Pour la pleine reconnaissance de leur statut, elles gagneraient à transposer les fondamentaux des sciences humaines et sociales (SHS) dont l'anthropologie culturelle, discipline également émergente. Si la psycho-pégagogie a la place qu'on lui connaît dans le système éducatif, parfois excessive (c'est la dérive de l'objectif unilatéral de «l'élève au centre des apprentissages», futur citoyen d'une République des seuls individus), dans des disciplines telles que les mathématiques ou le FLE-FLS (français langue étrangère-français langue seconde), la didactique bénéficie d'ores et déjà d'acquis conséquents. La riche expérience des IREM&lt;a style="mso-footnote-id: ftn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; (Instituts de recherche sur l'enseignement des mathématiques) serait à réinvestir dans d'autres champs, de même que des passerelles seraient à établir entre les didactiques du FLE-FLS et du FLM (français langue maternelle), pour la réhabilitation de cet autre enseignement fondamental.&lt;br /&gt;Autre recours à l'égard d'une économie de la connaissance exclusive: la tenue d'Etats généraux interdisciplinaires qui fassent le bilan des parcours des champs disciplinaires depuis mai 68, préconisent les rééquilibrages programmatiques nécessaires et défendent le statut et l'existence des disciplines minoritaires, dont les disciplines artistiques et linguistiques.&lt;br /&gt;C'est à ces conditions entre autres que pourra être alimentée la culture des humanités et de l'interprétation qu'Yves Citton appelle de ses voeux:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«En amont comme en aval de la production de connaissances ou de la transmission d'information qui obnublent aujourd'hui nos imaginaires, nous devons interpréter des expériences pour en tirer des données, et interpréter des discours pour en tirer du sens. (...)Or, c'est dans la culture des humanités que se forge et se régénère une bonne partie des ressources dont nous disposons collectivement pour interpréter activement et pour transformer intelligemment notre monde.(...)Le travail rétrospectif et réflexif fourni par les humanités est indispensable: lui seul permet de nous orienter dans le présent afin de mieux frayer les voies de l'avenir.»&lt;/em&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn3" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Contrepoids nécessaire à la société de l'information et à l'économie de la connaissance version néo-libérale, cette culture de l'interprétation dont le champ des LSHS est le dépositaire ouvre la voie d'une anthropologie et d'une épistémologie&lt;a style="mso-footnote-id: ftn4" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt; nécessaires aux pratiques socio-éducatives et à une citoyenneté éclairée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;III- L'interculturel un paramètre fédérateur dans le cadre de la mondialisation&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Pour remédier à la crise idéologique et morale, résultante de la crise systémique, le débat sur l'identité nationale, engagé sur une base nationaliste et discriminante à l'égard de l'immigration non -européenne s'est avéré un échec. Le problème reste entier, comme le montre l'exploitation dangereuse qu'en fait l'extrémisme populiste de même que l'extraversion de la jeunesse sous l'influx de la culture people, sous-culture atlantiste.&lt;br /&gt;Quelles remédiations proposent les principaux courants alternatifs? Mis à part le dialogue interclassiste déjà cité, la vision d'ensemble reste généraliste et centralisée. Certes, l'idéal égalitaire sous-tend cette conception éducative qui échappe fort mal, ce faisant, à l'écueil de l'uniformisation. Ainsi, sont éludées des spécificités importantes du système national, forces vives qui ont légitimité à devenir des recours, dans une optique transformatrice&lt;a style="mso-footnote-id: ftn5" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn5" name="_ftnref5"&gt;[5]&lt;/a&gt;. Tel est le cas des établissements de banlieue ou de quartiers multi-ethniques: l'ethnocentrisme (ou approche assimilationniste) des enseignements préconisés contraste avec l'objectif de «diversité culturelle», pourtant préconisé par l'UNESCO, institutionnalisé en France suite aux mobilisations juvéniles de 2005 et mis en application par de nombreux entrepreneurs et médias (entre autres sous la forme des chartes de la diversité et des programmes subventionnés par l'ACSE, Agence nationale pour la cohésion nationale et l'égalité des chances).&lt;br /&gt;Dans le même ordre d'idée, les initiatives créatrices manquent concernant l'égalité de traitement des carrières des femmes et des hommes. Ainsi que sur la promotion des langues-cultures des régions historiques et des DOM-TOM, défendues par les conseils régionaux depuis la loi de décentralisation de 1982...L'aliénation ou sentiment de dépossession culturelle est une cause aussi importante que les inégalités socio-professionnelles, de progression des risques psycho-sociaux (RPS) dans les établissements scolaires. Les incivilités et autres infractions sont souvent à interpréter comme des actes de résistance à une conception trop étroite, de type psycho-social, de la gestion des enjeux éducationnels. Face à la déferlante des marchés et des médias, seuls les patrimoines civilisationnels et culturels sont en capacité de sauvegarder et d'adapter les repères et valeurs constitutifs d'une société. De même que la démarche de laïcité ouverte, la pédagogie de l'interculturel présente par aileurs l'intérêt de réguler les violences internes aux communautés, notamment concernant le statut des femmes. Son application à l'Ecole concerne les différents domaines d'une éducation transversale à la citoyenneté: éducation à la parité et au développement durable, à une francophonie des peuples et de progrès, à une authentique coopération européenne et Nord-Sud ainsi qu'à la solidarité internationale …&lt;br /&gt;En conclusion, le dialogue des cultures -sous ses différents aspects, ceux du genre, de l'origine, de la discipline, de la classe sociale..- s'avère une condition nécessaire de la dynamisation de la vie scolaire et universitaire, d'une meilleure déclinaison dans le système éducatif de «l'unité dans la diversité». Ainsi, pourra se reconstituer une culture commune, fruit d'une identité nationale plurielle, et en écho au concert mondialisé des nations et nationalités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour remédier au décrochage inquiétant de l'Education nationale et de l'Université ainsi qu'à la désocialisation correspondante de nombreux jeunes, le triptyque compétences-savoirs-cultures semble en résumé le trio gagnant d'une politique éducative refondée. Par la mise en système et l'articulation de ces paramètres, il est possible de réduire la gestion utilitariste du capital humain. Et de réhabiliter la citoyenneté dans ses diverses composantes, au service d'un développement plus équilibré et d'une authentique politique de civilisation&lt;a style="mso-footnote-id: ftn6" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftn6" name="_ftnref6"&gt;[6]&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; P. Clément, G. Dreux, C Laval, F. Vergne, &lt;em&gt;La nouvelle école capitaliste&lt;/em&gt; La Découverte, 2011&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.univ-irem.fr/"&gt;www.univ-irem.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn3" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Yves Citton, &lt;em&gt;L'avenir des humanités -économie de la connaissance ou culture de l'interprétation? -(&lt;/em&gt;La Découverte, p. 8-177-178&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn4" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt; Voir les travaux de Gaston Bachelard, précurseur de l'épistémologie moderne&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn5" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref5" name="_ftn5"&gt;[5]&lt;/a&gt; Alain Touraine, U&lt;em&gt;n nouveau paradigme (pour comprendre le monde d'aujourd'hui) &lt;/em&gt;(Fayard, 2005) &lt;em&gt;Penser autrement&lt;/em&gt; (Fayard, 2007)&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn6" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=3662157586274466935#_ftnref6" name="_ftn6"&gt;[6]&lt;/a&gt; Edgar Morin, &lt;em&gt;Pour une politique de civilisation&lt;/em&gt; (Diffusion Seuil, 2008)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-3980439837943718365?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/3980439837943718365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=3980439837943718365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3980439837943718365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3980439837943718365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/le-triptyque-dune-politique-educative.html' title='Le triptyque d&apos;une politique éducative refondée par Martine Boudet'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4660739604968548954</id><published>2011-11-11T13:12:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T13:32:00.018-08:00</updated><title type='text'>Le nouvel âge de l'école par Claude Caro</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LE NOUVEL AGE DE L'ECOLE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Présentation de la soirée du 27 Septembre 2011 par Caro Claude. Compte rendu amendé par les remarques des participants.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les transformations des systèmes éducatifs ne sont guère compréhensibles si on les isole des&lt;br /&gt;évolutions économiques, sociales, politiques de ces 60 dernières années.&lt;br /&gt;Les inscrire dans les mouvements d'ensemble d'une société de plus en plus marquée par les&lt;br /&gt;contraintes de la mondialisation orientée par le capitalisme, marquée par la financiarisation, la quête du taux de profit maximum, la mise en oeuvre des politiques néolibérales, c'est se donner les moyens de comprendre le changement de forme de l'école, les nouvelles normes qui la régissent, le nouvel âge de l'école.&lt;br /&gt;Les systèmes d'enseignement connaissent une mutation progressive (une transformation&lt;br /&gt;silencieuse), qui obéit à un nouveau modèle.&lt;br /&gt;Ce modèle combine deux aspects complémentaires :&lt;br /&gt;- l'incorporation économique qui les transforme en vastes réseaux d'entreprises de formation de&lt;br /&gt;« capital humain ».&lt;br /&gt;- la compétition sociale généralisée, qui devient le mode de gestion du système lui même.&lt;br /&gt;Cette subordination ( qui n'est pas nouvelle, mais qui est aujourd'hui conceptualisée), accrue au&lt;br /&gt;marché du travail, au financement privé et à une compétition sociale plus intense entre classes et&lt;br /&gt;groupes sociaux fait de l'école un espace où se déploie de multiples manières, la norme sociale&lt;br /&gt;propre au capitalisme contemporain (tel qu'il s'est imposé depuis le début des années 80 et le néo-libéralisme).&lt;br /&gt;Ce que nous voudrions montrer, c'est que :&lt;br /&gt;- les changements en profondeur du fonctionnement et des finalités de l'institution sont en rapport avec les dégradations des conditions faites aux enseignants, aux chercheurs, aux élèves, aux étudiants.&lt;br /&gt;- Ces rapports réciproques, ces transformations visent à modifier les rôles des savoirs, les accès aux connaissances.&lt;br /&gt;Le grand changement actuel est justement marqué par la disparition de l'autonomie scolaire aussi bien dans son fonctionnement que dans les contenus d'enseignement. Dans le nouveau modèle, l'école ne prétend plus dispenser des savoirs « gratuits ». elle se refuse à engager les individus dans le pari de la culture et des connaissances qui pourraient se révéler « non payantes ». Elle s'aligne de plus en plus explicitement et ouvertement sur les formes et les contenus répondant aux exigences de « la nouvelle économie », c'est à dire du capitalisme contemporain. L'école est désormais sommée de se rendre utile économiquement.&lt;br /&gt;Cette réalité est radicalement nouvelle. L'institution scolaire abandonne aujourd'hui toute capacité à défendre et valoriser des savoirs, des connaissances, une culture qui vaudraient pour eux mêmes.&lt;br /&gt;Ces changements sont systématiques et rapides. Leur accélération est rendue nécessaire par la conjugaison de la crise née de l'accumulation et de la valorisation du capital avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication.&lt;br /&gt;Mais aucun changement d'une telle ampleur ne serait possible sans « la construction d'un&lt;br /&gt;discours du changement » qui, parce qu'il est hétéroclite, confus, abstrait et parfois contradictoire est capable de mobiliser des formes variées, à l'intérieur et au dehors des institutions scolaires et universitaires.&lt;br /&gt;Recomposer les systèmes scolaires pour les adapter aux nouvelles conditions de l'accumulation mondiale du capital, tel est son credo. Les institutions se transforment et s'adaptent par l'effet d'une rationalité générale qui se présente, à un moment donné, comme un ensemble d'énoncés, d'évidences et de dispositifs nécessaires.&lt;br /&gt;Ces institutions se modifient par les pratiques de leurs agents qui obéissent&lt;br /&gt;- aux normes nouvelles, contraints ou soumis.&lt;br /&gt;- Aux injonctions hiérarchiques : atteindre des objectifs quantifiés, fixés par « le haut »&lt;br /&gt;Le néolibéralisme est aujourd'hui cette logique générale qui impose partout, y compris dans les&lt;br /&gt;sphères à priori les plus éloignées du coeur de l'accumulation de capital, un système normatif de&lt;br /&gt;conduites et de pensées. Les contraintes du capitalisme néolibéral ( qui avaient été desserrées de 1945 à 1980) sont progressivement introduites dans le fonctionnement des systèmes éducatifs au moyen de normes institutionnelles dont « les réformes » sont porteuses, surtout la recherche de performances.&lt;br /&gt;L'institution scolaire et universitaire, au même titre que l'hôpital, les services de l'emploi ou la police connaît ainsi une transformation de type managérial qui vise à augmenter « sa productivité », sous la contrainte de la diminution des prélèvements obligatoires ( de la nécessité de financer directement le capital en crise) dans un contexte de concurrence mondialisée entre capitaux.&lt;br /&gt;Le nouveau capitalisme a développé de nouvelles formes de concurrence dans la production et la&lt;br /&gt;consommation. Ces formes, centrées sur l'innovation modifient l'organisation autour des entreprises et supposent l'organisation de services privés (transports banques, communication, loisirs, distribution, formation...) et de services publics fonctionnant selon les mêmes critères. D'où :&lt;br /&gt;- nouvelles compétences, nouvelles conditions de vie quotidienne, nouveaux modes de&lt;br /&gt;consommation.&lt;br /&gt;- Financiarisation de la vie quotidienne, packaging produits services, usage intensif des NTIC&lt;br /&gt;Cette exigence marchande dans laquelle nous baignons entraîne des modifications subjectives et&lt;br /&gt;sociales :&lt;br /&gt;- réactivité immédiate&lt;br /&gt;- vitesse d'exécution des taches&lt;br /&gt;- responsabilisation individuelle&lt;br /&gt;- exigence de plus de performances : impératif de résultats à atteindre, ces résultats étant&lt;br /&gt;mesurés hors de tout contexte.&lt;br /&gt;Ce nouveau monde du travail et de la consommation impose de nouvelles conditions au monde éducatif. L'insécurité sociale caractérise un monde économique qui reconnaît de moins en moins les connaissances solides, durables, correspondant à des fonctions fixes et des personnalités stables. C'est un nouveau régime salarial qui s'instaure et qui impose sa norme au monde de l'éducation : former des individus adaptables et des personnalité fluides.&lt;br /&gt;Le terme « flexibilité » renvoie aussi aux subjectivités requises pour répondre aux exigences de la nouvelle économie. La compétition scolaire et le recentrage de l'école sur la norme sociale de l'employabilité n'échappent pas à la contradiction. La logique de marché qui se diffuse partout y compris dans le champ de l'éducation engendre inquiétudes, angoisses, désillusions chez les élèves et leurs familles. Cette logique de concurrence nous affecte tous, mais plus encore les milieux populaires plongés dans la désespérance. Le nombre des « perdants relatifs » s'accroît proportionnellement à l'intensité de la compétition pour les bonnes places.&lt;br /&gt;Cette nouvelle école voulue par le capitalisme n'est pourtant pas efficace. Les résultats scolaires sont en régression. Les inégalités sociales dans l'accès aux savoirs s'accroissent.&lt;br /&gt;les « réformes » d'organisation, l'introduction du management style entreprise, la baisse&lt;br /&gt;systématique du nombre de personnels censée mettre sous tension le système et rendre manifeste son « inefficacité», tout cela apparaît de plus en plus comme un sabotage de l'école publique préparant sa privatisation.&lt;br /&gt;La mise en concurrence des établissements diminue l'efficacité globale du système scolaire. Elle&lt;br /&gt;aggrave la ségrégation spatiale, elle même liée aux mutations sociales. L'instillation de dispositifs de pouvoir fondés sur la méfiance, la surveillance, la pression continue et la culpabilisation, cassent l'efficacité de l'enseignement.&lt;br /&gt;« le sens pratique du métier », composition de valeurs communes et d'expériences accumulées est systématiquement sapé par une logique gestionnaire qui dépossède les praticiens de leurs savoirs, dévalorise leurs pratiques, leur impose des discours et des formes d'organisation sans aucune pertinence dans les domaines de la pédagogie, de la culture, du savoir savant.&lt;br /&gt;Comment ne pas comprendre la démoralisation des enseignants et la résistance (désespérée&lt;br /&gt;pour l'instant) un peu individuelle et trop peu collective ?&lt;br /&gt;« La logique des compétences » à évaluer avec l'extension à tous les niveaux du « livret personnel des compétences », au lieu et place d'une mise en oeuvre des capacités à développer, commence malgré tout à être perçu avec les risques que « ces compétences « ainsi mesurées se substituent aux savoirs. La finalité émancipatrice des savoirs est remplacée par la très prosaïque « vente de soi sur le marché du travail ». La violence symbolique d'une telle substitution commence à faire des ravages et engendre des résistances d'un nouveau genre.&lt;br /&gt;C'est le coeur du métier d'enseignant qui est touché. L'inédit de la période tient à ce que, pour continuer à enseigner selon des critères classiques d'évaluation et de validation des connaissances, de valeurs culturelles des oeuvres, les enseignants sont conduits à ruser, mentir, dissimuler. Les contraintes managériales qui s'imposent aux pratiques pédagogiques défont l'union qui existait entre « néo libéraux » et « pédagogues ».&lt;br /&gt;Ici, remarquons en réponse à une question :&lt;br /&gt;Si l'école devient de plus en plus « capitaliste», ce n'est pas uniquement par sa soumission à des&lt;br /&gt;impératifs économiques qui lui seraient extérieurs ce qui était le cas avant, ce n'est pas non plus du fait de la constitution dans le domaine de l'éducation d'un espace de plus en plus large occupé par les entreprises privées fournisseuses de marchandises scolaires, para ou péri scolaires, de la&lt;br /&gt;marchandisation, c'est le fait que l'école, dans son organisation, son fonctionnement, ses modes&lt;br /&gt;de régulation, s'ordonne à la logique abstraite de la valeur et que la norme sociale qui s'y&lt;br /&gt;déploie dote la connaissance d'une forme nouvelle.&lt;br /&gt;L'école toute entière obéit à une tendance qui la conduit à se transformer en un vaste réseau&lt;br /&gt;d'entreprises hybrides, public/privé, chargées de produire à moindre coût les « compétences »&lt;br /&gt;destinées à faire fonctionner l'économie de la connaissance. Cette transformation est l'effet de l'action de l'état sur lui même.&lt;br /&gt;Séparer le travailleur de ses propres conditions de travail, lui interdire la maîtrise, l'initiative et&lt;br /&gt;l'indépendance dans l'exercice de son métier pour le soumettre plus encore au processus de&lt;br /&gt;valorisation, avec les conséquences que l'on connaît, par exemple à France Télécom, l'ANPE, la&lt;br /&gt;police... L'extension aux services publics ( dont l'éducation), des critères de gestion appliqués dans le privé débouchent par exemple chez les enseignants sur la dépossession de la marge de manoeuvre pédagogique qui leur était concédée, et aujourd'hui contrainte par les directives visant au formatage des esprits.&lt;br /&gt;Ainsi, avec la dévaluation des professions intellectuelles, la baisse relative et même absolue&lt;br /&gt;des revenus, la destruction de la formation professionnelle, la division accrue entre praticiens&lt;br /&gt;et managers, la division organisée entre enseignants et scientifiques, la prolétarisation est un&lt;br /&gt;processus bien engagé.&lt;br /&gt;Quelles conséquences et quelles luttes ?&lt;br /&gt;La résistance culturelle contre la marchandisation doit être soutenue. Mais la résistance aux dispositifs techniques et organisationnels qui visent à discipliner, formater les travailleurs cognitifs, la résistance à la mise en concurrence, à l'individualisation de leur carrière, à l'objectivation de leur activité, à la destruction systématique des collectifs de travail comme des valeurs communes (fraternité, tolérance...), à la déqualification et la paupérisation doit aussi s'intensifier, car :&lt;br /&gt;« - si la formation aux compétences, ça ne marche pas,&lt;br /&gt;- si la formation aux savoirs faire est en ruines, pourquoi résister à ce quelque chose qui ne&lt;br /&gt;marche pas ?&lt;br /&gt;- si les dégâts sont tels qu'ils obèrent l'avenir, ce n'est pas seulement résister qu'il&lt;br /&gt;convient de dire mais réinventer ! » suggère un participant.&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;Il est vrai ici aussi que RESISTER C'EST CREER&lt;br /&gt;Entre défendre, se défendre et être à l'offensive, la passe est étroite.&lt;br /&gt;Oui, l'idéal républicain et laïque mérite d'être défendu.&lt;br /&gt;Mais, ni l 'école sanctuaire, ni le respect fétichiste des frontières disciplinaires, ni la protection des savoirs des souillures du réel ne méritent notre soutien.&lt;br /&gt;Penser l'école à venir, c'est penser le monde dans lequel elle se tient.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;l'Université est dans le monde qu'elle tente de penser. C'est sur cette frontière qu'elle doit&lt;br /&gt;négocier et organiser sa résistance ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Sur cette pensée de Derrida en 2001, nous pouvons ouvrir notre réflexion.&lt;br /&gt;COMMENT PASSER D'UNE ECOLE TRANSFORMEE PAR LE SYSTEME&lt;br /&gt;CAPITALISTE AVEC TOUTES LES CONSEQUENCES QUE NOUS VIVONS,&lt;br /&gt;A UNE ECOLE QUI MODIFIE LES CONDITIONS D'APPROPRIATION DES SAVOIRS&lt;br /&gt;POUR TRANSFORMER LA SOCIETE, VIA LES INDIVIDUALITES ?&lt;br /&gt;Réinventer l'école.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« L'école est devenue la chambre d'écho des problèmes moraux, la caisse de résonance des&lt;br /&gt;questions sociales, l'amplificateur des transformations silencieuses qui s'accomplissent dans les&lt;br /&gt;maisons ou derrière les écrans de télé ou d'ordinateur. Autorité contestée, tyrannie de&lt;br /&gt;l'immédiateté, hyperactivité, ennui, apathie, décrochages ou phobie scolaire, querelles mémorielles, incivilités et désenchantement face à une société où piston et relations semblent compter davantage que les parcours exemplaires d'enfants sages ».&lt;/em&gt; Le sentiment d'appartenance à un projet qui transcende les individualités s'est évaporé. Le sens du « nous » s'est dispersé. Comment l'école peut elle, dès lors, fédérer une collectivité à l'ère de l'individualisme intégral promu au rang de valeur suprême ?&lt;br /&gt;La famille a cessé d'être l'alliée naturelle de l'école : la cellule structurante de l'enfant elle même&lt;br /&gt;déstructurée ou en structuration incontrôlée, se décharge souvent de sa fonction éducative sur&lt;br /&gt;l'institution scolaire privée des moyens de l'assumer.&lt;br /&gt;L'humanisme qui fondait la civilisation européenne résiste mal aux charges du néo libéralisme qui encourage la pulsion d'achat, le tout tout de suite, le zapping, sans que l'accès soit soumis à la&lt;br /&gt;moindre résistance à vaincre, les exemples venant de haut. L'autorité est en crise parce qu'elle n'est plus soutenue par une promesse sociale partagée.&lt;br /&gt;Or, l'école n'a pas d'autre moyen que l'autorité, que nous distinguons de l'autoritarisme,&lt;br /&gt;pour élever les jeunes humains en formation. Les enseignants sont là au nom d'une collectivité qui ne reconnaît pas le rôle qu'ils exercent. L'école, d'institution devient service de plus en plus privatisé. Dans la situation inédite qui nous impose de dépasser le clivage entre ceux qui chargent l'école de transmettre une somme de savoirs techniques garantissant à terme, « l'employabilité du sujet », et ceux pour qui l'école a une vocation culturelle qui dépasse la somme des compétences techniques qu'elle permet d'acquérir, que peut signifier dépasser ?&lt;br /&gt;Dépasser : apprendre à penser !&lt;br /&gt;A l'ère planétaire, notre implication peut et doit se manifester pour, selon Edgar Morin dans&lt;br /&gt;une triple réforme simultanée :&lt;br /&gt;– réforme du mode de connaissances&lt;br /&gt;– réforme de la pensée&lt;br /&gt;– réforme de l'enseignement.&lt;br /&gt;- par une critique en actes des transformations silencieuses auxquelles est soumise l'école.&lt;br /&gt;- Par une refonte transdisciplinaire des programmes, des méthodes prenant appui sur une&lt;br /&gt;transformation sociale effective, qui, non seulement financerait le fonctionnement de l'école&lt;br /&gt;publique, laïque et obligatoire de 2 à 18 ans, aussi bien en postes de professionnels qualifiés,&lt;br /&gt;mais leur assignerait l'objectif de former des sujets pensants et stratèges.&lt;br /&gt;S'il n'y a pas de chemin tout tracé, la méthode : expérience-méthode-essai, nous semble la bonne&lt;br /&gt;stratégie pour la connaissance et l'action sur un chemin qui s'invente.&lt;br /&gt;De même que la pensée de Gaston Bachelard :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Toute découverte véritable détermine une nouvelle méthode et doit, par conséquent ruiner la méthode antérieure »&lt;/em&gt; ne peut que nous inviter à inventer sans nostalgie, l'école d'autres temps à ce jour inconnus.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A Carcassonne le 30 Septembre 2011,&lt;br /&gt;Caro Claude&lt;br /&gt;La prochaine cession de l'Université populaire de l'Ouest Audois aura lieu le Mardi 18 Octobre,&lt;br /&gt;avec pour thème général : « La transition » dont nous verrons quelques déclinaisons possibles&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4660739604968548954?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4660739604968548954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4660739604968548954' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4660739604968548954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4660739604968548954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/le-nouvel-age-de-lecole-par-claude-caro.html' title='Le nouvel âge de l&apos;école par Claude Caro'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-958220366410590125</id><published>2011-11-11T13:02:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T13:12:35.251-08:00</updated><title type='text'>Frontières et métamorphoses par Claude Caro</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;COLLOQUE 2011 : FRONTIERES ET METAMORPHOSES&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quels enjeux ?&lt;br /&gt;Si les frontières prises dans leur sens le plus général,&lt;br /&gt;- séparent l’intérieur de l’extérieur, elles participent, ce faisant de la construction et de l’intérieur et de l’extérieur,&lt;br /&gt;- elles relient, médiatisent, diffusent, percolent.&lt;br /&gt;Si les métamorphoses, les transformations silencieuses qui s’opèrent à la fois dans l’extérieur comme dans l’intérieur, modifient l’un et l’autre, opèrent un dépassement de l’actuel qu’elles contiennent virtuellement.&lt;br /&gt;Si le « et » relie, médiatise praxis et poièsis, répétition et création, identité abstraite et différences concrètes, discours et parole, ce « et » associatif qui lie les deux concepts, ce troisième terme est là pour nous contraindre à penser autrement et à nous interroger :&lt;br /&gt;Si les frontières séparent, départagent, enferment des parties du réel comme notre mode de rationalité cartésien voudrait nous l’inculquer,&lt;br /&gt;Si ce réel se métamorphose, c'est-à-dire se transforme à l’intérieur des formes antérieures pour donner de nouvelles formes déjà formées par la métamorphose, cela ne nous dit pas ce qui pousse à ces transformations ni le rôle que les frontières ainsi dépassées jouent dans la création des nouvelles formes.&lt;br /&gt;On comprendra toute l’actualité de ce que nous visons aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation capitaliste, mais aussi au moment où l’interdisciplinarité devient la voie de compréhension indispensable à chaque science particulière comme au dialogue des cultures, en même temps que se présente à nous une nouvelle tâche cruciale : penser à neuf la personnalité comme nous y invite Lucien Sève dans « L’homme ».&lt;br /&gt;Peut-on imaginer que, dans d’autres circonstances, d’autres situations, les frontières, les limites, puissent jouer un rôle semblable aussi bien pour ce qui concerne les questions de « notre vivre ensemble » que ce qui touche à l’anthropologie ?&lt;br /&gt;Et, dans le même temps, est-ce que ces frontières formatrices de notre réel ne sont pas nécessaires à « une maîtrise de ce réel », par nous humains ?&lt;br /&gt;Est-ce que poser cette recherche ainsi n’aboutit pas à un dépassement de la philosophie devenant ainsi anthropologie ?&lt;br /&gt;Par anthropologie, nous entendons : ce qui détermine « l’homme », le crée en tant qu’être total (faber, sapiens, ludens, ridens…) ce qui ouvre la voie de la liberté.&lt;br /&gt;Par déterminations, nous entendons : besoins, manque, désirs, raison et cohérence, déraison, imaginaire, irrationnel, finitude, inquiétude, angoisse.&lt;br /&gt;Par dépassement nous entendons ce qui permet de surmonter ces contradictions, d’intégrer l’irrationnel apparent à une raison dégagée de son unilatéralité abstraite et des confusions avec l’entendement, de montrer que l’action, le travail, la connaissance peuvent être mis au service du besoin et du désir pour les changer en puissances concrètes.&lt;br /&gt;Ces scissions, ces écarts, ces « frontières » entre réel et vrai, entre infini et finitude, entre désir et satisfaction, entre « l’homme philosophique et l’homme pratique » ne peuvent-ils devenir dépassés si nous dialectisons leurs relations ?&lt;br /&gt;Ce dépassement ne substitue pas à la contradiction, une cohérence complète ou une réconciliation du rationnel et du réel, mais n’introduit-il pas une médiation et une action dans un mouvement dialectique à l’intérieur de la praxis, soit la poièsis ?&lt;br /&gt;Au plan social ou sociétal, cette contestation de la quotidienneté (insupportable, intolérable, inadmissible) portée par des groupes divers ne pourrait-elle pas nier ce quotidien s’il y avait convergence ?&lt;br /&gt;Or, nous constatons une non convergence :&lt;br /&gt;- inégal développement&lt;br /&gt;- phénomènes de destruction, déstructuration, et autodestruction&lt;br /&gt;- formes et systèmes ont tendance à se fermer, se consolider, s’enfermer à l’intérieur de frontières, se dissolvent ou éclatent indépendamment les uns des autres en s’autonomisant.&lt;br /&gt;Mondialement les rythmes de développement des sociétés sont multiples, ce qui contredit les tendances unificatrices, mondialisantes du Capital, préoccupé par sa quête du taux de profit maximum, sa profitabilité la plus rapide et élevée possible.&lt;br /&gt;Ainsi se produisent en permanence les phénomènes de destruction, déstructuration, autodestruction.&lt;br /&gt;Formes et systèmes se ferment, se consolident, se dissolvent, éclatent, s’autonomisent ou s’érigent au gré des volatilités, des passions.&lt;br /&gt;Le temps donne naissance à la succession des formes et de leurs connexions : à la métamorphose.&lt;br /&gt;Dans ces mutations, ces modifications déposent « des résidus » non intégrés, non intégrables, irréductibles, qui ne veulent pas le pouvoir, qui nient le monde tel qu’il fonctionne, exigent leur reconnaissance en tant que tels.&lt;br /&gt;Les frontières deviennent à la fois un obstacle et une garantie : un obstacle à la libéralisation du capital comme au déracinement et une garantie de reconnaissance comme d’humanisation internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, que chacun reprenne la dignité et la force, sa liberté, et la métamorphose du monde sera conquise, l’accouchement pourra avoir lieu pour peu que nous nous situions correctement à la connexion entre identification : « le même et l’autre », aliénation « l’externe et l’interne », l’autonomie « le déterminé et le libre ».&lt;br /&gt;L’appropriation perpétuellement renouvelée, amoureuse, créatrice d’une vérité : la transition est à penser au nœud des connaissances parcellaires, capable de programmer en ce sens une recherche et d’apporter des solutions concrètes à tel ou tel problème partiel, mais sans être en mesure de proposer autre chose qu’une ouverture, un chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan de la formation de la personnalité :&lt;br /&gt;« Deviens ce que tu es ! » « Prescris le possible et le décèle dans le réel sous forme de traces, de germes, de résidus ».&lt;br /&gt;Au plan scientifique :&lt;br /&gt;Dans un univers approximatif et relatif, le réel déborde toujours des entités, des concepts dans lesquels nous avons tendance à le penser.&lt;br /&gt;Ce débordement permanent, cette négation constante à l’œuvre, est d’abord dû à l’approximation et à la relativité des limites conceptuelles qui sont les nôtres, (nos frontières mentales)&lt;br /&gt;L’univers est infini, négation du fini.&lt;br /&gt;Les limites sont inexactes.&lt;br /&gt;Saisir le réel, saisir tout concept, c’est saisir leur dépassement, leur débordement des frontières dans lesquelles notre mode de penser prétend les enfermer.&lt;br /&gt;Notre univers n’est : ni déterminé causalement,&lt;br /&gt;ni déterminé par une fin,&lt;br /&gt;ni indéterminé.&lt;br /&gt;Nous, humains occupons ce site, entre être et néant, matière et esprit, entre soi et pour soi.&lt;br /&gt;Faire exister cette résistance entre déterminé et indéterminé, cette conscience des moments, des transitions, du passage, nous fait exister en même temps dans des situations, par des actes conscients, inventifs, créateurs.&lt;br /&gt;Cette double détermination du « moment » dans le devenir et dans l’actuel entre métamorphoses et frontières, dans cette transition, va motiver notre réflexion, nos démarches, nos actes et nos actions en termes de dépassement dont le sens est aussi double :&lt;br /&gt;- « garder, conserver » et,&lt;br /&gt;- en même temps « faire cesse, abolir, mettre fin à, supprimer »,&lt;br /&gt;- Comme en termes de devenir :&lt;br /&gt;- « moment d’incertitude, moment d’ouverture ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passe-t-il dans « la métamorphose, cette « boite noire » que nous ne déchiffrons qu’après l’accident ?&lt;br /&gt;Si nous considérions ce qui se passe et passe comme un système dynamique non-linéaire, quel éclairage du réel cela nous donnerait-il ?&lt;br /&gt;En quoi ce déchiffrement de « la boite noire » pourrait-il expliquer le dépassement nécessaire des frontières ?&lt;br /&gt;On le voit, le champ ouvert par la relation entre frontières et métamorphoses se révèle porteur d’interrogations dont les réponses sont d’une grande actualité :&lt;br /&gt;- le fait que le Capital ait étendu son emprise au monde entier, parvenant à se jouer des frontières humaines tout en se métamorphosant en permanence ne nécessite-t-il pas que les peuples qui eux vivent sur des territoires circonscrits dans des frontières, reprennent la main sur cette mondialisation capitaliste ?&lt;br /&gt;- le fait qu’existent des disciplines spécialisées, attachées à la connaissance des divers aspects du réel en métamorphose permanente, n’impose-t-il pas des procédures elles mêmes en métamorphose incessantes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme de nos rencontres, sans doute n’aurons-nous pas épuisé le sujet. Au moins aurons-nous tenté de poser les éléments de nos réflexions à venir.&lt;br /&gt;C’est pourquoi, comme co-animateur de l’Université Populaire de l’Ouest Audois, permettez-moi de vous inviter à suivre nos travaux tout au long de l’année qui vient et à vous inscrire si ce n’est déjà fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Carcassonne le 30 Juin C Caro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-958220366410590125?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/958220366410590125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=958220366410590125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/958220366410590125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/958220366410590125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/frontieres-et-metamorphoses-par-claude.html' title='Frontières et métamorphoses par Claude Caro'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2414122951522959135</id><published>2011-11-11T12:50:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T13:01:44.238-08:00</updated><title type='text'>Réinventer l'amour par Claude Caro</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;REINVENTER L’AMOUR, une autre manière de résister !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;L’amour est à réinventer, on le sait&lt;/em&gt; » nous dit Arthur Rimbaud dans « &lt;em&gt;Une saison en enfer&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour menacé de toutes parts, doit être défendu.&lt;br /&gt;Cette défense de l’amour, cette résistance à « l’air du temps » qui voudrait que nous puissions avoir « l’amour sans le hasard » comme « l’amour sans le risque », cette résistance doit devenir un engagement contre la menace sécuritaire et cette idée que l’amour ne serait « qu’une variante de l’hédonisme généralisé, une variante des figures de la jouissance ».&lt;br /&gt;Animer cette résistance peut aussi animer « l’esprit de résistance à… » pour nous aider à ce que notre humanité se tienne debout et reconnaisse que l’expérience authentique de l’amour est tissée à la reconnaissance de l’altérité de l’autre.&lt;br /&gt;Nous ne pouvons pas faire l’économie de la passion : réinventer l’amour, réinventer le risque et l’aventure pour renouveler le renouvellement du monde, voilà notre horizon !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Oui, en amour aussi, « résister c’est créer, créer c’est résister » !&lt;br /&gt;Résister à l’obscénité marchande comme à la débandade politique de ceux qui se veulent porteurs d’idéaux de transformation sociale et qui refusent d’assumer les conséquences de ce positionnement, qui ignorent le respect et sa logique.&lt;br /&gt;Résister et défendre l’amour dans ce qu’il a de transgressif et d’hétérogène à la loi, pour ouvrir à la différence, à ce qui implique, c'est-à-dire que le collectif doit être capable d’être celui du monde entier. Faire de l’amour un des points d’expérience individuelle d’appartenance à la communauté humaine.&lt;br /&gt;Résister au culte identitaire de la répétition et lui opposer l’amour de ce qui diffère, est unique, ne répète rien, est erratique et étranger.&lt;br /&gt;Réinventer l’amour n’est ce pas participer à la résistance des résidus, tout ce qui n’est pas intégrable, tout ce qui ronge, détruit du dedans, défait à la manière des « mauvaises herbes » les pierres des murs en les disjoignant jusqu’à faciliter leur écroulement sous la poussée ?&lt;br /&gt;Réinventer l’amour, n’est-ce pas le métamorphoser, lui donner force, dignité, liberté ?&lt;br /&gt;Réinventer l’amour, pour l’aider à devenir plus poiètique, à partir de la rencontre/évènement, ferment d’une réappropriation de soi, par l’autre que soi.&lt;br /&gt;Affirmer haut et fort que l’amour, modalité de la présence à soi, à l’autre, aux autres, au monde, peut devenir une perpétuelle création de joie, de plaisir, sans nier la douleur et le déchirement, rendus sensibles.&lt;br /&gt;L’amour ne distingue les frontières que pour mieux les franchir puisqu’il pose des regards réciproques entre personnes qui cherchent leur accord, leur intime compréhension, au-delà de leurs individualités.&lt;br /&gt;Contre la cybernétique déshumanisante, poiètiser la vie, ne faut-il pas redonner au désir, à la subjectivité leur pouvoir d’humanité ?&lt;br /&gt;Réinventer l’amour, l’art, par la créativité, le style, la maîtrise du quotidien et sa métamorphose, tel devrait devenir le programme d’actions contre l’analogon qui dévalorise toute chose, qui fait que tout vaut, tout se vaut.&lt;br /&gt;Résistance et amour se correspondent.&lt;br /&gt;Aimer, c’est être aux prises, au-delà de toute solitude, avec tout ce que, du monde, nous pouvons assumer l’existence.&lt;br /&gt;Aimer c’est vouloir vivre en artiste, en créateur : c’est entendre André Breton : « réduire l’art à sa plus simple expression qui est l’amour » et c’est transformer le mot d’ordre d’Arthur Rimbaud : « réinventer l’amour » par un geste existentiel, un geste politique et artistique.&lt;br /&gt;Aimer c’est penser l’évènement constitué par la rencontre pour ouvrir sur un devenir à construire peut être laborieusement dans la durée, avec obstination, afin de lutter contre la séparation, la transformation silencieuse qu’opère la vie qui tend à éroder l’amour.&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; L’amour est une pensée&lt;/em&gt; » nous dit Pessoa, reliée au corps qui nous relie à la communauté, au collectif, à l’ensemble, à l’en commun.&lt;br /&gt;Si la politique est « une procédure de vérité », c'est-à-dire une procédure visant à vérifier ce dont le collectif est capable d’invention de ce qui lui est hétérogène (l’égalité, la fraternité..) dès qu’il est réuni, organisé, pensant et décidant, de même l’amour doit vérifier que, à deux, peut s’assumer la différence, la rendre créatrice, capable de maintenir, tout au long de la vie si possible, sa déclaration initiale évènementielle apte à aider à surmonter les difficultés internes crées par le jeu créateur de la différence, aider à dépasser les drames immanents aux pulsions d’identité.&lt;br /&gt;Si l’amour est en capacité de créer des rencontres amoureuses, par delà les identités diverses, doit-il et peut-il pour autant, de ce seul fait ouvrir l’accès à une fraternité, une égalité sociale et politique : nous ne le pensons pas car la politique obéit à des procédures visant à désigner « un adversaire, une opposition, un ennemi ».&lt;br /&gt;L’amour, en ce qu’il est universel, est en amont de l’humanité de l’humain.&lt;br /&gt;Cette puissance universelle de l’amour est pour nous la possibilité de faire une expérience positive, affirmative et créatrice à la fois de la différence et du commun : « les formes à venir de la politique d‘émancipation devront s’inscrire dans une résurrection, une relève, l’idée d’un monde délivré des appétits de la quête du taux de profit maximum, l’idée d’un monde de l’association libre et de l’égalité. Il est vrai que l’amour comme toute procédure de vérité est essentiellement désintéressé : sa valeur ne réside qu’en lui-même, et cette valeur est au-delà des intérêts immédiats des deux individus qui y sont engagés ».&lt;br /&gt;Sans doute, « mais n’est-ce pas une utopie ? ».&lt;br /&gt;La société du commun à laquelle nous aspirons peut-elle porter de nouvelles conditions de possibilité de mieux vivre d’amour et l’amour ? Mais il serait abusif de confondre l’aspiration à l’amour et l’aspiration à une société fraternelle.&lt;br /&gt;Ce que le mouvement surréaliste de réinvention de l’amour visait, à savoir : un geste artistique, un geste existentiel, un geste politique, indissociablement liés, cette exaltation de « l’amour fou » comme puissance évènementielle hors la loi, si cette visée rejoint notre idée de l’amour, il lui manque l’inscription de la durée, de l’éternité conçue comme une suite d’instants à reconduire avec persévérance, une reconduction incessante de la scène du deux.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Distants, encore que ne cessant de peser l’un sur l’autre, mènerons-nous nos âmes en travail&lt;/em&gt; », Paul Claudel dans « &lt;em&gt;Partage de midi&lt;/em&gt; ». L’amour véritable nous aide à franchir un point d’impossibilité. Ce franchissement d’une impossibilité est au commencement de l’amour.&lt;br /&gt;Réinventer l’amour, c’est donc passer de la transcendance respectée à l’immanence vécue. Dans l’amour tel que nous tentons de le promouvoir, l’amour devient une tentative d’aborder l’être de l’autre ». « &lt;em&gt;Si, dans le sexe, l’autre vous sert à découvrir le réel de la jouissance, dans l’amour, la médiation de l’autre vaut pour elle-même. C’est cela, la rencontre amoureuse : vous partez à l’assaut de l’autre, afin de le faire exister, tel qu’il est&lt;/em&gt; », avec respect.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Alors que le désir s’adresse dans l’autre au corps de l’autre, l’amour s’adresse à l’être même de l’autre, à l’autre tel qu’il a surgi, tout armé de son être, dans ma vie ainsi rompue et recomposée ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Nous sommes corps à corps nous sommes terre à terre&lt;br /&gt;Nous naissons de partout nous sommes sans limites »,&lt;/em&gt; nous dit P Eluard : Notre mouvement,&lt;br /&gt;Qui ajoute dans « &lt;em&gt;Ordre et désordre de l’amour&lt;/em&gt; » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;em&gt;Je citerai pour commencer les éléments&lt;br /&gt;Ta voix tes yeux tes mains tes lèvres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sur terre y serais-je&lt;br /&gt;Si tu n’y étais aussi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce bain qui fait face&lt;br /&gt;A la mer à l’eau douce&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce bain que la flamme&lt;br /&gt;A construit dans nos yeux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bain de larmes heureuses&lt;br /&gt;Dans lequel je suis entré&lt;br /&gt;Par la vertu de tes mains&lt;br /&gt;Par la grâce de tes lèvres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce premier état humain&lt;br /&gt;Comme une prairie naissante&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nos silences nos paroles&lt;br /&gt;La lumière qui s’en va&lt;br /&gt;La lumière qui revient&lt;br /&gt;L’aube et le soir nous font rire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cœur de notre corps&lt;br /&gt;Tout fleurit et mûrit&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sur la paille de ta vie&lt;br /&gt;Où je couche mes vieux os&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où je finis ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Le centre du monde est partout et chez nous.&lt;br /&gt;Si donc l’amour devient une construction de vérité, à savoir : qu’est ce que le monde examiné, pratiqué, vécu à partir de la différence et non à partir de l’identité ?&lt;br /&gt;L’amour devient ainsi un projet, incluant naturellement le désir sexuel et ses épreuves, l’enfant, et mille autre choses, à partir du moment où il s’agit de vivre une épreuve du point de vue de la différence, ce qui n’est pas une expérience de la différence. En effet, la rencontre n’est pas une expérience, c’est un évènement qui reste totalement opaque et n’a de réalité que dans les conséquences multiformes à l’intérieur du monde réel.&lt;br /&gt;L’amour est une proposition existentielle : construire un monde d’un point de vue décentré au simple regard de ma pulsion de survie. Assister à la naissance du monde au travers du prisme du deux, de la différence, comme la naissance d’un enfant peut l’être dans l’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Nous n’irons pas au but un par un mais par deux&lt;br /&gt;Nous connaissant par deux nous nous connaîtrons tous&lt;br /&gt;Nous nous aimerons tous et nos enfants riront&lt;br /&gt;De la légende noire où pleure un solitaire ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Chante Paul Eluard dans « &lt;em&gt;Le temps déborde&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« J’aurais pu rire, ivre de mon caprice.&lt;br /&gt;L’aurore en moi pouvait creuser son nid&lt;br /&gt;Et rayonner, subtile et protectrice,&lt;br /&gt;Sur mes semblables qui auraient fleuri.&lt;br /&gt;N’ayez pitié, si vous avez choisi&lt;br /&gt;D’être bornés et d’être sans justice :&lt;br /&gt;Un jour viendra où je serai parmi&lt;br /&gt;Les constructeurs d’un vivant édifice,&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La foule immense où l’homme est un ami. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Ajoute-t-il dans «&lt;em&gt;Puissance de l’espoir ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Est-il un humain qui n’ait besoin d’être aimé, ni bonheur à aimer ?&lt;br /&gt;Je ne le pense pas : « &lt;em&gt;C’est la douce loi des hommes »&lt;/em&gt; chante Eluard.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Je suis née pour l’amour et non pour la haine »&lt;/em&gt; disait Antigone.&lt;br /&gt;Tous les humains sont nés ainsi. Dans une espèce sociale – et nous sommes de cette sorte – chacun ressent et vit le besoin de l’espèce. Certes, ces besoins sont multiples, divers, évoluent avec le temps, les conditions de vie, mais tous ces besoins mêlés dans l’emploi du temps quotidien, trouvent dans l’amour l’aide nécessaire.&lt;br /&gt;L’amour pratique, né du monde pour le monde, est à même d’y mesurer la force de résistance du malheur et du mal –cette inertie mondaine de la souffrance, cette tenace surdité de la méchanceté. L’amour ne peut vivre béatement : la bonté découvre vite l’impuissance de ses enchantements. L’amour ne suffit pas à aider. Il aide, mais il n’est pas toute l’aide.&lt;br /&gt;L’amour pratique, parce qu’il se vit dans le monde, se doit de rechercher la connivence du monde : &lt;em&gt;« Lorsque vous quitterez ce monde à votre tour, ayez comme souci non d’avoir été bons – cela ne suffit pas – Quittez un monde bon ».&lt;/em&gt; (Brecht, &lt;em&gt;Sainte Jeanne des Abattoirs&lt;/em&gt;). Car c’est dans le monde que sont les sources profondes de l’amour et du mal, celles qui donnent – et ôtent – au cœur son sang.&lt;br /&gt;Si l’amour contribue à bonifier le monde, il peut aussi aider la raison à le connaître et le comprendre : « &lt;em&gt;Nous, les sentiments nous poussent à la raison des efforts extrêmes ; et la raison éclaire nos sentiments ».&lt;/em&gt; (Brecht, &lt;em&gt;Ecrits sur le théâtre&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;L’amour, parce qu’il naît de la rencontre et connaît l’intimité de l’autre humain, peut aider à entrer dans l’intimité du monde.&lt;br /&gt;L’amour à deux peut aider mieux à déchiffrer l‘existence en ce monde du triple malheur humain : l’exploitation, l’oppression, l’humiliation. Comme le malheur rend méchant : méchants ceux qui le craignent (la peur est égoïste) ; ceux qui y sont tombés (contre les premiers, contre les autres, contre eux-mêmes car le besoin frustré devient sauvage.&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Ce que tu m’as montré&lt;br /&gt;Ce n’est pas l’immoralité&lt;br /&gt;Des pauvres : c’est leur pauvreté&lt;/em&gt; ». (Brecht, &lt;em&gt;Saine Jeanne&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;L’amour doit aider à comprendre que son sort le lie à la loi. La loi est le seul moyen de donner à l’amour sa dimension universelle, en ce monde du moins. La loi parle pour tous : pour chacun, elle est un peu injuste, puisqu’elle plie chacun à tous. Mais l’amour serait bien plus injuste encore s’il opposait les particuliers à l’universel – les visages qu’il voit à ceux qu’il ne voit pas et dont la loi lui parle -. Le rayon du cœur est plus grand que celui des yeux.&lt;br /&gt;Pour vivre, lutter, vaincre, s’unir, l’amour peut renforcer la force de la lutte, de la solidarité. S’aimer sans oublier les autres comme les aimer sans s’oublier : telle est la voie que nous devrions emprunter.&lt;br /&gt;Tel est l’amour réinventé qui peut nous aider à résister au désenchantement du monde tel que voudrait nous le faire vivre ceux qui n’ont de cesse que de tout mettre en oeuvre pour que nous le leur abandonnions.&lt;br /&gt;Avec René Nelli, nous pouvons aller vers cet amour dans « le trobar » des troubadours :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« On pourrait parler longtemps des conceptions étranges de l’amour en Occitanie sans en épuiser le sens profond. Il a fallu plusieurs siècles pour que s’en développe la métaphysique en France, en Italie, en Espagne. Elles ont été le ressort de l’amour occidental. Encore aujourd’hui, chez Joë Bousquet, l’idée de la femme au sens platonicien ne renferme pas seulement toute la valeur qui est dans la conscience partagée, dans l’abolition du moi dans le moi : elle tient encore dans son rayonnement toutes les vertus de l’homme méditerranéen, y compris sa négation apparente qui est la chasteté, comme l’avait bien vu Montanhagol au XIII siècle. Ces mythes de l’amour provençal : valeur de l’idée de femme, valeur du premier amour cosmique, négation de la masculinité en ce qu’elle a de plus farouche au profit de ce qu’elle a de plus généreux, ces mythes sont si véhéments en Occitanie… ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Ou encore, retrouve-t-il cette tradition de l’amour dans « &lt;em&gt;Le fou d’Elsa&lt;/em&gt; » de Louis Aragon, ce romancero qui, indépendamment de sa valeur poétique propre, l’une des plus hautes de ce temps, constitue peut-être le plus extraordinaire monument élevé de nos jours à la gloire de l’amour arabe et provençal ».&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Les poètes provençaux savaient bien que d’aimer « purement », c'est-à-dire de tout son être une femme équivalait au fond à aimer, désespérément, ce qui « est », ce que nous ne savons pas que nous sommes, ce en quoi nous sommes éternellement inclus ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Retrouver ces valeurs essentielles, y accéder par l’esprit, voilà ce que nous dit Nelli : «&lt;em&gt; A l’amour est lié le savoir. Pourquoi ? Parce qu’il considère que l’amour est esprit…On ne connaît que ce que l’on aime et on ne peut aimer que dans la connaissance de l’amour, c'est-à-dire à partir de l’idée de l’amour »&lt;/em&gt;. Franck Bardou, qui ajoute : «&lt;em&gt; Pas d’être sans esprit, pas d’esprit sans amour, et voici tracée, à travers une dynamique verticale qui n’est pas sans rappeler « les métamorphoses de la libido » évoquées par Jung, la fantastique colonne d’énergie qui ordonnera probablement une grande partie de la créativité moderne ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Voilà pourquoi nous pouvons aussi, dans cette quête d’un amour réinventé, nous tourner vers troubadours et cathares, pour peu que nous concevions, avec Nelli, une compatibilité possible entre la voie du salut des cathares et l’érotique des troubadours, dans les conditions de notre temps.&lt;br /&gt;Ainsi, « &lt;em&gt;retrouver l’Eros, accepter de gérer cette énergie en vue d’un bien être général&lt;/em&gt; » A Brenon, oublier « soi » dans l’autre, n’est ce pas une manière « de faire civilisation » que nous devrions actualiser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondre oui, franchement, n’est-ce pas nous ouvrir à l’humanité une et indivisible, par delà les frontières de la méconnaissance ?&lt;br /&gt;Et par cet accueil de l’autre frère ou sœur en humanité, n’est-ce pas œuvrer à la métamorphose du monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2414122951522959135?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2414122951522959135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2414122951522959135' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2414122951522959135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2414122951522959135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/reinventer-lamour-par-claude-caro.html' title='Réinventer l&apos;amour par Claude Caro'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-1474619565563047353</id><published>2011-11-11T12:46:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T12:50:21.720-08:00</updated><title type='text'>Synthèse de l'Eloge de l'amour par Béatrice Rouppert</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En préambule au commentaire philosophique qu' Henri Callat va nous faire, je vous propose une courte synthèse du livre d’Alain Badiou, &lt;em&gt;Eloge de l’amour&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;En renvoyant dos à dos la conception romantique de l’amour et son extase de la rencontre, l’illusion des sceptiques ainsi que l’option du contrat, Badiou éclaircit notre réflexion concernant l’amour. Il repousse aussi la définition chrétienne qui confère une source transcendantale à l’amour et conduit les humains à accepter la souffrance pour leur bien et celui de la collectivité en considérant que cet amour-là est passif et instrumentalisé. Tout comme chez Lévinas, dont il dénonce la confusion faite entre philosophie et morale dans son concept d’amour «tout en oblation».&lt;br /&gt;Alors que dit Badiou lui-même de l’amour? Il pose quatre conditions pour en parler: être à la fois un savant, un artiste, un militant et un amant, vaste programme …. Puis il pose la question suivante &lt;em&gt;«qu’est-ce que l’amour quand on l’aborde à deux à partir de la différence&lt;/em&gt;?» et non pas à partir du un comme souvent proposé.&lt;br /&gt;La rencontre – qu’il nomme événement ou hasard- devient le point de départ d’un processus à partir duquel l’amour peut se construire de deux points de vue. Cette rencontre ouvre «&lt;em&gt;la possibilité de l’impossible&lt;/em&gt;» dit-il.&lt;br /&gt;Mais cette voie est étroite, elle demande à la fois un engagement obstiné et une remise en cause permanente. C’est là me semble-t-il que chacun peut rejoindre les propos du livre. Badiou insiste aussi sur la nécessité de refaire le «choix initial» en toute conscience tout au long du parcours, de «re-déclarer» son amour en quelque sorte.&lt;br /&gt;On voit que Badiou propose ainsi une définition dynamique et optimiste de l’amour en totale opposition avec les philosophes cités au début.&lt;br /&gt;Ce processus va ouvrir la possibilité d’une construction de vérité, thème déjà abordé par Badiou dans son livre, L’éthique.&lt;br /&gt;Si cela est possible à deux, qu’en est-il pour le collectif? Que peut-on créer à plusieurs qui soit en même temps reconnaissance de la différence et égalité? Tout en luttant contre la réaction identitaire actuelle et contre les tenants de la société libérale qui considèrent que l’amour est un investissement trop risqué pour être tenté.&lt;br /&gt;Tout au long du livre on sent que ce processus réclame un total désintéressement très loin de notre société actuelle, mais il donne aussi une force de résistance aux modèles imposés. A condition d’être dans la durée, l’obstination et la fidélité, Badiou nous dit que nous pourrions transformer ce hasard de la rencontre en destin.&lt;br /&gt;&lt;a name="_GoBack"&gt;&lt;/a&gt;C’est la «&lt;em&gt;morale provisoire pour temps désorienté&lt;/em&gt;» d’un philosophe idéaliste et émancipateur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-1474619565563047353?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/1474619565563047353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=1474619565563047353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1474619565563047353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1474619565563047353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/synthese-de-leloge-de-lamour-par.html' title='Synthèse de l&apos;Eloge de l&apos;amour par Béatrice Rouppert'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4695925900941137383</id><published>2011-11-11T12:29:00.000-08:00</published><updated>2011-11-11T12:44:05.856-08:00</updated><title type='text'>Eloge de l'amour par Henri Callat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ELOGE DE L’AMOUR&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;compte rendu commenté du livre d’Alain Badiou présenté au Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne des 1er, 2 et 3 juillet 2011 par Henri CALLAT&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Le canot de l’amour s’est brisé sur les récifs de la vie courante&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Maïakovski (13 avril 1930)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1) Rencontres amoureuses&lt;br /&gt;2 ) Petite phénoménologie de l’amour&lt;br /&gt;3) De la phénoménologie à la théorie&lt;br /&gt;4) L’identité humaine&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Personnellement je pense , au risque de passer pour « parano » ou – ce qui serait plus grave encore – philosophiquement ignorant , qu’on n’a jamais écrit rien d’aussi clair – d’aussi vrai – depuis … « &lt;em&gt;Le&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Banquet &lt;/em&gt;» de Platon il y a 25 siècles ! J’assume cette affirmation.&lt;br /&gt;Parler d’amour en effet par les temps qui courent, expose l’imprudent – ou le naïf – à se fracasser sur l’écueil du ridicule ou, plus simplement, «&lt;em&gt; sur les récifs de la vie courante&lt;/em&gt; » ,comme l’écrivait Maïakovski dans sa lettre expliquant son suicide, le 13 avril 1930. Eh bien, avec Alain Badiou dans son livre, j’ose affirmer que l’amour existe et que « je l’ai rencontré », comme dit l’autre, quoique sur un tout autre registre !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;1) Rencontres amoureuses&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1) Je l’ai rencontré d’abord chez Platon et le célébrissime « &lt;em&gt;Banquet&lt;/em&gt; » où Badiou relève la proposition suivante (approximativement traduite) « Qui ne commence pas par l’amour ne saura jamais ce qu’est la philosophie » . Commentant Platon Badiou a vu juste : il y a dans l’amour, écrit-il, « un germe d’universel » qui s’impose à nous dès les premiers propos tenus sur la question. «&lt;em&gt; L’expérience amoureuse&lt;/em&gt; (je le cite) &lt;em&gt;est un élan vers quelque chose (que Platon) va appeler l’Idée. Ainsi même quand je suis simplement en train d’admirer un beau corps, que je le sache ou non, je suis en route vers l’idée du Beau ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;« Etre en route vers… » quelque chose d’autre que ce que je vois présentement et momentanément , c’est à dire expérimenter une problématique d’ouverture ( quel que soit d’ailleurs le sens que je lui donne et celui de Badiou, on l’aura deviné, n’est pas celui de Platon) , voilà bien la démarche inhérente à la plus banale expérience amoureuse : de l’universel est déjà présent, tout au moins « en germe », virtuellement, dans le particulier ! Et Alain Badiou d’ajouter : « Avec comme point de départ une chose qui, réduite à elle-même, n’est qu’une rencontre, presque rien, on apprend qu’on peut expérimenter le monde à partir de la différence et non pas seulement de l’identité ».&lt;br /&gt;« Différence » et « Identité » voilà bien les deux concepts-clefs qui nous placent au cœur même de notre problématique . Proposition théorique qui s’oppose nous fait bien remarquer Badiou, à la conviction largement répandue que chacun ne suit que son intérêt .&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2) L’amour je l’ai aussi rencontré chez tous les successeurs philosophes de Platon dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’ont pas particulièrement brillé dans ce domaine !... Je sauterai à pieds joints sur la longue suite des « professeurs d’amour » pour m’arrêter sur les trois grandes catégories qui en résument approximativement la variété :&lt;br /&gt;a) Ceux que j’appellerai les « transfigurateurs romantiques » néo-platoniciens en quelque sorte, pour lesquels l’extase amoureuse est tout. Le malheur comme le fait remarquer Badiou , est qu’ils se consument – ou se consomment – avec elle : l’éternité promise ne dure que ce que durent les roses… Mettons – en faisant vite - dans cette première catégorie les « surréalistes » de toute obédience et les « mystiques » de toute catégorie … &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;b) A l’opposé les « réalistes » ou les cyniques de tous bords pour qui l’amour n’est qu’une illusion, une suite (je cite Badiou ) d’ «&lt;em&gt; arrangements sexuels plaisants et remplis de jouissance en faisant l’économie de la passion »&lt;/em&gt;(p . 17). Nous dirions aujourd’hui que pour ceux-là de bons sexologues feraient parfaitement l’affaire dans la recherche de solutions essentiellement techniques, pragmatiques et rationnelles à tous ces problèmes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;c) Au milieu – au centre – la masse des médiocres, les prudents et les « sécuritaires » pour qui l’amour se pense essentiellement comme un contrat , «&lt;em&gt; une espèce de conjugalité préparée qui se poursuivra ou non dans la douceur de la consommation&lt;/em&gt; »(p .17).&lt;br /&gt;Dans cette grille on pourrait faire rentrer les noms de bien des petits ou même de « grands » philosophes à travers l’histoire. Dans le présent je n’en retiendrai que deux emblématiques de ces situations amoureuses : Schopenhauer à la misogynie légendaire qui « &lt;em&gt;ne pardonnera jamais aux femmes d’avoir eu la passion de l’amour, parce que c’est comme ça qu’elles ont rendu possible la perpétuation de cette espèce humaine qui pourtant ne valait rien&lt;/em&gt; » (p 20) . Kierkegaard, mélange de romantisme exacerbé et d’éthique impuissante dont la relation (les fiançailles) avec la femme aimée, la célèbre Régine, se termina par un lamentable fiasco !...&lt;br /&gt;Devant ce qu’il faut bien appeler un chaos sentimental historique, nous est-il aujourd’hui possible de construire une théorie de l’amour qui donnerait lieu à son « Eloge » comme le prétend et veut le démontrer Alain Badiou dans son livre ? Rimbaud n’aurait-il fait que rêver inutilement en proclamant que l’amour est à réinventer ? Je ne livrerai bien entendu que les grandes lignes d’un schéma, plus précisément que quelques concepts qui firent cruellement défaut jusqu’à ce jour à tous ceux qui abordèrent cette question ( mesurez bien notre prétention qui n’est pas petite !...). Je vais donc me livrer à une rapide phénoménologie de l’amour en 5 Actes, en 5 points si l’on préfère.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;2) Petite phénoménologie de l’amour&lt;br /&gt;Acte 1&lt;/strong&gt; : Tout commence, nous dit Badiou, par une rencontre absolument contingente et hasardeuse. Rencontre paradoxale puisqu’elle porte déjà en elle une dimension de durée, de long terme : « je t’aimerai toujours »… évidemment ! Nous retrouvons là sous une forme concrète, le « germe d’universel » repéré par Platon dans l’élan amoureux tout entier dirigé vers l’idéalité du Beau, du Bien, etc… Remarquez que le Poète – il s’agit ici de Saint-John Perse dans « Amers » - a bien intuitionné ce paradoxe ; s’adressant à l’être aimée il écrit ces deux vers : « &lt;em&gt;Et par toi cœur aimant toute cette étroitesse d’aimer , et par toi cœur inquiet tout l’au-delà d’aimer ».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Acte 2&lt;/strong&gt; : Nous voici maintenant, si j’ose dire, au cœur même de notre problématique : cette rencontre se réalise sur ce que Badiou appelle « la scène du deux », c’est à dire – deuxième paradoxe – en un « lieu » qui implique la différence comme définition de son identité ! Badiou appelle cette situation inédite « le paradoxe d’une différence identique » . C’est en effet à travers deux regards que le monde désormais va être regardé, à travers l’étonnement de deux regards qui se croisent .Vous allez peut-être me dire que Saint Exupéry l’a déjà dit « &lt;em&gt;Aimer ce n’est pas se regarder l’un l’autre, mais regarder ensemble dans la même direction ». &lt;/em&gt;Attention, il convient ici de bien préciser ce propos et de sortir de la seule métaphore pour trois raisons fondamentales :&lt;br /&gt;a) cette rencontre se fait dans le monde et non dans quelque mystique « Lune de miel » même si, au départ tout au moins, les deux amants peuvent croire naïvement qu’il en est ainsi (ils seront vite détrompés).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;b) cette rencontre implique en même temps et du même mouvement le monde comme objet (même si, au départ encore, les deux amoureux peuvent croire qu’ils sont « seuls au monde »). Ils s’apercevront bientôt qu’il n’en est pas tout à fait ainsi…&lt;br /&gt;c) cette rencontre dans le monde et qui a le monde pour objet permet de le regarder différemment à partir de « la scène du deux » , ce qui n’était pas le cas quand cette scène n’existait pas encore . Une simple illustration de ce fait tirée du livre d’Alain Badiou révèlera l’évidence de ce propos . Très poétiquement il écrit (p.28) : «&lt;em&gt; Si, appuyé sur l’épaule de celle que j’aime, je vois disons, la paix du soir sur un lieu montagnard, la prairie d’un vert doré, l’ombre des arbres, les moutons au museau noir immobiles derrière les haies et le soleil en train de s’absenter derrière les rochers, et que je sais, non par son visage, mais dans le monde même tel qu’il est, que celle que j’aime voit le même monde, et que cette identité fait partie du monde, et que l’amour est justement, en ce moment même, ce paradoxe d’une différence identique, alors l’amour existe, et promet d’exister encore ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Ce texte est d’une portée philosophique majeure, je devrais dire épistémologique majeure. Je le complète par la suite qui lui confère une intelligibilité encore plus grande : «&lt;em&gt; C’est qu’elle et moi sommes incorporés à cet unique Sujet, le Sujet d’amour, qui traite le déploiement du monde à travers le prisme de notre différence, en sorte que ce monde advient, qu’il naît, au lieu de n’être que ce qui remplit mon regard personnel. L’amour est toujours la possibilité d’assister à la naissance du monde ».&lt;/em&gt; Quelques pages plus loin Alain Badiou précise (p.40) : « &lt;em&gt;Que le monde puisse être rencontré et expérimenté autrement que par une conscience solitaire, voilà ce dont n’importe quel amour donne une nouvelle preuve ».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Mais pour bien préciser ce point je fais un petit détour par Lacan à la fois disciple et critique de Freud. Lorsque Lacan affirmait au grand scandale de ses contemporains qu’ « &lt;em&gt;il n’y a pas de rapports sexuels »&lt;/em&gt; parce que, disait-il, dans ce faux rapport, chacun reste enfermé dans sa propre jouissance, il avait à la fois profondément raison … et profondément tort ! Profondément raison parce qu’il ne faisait que constater l’état présent de ce sentiment qu’on appelle « l’amour » chez ses contemporains –philosophes ou non – mais devenus pour la plupart et à des degrés divers, dans nos sociétés ultramarchandisées, de simples « valeurs d’échange » , des objets instrumentalisés et relativement interchangeables . Ne change-t-on pas d’amour aujourd’hui un peu comme on change de chemise ?...&lt;br /&gt;Mais il avait aussi profondément tort – je devrais dire théoriquement tort - parce que, tout Lacan qu’il était, il ignorait qu’un rapport sexuel –même inexistant au sens lacanien du terme- contient déjà, implicitement, une dimension humaine complexe (comme dirait notre cher Edgar Morin) c’est à dire au moins un « germe d’universel » (comme disait déjà notre non moins cher Platon) ! Et tout récemment, dans un article du journal « Le Monde » (19-20 juin 2011) d’éminents sexologues viennent en quelque sorte à la rescousse de Platon et de Morin quand ils écrivent : « …&lt;em&gt;l’acmé du plaisir…ne se limite pas à une vision mécanique des choses. Elle met en jeu un processus cérébral et psychique fait de fantasmes, d’émotions, de sentiments, d’une histoire et de pratiques singulières, et nous ne prétendons pas rejeter la primauté des facteurs psychiques dans le déclenchement du plaisir …&lt;/em&gt; » Ce qui vérifie parfaitement la thèse d’Alain Badiou (p.54) : « &lt;em&gt;Les difficultés de l’amour ne tiennent pas à l’existence d’un ennemi identifié (le rival par exemple). Elles sont internes à son processus…&lt;/em&gt; ». En clair les animaux copulent simplement à la « saison des amours ». Les hommes, eux, aiment en toutes saisons…même si ce n’est pas toujours avec la perfection souhaitable !... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Acte 3&lt;/strong&gt; : Le problème ainsi posé dans le monde dès le départ (rencontre hasardeuse, contingente…), et sur la scène de la différence (scène du deux), se présente maintenant comme un processus , une trajectoire, un mouvement à prolonger, une véritable histoire en puissance. Mallarmé disait que tout le problème consiste à « fixer le hasard », c’est à dire à transformer une simple contingence en histoire, en destin… Ainsi l’exigence d’universalité cesse d’être platonicienne ou platonique : elle ne vise pas quelque bien idéal au sens romantique et lamartinien du terme , « &lt;em&gt;…ce bien idéal que toute âme désire / Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour&lt;/em&gt; » . On sait comment se termine habituellement cette transfiguration romantique : « &lt;em&gt;Le canot de l’amour s’est brisé sur les récifs de la vie courante&lt;/em&gt; ». Tout le monde n’est pas Maïakovski, mais il y a beaucoup de petits Maïakovski autour de nous… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Acte 4&lt;/strong&gt; : Il portera sur l’expression mallarméenne « fixer le hasard ». Cette expression ne sera pas maintenant entendue comme un simple processus ni même comme une simple « durée », mais, comme l’écrit Alain Badiou, comme une « procédure ». Et ce n’est pas qu’une nuance. En effet , les deux amants historiques ont à affronter une épreuve historique , plus précisément une série d’épreuves historiques ; c’est tout simplement l’épreuve de l’amour dans le temps ! Ainsi le processus devenu procédure complexe se présente-t-il maintenant comme une construction , une « construction de vérité » comme l’écrit Badiou. En clair comme une construction de la meilleure articulation possible entre la « scène du deux » et le monde, « scène » devenue désormais le « lieu différentiel » , l’origine pratique de toute pensée et de toute action authentiquement humaines ! Badiou voit dans cette « différence » qui caractérise essentiellement la « scène du deux », l’opérateur historique d’une autoconstruction , d’une autocréation continues. Le Poète ,il est vrai, l’a précédé dans cette découverte :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« J’ai tout appris de toi sur les choses humaines / Et j’ai vu désormais le monde à ta façon /J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines /Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines / Comme au passant qui chante on reprend sa chanson / J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson ».&lt;/em&gt; (Aragon ) &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;3) De la phénoménologie à la théorie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Calembredaines, chansons que tout cela diront les « réalistes ». Oui, chansons, mais en même temps, inséparablement, théorie moderne, rimbaldienne de l’amour au « point » exact où il rencontre le réel à la fois tragique et enthousiasmant du siècle, du temps !&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Moi, qui me suis dit mage ou ange,&lt;/em&gt; écrit Rimbaud, dans la «&lt;em&gt; Saison en enfer&lt;/em&gt; »,&lt;em&gt; dispensé de toute morale, je suis rendu au sol avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan ! "&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Ce qui permet au même Rimbaud de relever le défi historique et séculaire de l’amour précisément aux dernières lignes d’ « &lt;em&gt;Une Saison en enfer&lt;/em&gt; » : « …&lt;em&gt;c’est que je puis rire des vieilles amours mensongères et frapper de honte ces couples menteurs … et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps » !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;C’est ce que Badiou appelle (p.54) « le jeu créateur de la différence : c’est l’égoïsme , nous dit-il, qui est l’ennemi de l’amour, non le rival » . Le rival n’a strictement rien à faire dans la démarche amoureuse authentique n’en déplaise à Proust et à quelques autres et à leur conception de la jalousie. « &lt;em&gt;On pourrait dire,&lt;/em&gt; poursuit Badiou, &lt;em&gt;l’ennemi principal de mon amour , celui que je dois vaincre, ce n’est pas l’autre , c’est moi, le moi qui veut l’identité contre la différence, qui veut imposer son monde contre le monde filtré et reconstruit dans le prisme de la différence&lt;/em&gt; », c’est à dire des deux regards qui se croisent pour mieux se comprendre et mieux comprendre le monde avec eux ! Car l’amour est véritablement et en permanence construction et reconstruction de soi, c’est à dire pour tout dire, création dans la stricte égalité homme / femme sans laquelle la « parité » formellement conçue ne serait que le cache sexe – c’est le cas de le dire – d’une situation culturellement inchangée . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Acte 5&lt;/strong&gt; : Et nous voici au dernier « acte » , au dernier « point » de cette courte phénoménologie de l’amour. La « déclaration d’amour » : « je t’aime », était en réalité un véritable « engagement » (Paul Ricoeur aurait dit plus joliment une « promesse », si par promesse on entend cet intervalle qui sépare ce qu’on dit de ce qu’on se propose de faire, autrement dit l’autre nom de la « différence » constitutive de la « scène du deux »). Engagement, promesse soumettant le « toujours » aux risques assumés de ce que Badiou appelle les innombrables « points » d’une existence qui n’est pas un long fleuve tranquille. De ce point de vue l’amour se révèle en effet comme une phénoménologie des corps intelligents , phénoménologie des corps et des âmes mêlés : «&lt;em&gt; … il faut se réunir avec soi-même et avec l’autre,&lt;/em&gt; nous dit Badiou &lt;em&gt;. Il faut penser, agir, transformer&lt;/em&gt;… » (p.70) ensemble à partir de la « scène du deux », dans « &lt;em&gt;cet enfer moderne où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux » &lt;/em&gt;(cette fois-ci c’est Aragon qui parle !).&lt;br /&gt;Spinoza – mais que vient faire Spinoza dans cette affaire pourriez-vous me demander – avait très bien posé le problème de la transformation de ce qu’il appelait les « affections » du corps en « affects », c’est à dire des pulsions élémentaires, de la « libido » pour parler freudien, en affections de type nouveau parce qu’élaborées par leurs idées, en clair par une pensée ! Vous vous souvenez peut-être de la définition qu’en donne Spinoza : « &lt;em&gt;J’entends par affects les affections du corps par lesquelles sa puissance est augmentée ou diminuée, secondée ou réprimée et, en même temps, leurs idées ». &lt;/em&gt;(Ne jamais oublier en effet la puissance transformatrice, métamorphosante des idées, c’est à dire, tout simplement, du symbolisme ou, comme le dirait Castoriadis, de « l’imaginaire »).&lt;br /&gt;Trois hommes tapaient sur un caillou . On demande au premier : que fais-tu ? Je passe mon temps, répond-il. Même question au second. Réponse : je gagne ma vie. Encore la même question au troisième. Celui-ci répond : « Je construis une cathédrale ! ». Entre les trois il faut choisir si l’on veut donner un sens à l’existence humaine. Plus poétiquement Montaigne dans les « Essais » interroge : « &lt;em&gt;Y a-t-il quelque volupté qui me chatouille, je ne la laisse pas friponner aux sens, j’y associe mon âme : non pas pour m’y engager, mais pour m’y agréer, non pas pour m’y perdre, mais pour m’y trouver&lt;/em&gt; ». On aura reconnu dans ces oppositions engager / agréer, m’y perdre / m’y trouver, déjà la notion de « construction de vérité » si chère à Badiou. Nous sommes ici dans la même lignée de ce que j’appellerai l’amour intelligent ! Ce qui ne se régénère pas dégénère, nous dit Edgar Morin, et l’amour en tout premier lieu .&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;4) L’identité humaine&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Existe-t-il de plus belle définition de l’identité humaine que cette conception de l’amour ? « Faire l’amour » se dira désormais « faire parler l’amour » , c’est à dire la « différence » essentiellement constitutive de cette « scène du deux » qui est en réalité la scène du monde ! « Triste animal post coïtum », avaient à juste titre constaté nos grands Ancêtres. (pour les non latinistes je traduis : «l’animal est triste après le coït) . « Felix homo quia dixit amorem » (L’homme par contre est heureux parce qu’il sait dire l’amour). En effet dans cet intervalle, cet « entre deux » de la « scène du deux » , pour tout dire cette « différence », s’introduisent, s’insèrent, se lovent toutes les merveilles d’une pensée circonstanciée (poèmes, romans, musiques, œuvres d’art de toutes sortes) , autrement dit la langue même de l’amour. Exactement comme entre mon pouce et mon index quand j’utilise mon portable se lovent des millions de conversations que je puis capter à condition évidemment d’être sur la bonne longueur d’onde ! …&lt;br /&gt;« Scène du deux », scène du monde, ai-je dit. Ce n’est pas qu’une simple métaphore. Un physicien moderne verrait assurément dans ce que nous appelons la « différence », l’écho humain de la plus grande découverte scientifique du siècle(le 20ième), à savoir le « vide » qualifié de « quantique » tout rempli d’une incommensurable énergie ! ( mais ici commencerait un nouvel exposé –profondément interdisciplinaire – où se feraient écho deux démarches jusqu’à ce jour arbitrairement séparées : la science et l’amour ! ) Alors la puissance immanente de l’amour se révèlerait telle qu’elle deviendrait capable de faire sauter le carcan de toutes les métaphysiques transcendantes après avoir fait sauter celui de tous les moralismes hypocrites : &lt;em&gt;« Ama et quod vis fac&lt;/em&gt; », s’exclamera le Saint Augustin des Confessions ! Vraie définition de la liberté en ce qu’elle se moque de la morale , pour utiliser une expression pascalienne, c’est à dire de la référence à une quelconque soumission !&lt;br /&gt;De l’antique &lt;em&gt;« Cantique des cantiques&lt;/em&gt; » de la Bible au moderne &lt;em&gt;Cantique à Elsa&lt;/em&gt; d’Aragon, c’est la même conception – la même théorie – de l’amour qui chemine , la même intelligence de l’homme et du monde . « &lt;em&gt;N’y peuvent séparer ton nom de l’univers&lt;/em&gt; » (Aragon).&lt;br /&gt;Mais pour bien comprendre ces choses encore faut-il que le penseur moderne, le philosophe moderne , « absolument moderne » au sens rimbaldien du terme, aient franchi ce que j’appellerais métaphoriquement « le mur de Planck » de la stricte disciplinarité et de toutes les spécialisations, c’est à dire aient accédé à un nouveau paradigme de la pensée qui relie tous les savoirs au lieu de les séparer, qui les entremêle au lieu de les disjoindre, qui les met en écho et en perspective au lieu de les opposer comme dans les systèmes d’enseignement contemporains qui instituent partout compétitivité, sélection, hiérarchie, exclusions , c’est à dire la violence intellectuelle qui est le contraire de l’amour .&lt;br /&gt;Voilà pourquoi pour Alain Badiou le philosophe des temps à venir – disons l’homme des temps à venir – sera à la fois un savant, un artiste, un militant politique et, bien entendu, un amoureux !&lt;br /&gt;En ce dimanche 3 juillet, An de Grâce 2011 de l’ère chrétienne, c’est la grâce que je vous souhaite. Merci de m’avoir si amoureusement écouté .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4695925900941137383?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4695925900941137383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4695925900941137383' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4695925900941137383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4695925900941137383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/11/eloge-de-lamour-par-henri-callat.html' title='Eloge de l&apos;amour par Henri Callat'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5754745178580564270</id><published>2011-06-13T00:04:00.000-07:00</published><updated>2011-06-13T00:43:19.903-07:00</updated><title type='text'>XXIIIe colloque interdisciplinaire de Carcassonne (Frontières et métamorphoses)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;FRONTIERES ET METAMORPHOSES&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;XXIIIe Colloque interdisciplinaire de Carcassonne (1er-3 juillet 2011)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;organisé par le séminaire interdisciplinaire de l'Université Paul Sabatier de Toulouse-Rangueil et par l'ADREUC (Association pour le développement des rencontres et des échanges universitaires et culturels).&lt;br /&gt;Sous la direction du philosophe Henri CALLAT&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Programme du Colloque &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 1er juillet 2011&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;15 h 30 Claude COMBES professeur de biologie à l’Université de Perpignan, membre de l’Institut (Académie des sciences)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Frontière entre inné et acquis : la nouvelle donne&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17 h 30 Josette COMBES consultante en économie solidaire, chargée de cours à l’Université de Toulouse-le-Mirail&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sens et rôle des mouvements sociaux dans la transformation de l’Humanitude&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20h 30 Eric LOWEN philosophe, directeur de l’Université Populaire de Toulouse-le-Mirail&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La nouvelle réalité du Cosmos : les conséquences philosophiques&lt;br /&gt;de la révolution cosmologique du 20ème siècle &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Samedi 2 juillet &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 h HAFID HAMDI-CHERIF chargé d’enseignement et de recherches à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, professeur de philosophie à l’Ecole internationale d’Algérie à Paris&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les frontières comme construction et l’identité comme projet &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;10 h 30 Michel BOCCARA directeur de recherches au CNRS. Ecole doctorale de recherches en psychanalyse de l’Université de Paris 7&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’expérience intérieure : bataille avec Jung &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;15 h Philippe SOLAL professeur agrégé, docteur en philosophie. Enseignant la philosophie des sciences à l’INSA de Toulouse&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Du cosmopolitisme des Lumières au village mondial contemporain :&lt;br /&gt;métamorphoses d’une idée &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;17 h Martine BOUDET professeure agrégée de Lettres modernes, docteure en littérature française (académie de Toulouse)&lt;br /&gt;Franc BARDOU docteur en littérature occitane (Université de Montpellier), poète et membre de l'Académie du Languedoc&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Multiculturalité et dialogue des cultures dans l’Education nationale &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;20 h 30 Patrick GATINES chercheur indépendant, directeur du site Observatoire Géopolitique des Réseaux d’influence&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Frontières, territoires et système globalitaire&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 3 juillet&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;9h30 Table ronde animée par Béatrice ROUPPERT vice-présidente de l’ADREUC avec tous les intervenants du Colloque sur le livre d’Alain BADIOU &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Eloge de l’amour &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un repas convivial, comme chaque année, clôturera nos travaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5754745178580564270?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5754745178580564270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5754745178580564270' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5754745178580564270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5754745178580564270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/06/xxiiie-colloque-interdisciplinaire-de.html' title='XXIIIe colloque interdisciplinaire de Carcassonne (Frontières et métamorphoses)'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2827562759059601167</id><published>2011-06-10T14:20:00.000-07:00</published><updated>2011-06-10T14:48:45.859-07:00</updated><title type='text'>LE DIALOGUE DES CULTURES A L'ECOLE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;LE DIALOGUE DES CULTURES A L'ECOLE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;Martine Boudet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Ecole, dont les médias font régulièrement la chronique, est à l'image de la société: perte croissante des repères ou des protections, expérience dangereuse des limites, sentiment d'impunité....Dans le contexte de la crise systémique, les dénis sociaux et démocratiques dont les pouvoirs publics donnent l'exemple, la banalisation de l'extrêmisme xénophobe ont engendré un climat délétère, marqué par la dépression ou par la violence. Tel est le constat du médiateur de la République: «&lt;em&gt;la France est au bord de l'épuisement». &lt;/em&gt;Ou celui des Assises sur le harcèlement à l'école, tenues début mai 2011: un élève sur dix serait victime de cette forme de violence aggravée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'économie de la connaissance et ses avatars&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;De nombreuses analyses et mobilisations ont porté sur le degré de légitimité des réformes en cours dans l'Education nationale, spécialement dans le domaine de la gestion des institutions, statuts et budgets. Il est nécessaire de faire aussi le point sur les programmes et contenus de formation et d'apprentissage. Cela dans le cadre de la mondialisation déclinée par la stratégie de Lisbonne à l'échelle de l'Union européenne depuis une décennie. Au nom du critère de la rentabilité immédiate et de la concurrence marchande, «l'économie de la connaissance» renforce, dans le paysage de la recherche et de l'enseignement, les clivages voire les conflits d'intérêt entre corporations, entre disciplines et entre cultures.&lt;br /&gt;A quoi assistons-nous en effet? A l'émergence d'une technocratie dont les objectifs s'imposent souvent en lieu et place des instances et débats pédagogiques et didactiques. Certes, la rationalisation de la vie et des activités scolaires est une bonne chose, le risque est grand , en l'absence de contrepoids suffisants, d'aboutir au formatage des personnels et usagers. Aux dires de responsables de CRDP, la lecture des revues professionnelles accuse un net recul, au moment où est mis en place le socle des compétences, où est informatisée la pédagogie par objectifs. La perte de réactivité pédagogique est aussi à la mesure de la raréfaction des prérogatives des IUFM et de l'INRP, de la formation initiale et continue des professeurs, de la diminution des budgets alloués aux associations spécialisées...&lt;br /&gt;A cette tendance managériale dont la dérive est implicitement ou explicitement autoritaire selon le degré de docilité ou de résistance des personnels, s'ajoute l'instrumentalisation des sciences et des techniques. Ce phénomène résulte quant à lui d'un processus ancien, datant de l'après 68, qui vit l'essor de l'enseignement technologique, de l'économie et des mathématiques comme discipline fondamentale. Ce dernier fait ayant été alimenté par la création des IREM (Instituts de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques), qui a permis l'harmonisation de la discipline aux différents degrés et la promotion de la filière S comme filière d'excellence, ainsi que ses suites à l'échelle universitaire et de la recherche.&lt;br /&gt;Le déséquilibre entre les champs disciplinaires n'a fait que s'amplifier au cours des décennies. Pour exemple, sur la ville de Toulouse, les pôles de compétitivité à caractère international sont spécialisés dans la recherche en sciences physiques et du vivant: l'Aerospace campus (2000 chercheurs, 600 millions d'euros, 17 immeubles) et le Cancéropôle qui est de même envergure. Le plan campus concerne surtout les universités de Rangueil (sciences) et des sciences économiques et sociales, en particulier sur un programme de promotion des nanotechnologies. L’Université du Mirail n'a droit qu'à la réhabilitation de son patrimoine immobilier. Dans le cadre de la LRU, l'investissement privé risque d'y être négligeable également.&lt;br /&gt;D'une manière générale, au nom de la rentabilité économique, le secteur des arts, Lettres et sciences humaines et sociales (SHS) subit une marginalisation croissante. Dans le cadre des lycées, le recrutement de la filière littéraire connaît une érosion régulière, plafonnant à moins de 10%: son public est majoritairement féminin, d'origine populaire et immigrée. Un rapport de l'IGEN (Inspection générale de l'Education nationale) publié en 2006 recommandait un certain nombre de dispositions intradisciplinaires aptes à réhabiliter la filière, à l'adapter aux évolutions scientifiques et culturelles; il ne fut pas ou peu mis en application.&lt;br /&gt;A ces clivages corporatifs et disciplinaires s'ajoutent ceux qui perdurent entre cultures de genre. Mai 68 a correspondu au déclin du patriarcat, symbolisé à l’époque par le général Président. Dans le trio anthropologique, c’est le jeune qui a remplacé le père en position de leader, du fait des retards mis à l’émancipation féminine et à la parité homme-femme. Entre autres facteurs, la démagogie jeuniste résulte du caractère unilatéral de la démocratisation du système scolaire: le monde enseignant se trouve souvent pris en étau entre la pression grandissante du terrain, le mandarinat universitaire et un certain immobilisme hiérarchique. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La promotion d'une recherche appliquée en sciences de l'éducation permettrait de libérer la créativité enseignante&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Par ailleurs, il manque des enquêtes pour évaluer la part spécifique de souffrance au travail des femmes professeures: maints témoignages montrent son importance et la nécessité de prendre davantage en compte les différences culturelles de genre. Le réablissement de l'autorité enseignante passe par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;la mise en place de démarches de co-éducation et de mise en responsabilité des femmes, &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;dans une corporation majoritairement féminine.&lt;br /&gt;A ces phénomènes s'ajoutent les passifs liés au choc contextuel des civilisations, tel qu'enregistrés dans les établissements des banlieues. Le débat tronqué sur l'identité nationale et récemment sur l'un de ses corollaires, la laïcité (fermée), a pu renforcer les fractures existant avec les publics d'origine immigrée. Comme les médias d'information, des films primés, &lt;em&gt;Entre les murs&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;La journée de la jupe,&lt;/em&gt; ont fait connaître les dysfonctionnements de la vie scolaire dans ce cadre.&lt;br /&gt;Autant dire que les déséquilibres grandissants du système éducatif, tant dans les relations avec son administration qu'entre les champs disciplinaires et entre les cultures communautaires, contribuent à la déperdition du sentiment d'appartenance à une culture commune. Et empêchent sur le terrain la mise en oeuvre de projets d'établissement fédérateurs et créatifs. Confrontés à la réalité d’une Ecole à deux vitesses et d'une compétition renforcée par la privatisation croissante, sur le mode néo-libéral, du service d'éducation, les élèves français sont les plus stressés des publics testés par l’OCDE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;De la refondation de l'éducation à la citoyenneté&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Comment &lt;strong&gt;&lt;em&gt;promouvoir dans ces conditions l'éducation à la citoyenneté&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; , celle-ci s'avérant aussi un facteur déterminant de la &lt;em&gt;&lt;strong&gt;refondation d'un civisme adulte assaini&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;? Ce dont il s'agit en effet, c'est de parer aux multiples formes, consuméristes et narcissiques, du libéralisme moral, tel que médiatisé par la politique spectacle et par la culture people dont la cible est la jeunesse et qui s'ajoutent aux méfaits précités de l'économie de la connaissance.&lt;br /&gt;Au plan institutionnel, rien ne s'oppose à cette entreprise. Le socle commun des apprentissages inscrit la compétence sociale et citoyenne comme l'un des sept piliers. Le ministère de l'Education nationale souscrit régulièrement à des démarches d'adhésion au développement durable, aux cultures européennes, aux littératures francophones, de remémoration des drames de l'histoire tels l'esclavage ou la Shoah... Pour autant, le ressenti est que l'éducation à la citoyenneté reste trop souvent parcellaire et ne marque pas durablement les publics. Quand elle est appliquée, comme c'est le cas dans le cadre du cours d'histoire -géographie (ECJS...). &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'initiation aux littératures francophone et européenne,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; mise en place avec la réforme du français en lycée en 2000-2001, est restée quasiment lettre morte: les manuels scolaires y font peu référence, il n'y a pas de véritable accompagnement pédagogique: cela ne fait pas partie des priorités, comme l'on dit.&lt;br /&gt;Quant à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;l'enseignement du FLE (français langue étrangère)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; à destination des publics étrangers ou d'origine immigrée, sa marginalisation est inversement proportionnelle à son intérêt pour l'intégration des publics à la communauté nationale et pour la construction d'une didactique de l'interculturel en français. Autres exemples du même ordre, la mise à l'écart partielle de la sociologie dans le cadre de la réforme de la filière ES, la suppression de l'enseignement de l'histoire en terminale S qui s'ajoute à celle des TPE (travaux personnels encadrés) en classe de Terminale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Limites et perspectives du modèle républicain&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Comment expliquer un tel bilan? En fait, aux dérives mondialisées de l'économie de la connaissance, il faut ajouter les limites du modèle républicain. L'objectif qui a consisté à mettre «l'enfant au centre des apprentissages» correspond, entre autres facteurs constitutifs, à la conception individualiste de la République française. Son indéniable légitimité réside dans la valorisation de la dignité de toute personne, dans la possibilité qui est donnée à chacun(e) de construire une personnalité autonome également. Cela dit, il devient urgent de pondérer les inévitables dérives egocentrées, ethnocentrées et unitaristes de ce modèle. A défaut de quoi, dans le rapport des forces socio-éducatif actuel, l'on s'expose à renforcer les concurrences et compétitions plus ou moins loyales, l'isolement des plus faibles également. En externe, la défense des ressortissants français à l'étranger s'effectue trop souvent de manière unilatérale, au détriment ou en l'absence de celle de peuples fragilisés ou dominés par notre Etat-nation, cela au compte d'intérêts contestables.&lt;br /&gt;A contrario de la tendance lourde de la société, éduquer les publics à un décentrement volontaire à l'égard des instances de pouvoir ou de consommation nécessite de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;théoriser et de mettre en pratique une citoyenneté de l'altérité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; « &lt;em&gt;Je est un autre&lt;/em&gt; » disait Rimbaud. Au plan technique, la société des médias à laquelle sont formés les jeunes permet de relayer cette entreprise. Celle-ci complète par ailleurs la toute aussi nécessaire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;éducation à un développement soutenable et à la bio-diversité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Le respect de l'autre et de sa différence passe d'abord par celui de son environnement.&lt;br /&gt;Les prémisses de cette citoyenneté de l'altérité nous ont été donnés avec la reconnaissance par l'Etat, les médias, les entreprises...du principe de «diversité culturelle» , tel que revendiqué par les jeunes des banlieues en 2005. Il faut rappeler que ce «mai 68 des banlieues» a précédé la mobilisation juvénile et populaire qui obtint dans la foulée l'abrogation de la loi sur la création du contrat première embauche (CPE).&lt;br /&gt;Pourquoi ce principe n'a-t-il pas été encore vraiment pris en compte dans l'Education nationale? L'obstacle réside dans les préjugés vivaces à l'égard des différentes formes de culture communautaire, qu'elles soient d'ordre religieux, linguistico-culturel, ethnique. A la différence de maints pays européens limitrophes, tels l'Espagne, notre pays cultive une méfiance excessive à l'égard des expressions religieuses (démarche dite de «laïcité fermée»), de celle des langues-cultures des régions historiques, des DOM-TOM, des banlieues. Le culte de l'unité nationale, de l'universalisme et d'une citoyenneté individuelle ne doit pas conduire à des formes extrêmes de déculturation qui seraient autant de pertes de substance ontologique, d'être au monde. Le déni des problématiques culturelles (au sens anthropologique du terme) conduit à des aberrations: du fait de l'hégémonie grandissante de l'anglo-américain comme langue scientifique, commerciale, diplomatique... les menaces qui pèsent sur l'avenir du français, pourtant langue de l'unité républicaine, comme le décrète l'article 2 de la Constitution, ne donnent lieu à aucune forme de résistance organisée. La transmission du patrimoine national est en jeu; au-delà, c'est d'adaptation à la nouvelle donne mondialisée dont il s'agit:&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Historiquement, le sujet moderne s’est incarné d’abord dans l’idée de citoyenneté, qui a imposé le respect des droits politiques universels par-delà toutes les appartenances communautaires.(…)Pendant la période dominée par le paradigme social, c’est la lutte pour les droits sociaux (et en particulier pour les droits des travailleurs) qui a été au centre de la vie sociale et politique.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’installation du paradigme culturel met au premier plan la revendication de droits culturels. De tels droits s’expriment toujours par la défense d’attributs particuliers mais ils confèrent à cette défense un sens universel. » 1&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’adaptation de l’Education nationale à la mondialisation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; nécessite d’apporter des réponses aux questionnements d’ordre anthropologique des publics: concernant les relations à entretenir entre pays de l'Union européenne, du nord et du sud, avec l'Islam, la chrétienté et la laïcité, avec la francophonie, l'anglophonie et la culture people, entre les cultures de genre, entre les générations... Jusqu'à présent, les réponses institutionnelles sont essentiellement d’ordre structurel ou de l'ordre de la sanction, scolaire, policière, militaire même: création des établissements ambition-réussite, des internats d’excellence, du policier-référent, relégation des publics violents dans l' espace incontrôlé des casernes….Entre autres démarches pédagogiques, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le dialogisme interculturel, interdisciplinaire, paritaire, inter-générationnel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;… s’impose pour éduquer à une citoyenneté plurielle, complexe et évolutive ce faisant:&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;L’émergence d’une épistémé de la diversité impose des remises en cause méthodologiques et épistémologiques.(…) Tous les Etats occidentaux sont confrontés à ces interrogations. Le modèle centralisateur et uniformisateur jacobin dont la France post-révolutionnaire fut l’exemple achevé, mais qui fut à l’œuvre, avec des nuances, partout en Occident ainsi que dans l’ensemble des anciennes colonies et particulièrement au Nouveau monde, est progressivement contesté.(…) Parallèlement émerge une nouvelle mentalité visant à prendre davantage en compte les différentes composantes de la diversité. Ce phénomène s’explique par une meilleure prise de conscience de l’altérité, par la multiplication des échanges et des rencontres interculturelles, par les nécessités d’améliorer les relations entre les communautés et d’éviter les dérives «nationalitaires».»2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;A rebours de l'unitarisme comme des communautarismes, il s'agit donc de pratiquer «l'unité dans la diversité», comme le dit la devise européenne. A rebours de l'économie de la connaissance technocratique et technoscientiste, qui maintient élèves et citoyens dans l'empirisme inter-subjectif10, la reconstruction d'un pacte de convivialité adapté aux enjeux de la période passe par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;la didactisation des fondamentaux des SHS&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Entre autres sciences à promouvoir, citons l'anthropologie (dont l'un des objets est la question des appartenances culturelles, de quelque nature qu'elles soient) et la sémiologie (dont l'analyse porte sur les représentations, précieuse dans la société des médias)... Entre autres éléments, la rééquilibration des humanités scolaires est conditionnée à la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;création d'un Institut de recherche pour l'enseignement du français discipline fondamentale&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et du champ disciplinaire associé (IREF) et au-delà à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;celle d'un institut interdisciplinaire de la Francophonie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. La publication récente d'un référentiel en histoire de l'art est un exemple à suivre, pour la reconfiguration du champ des sciences de l'éducation. Cela dans l'objectif d'une éducation à l'altérité, condition nécessaire à la réhabilitation dans notre pays du jeu démocratique et d'une politique de co-civilisation. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1-Touraine Alain, ( 2005) &lt;em&gt;Un nouveau paradigme (pour comprendre le monde d'aujourd'hui),&lt;/em&gt; p. 337&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Fayard&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2- Ferréol Gilles et Jucquois Guy (2003) &lt;em&gt;Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles,&lt;/em&gt; p.100-101 ( Armand Colin)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Abdallah –Pretceille Martine, &lt;em&gt;L’éducation interculturelle&lt;/em&gt; (Que sais-je ?)&lt;br /&gt;Agazinski Sylviane, &lt;em&gt;La politique des sexes&lt;/em&gt; (Seuil, 2001)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Appel à promouvoir français, Lettres, langues, arts, philosophie, sciences sociales&lt;/em&gt;...(2008)http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article150&lt;br /&gt;Attac (texte collectif): &lt;em&gt;Economie de la connaissance&lt;/em&gt;- http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article9411&lt;br /&gt;Baumgratz Gangl Gisèle, &lt;em&gt;Compétence transculturelle&lt;/em&gt;, Paris –Hachette, 1993&lt;br /&gt;Boudet Martine- Saint-Luc Florence, 2010, &lt;em&gt;Pour une politique éducative de co-civilisation -propositions alternatives pour la formation des enseignants&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3472&lt;br /&gt;Bourdieu Pierre (2002), &lt;em&gt;La domination masculine&lt;/em&gt;, Points- Essais&lt;br /&gt;Clanet Claude, (1993) &lt;em&gt;L’interculturel-introduction aux approches de l’interculturel en éducation et en sciences humaines &lt;/em&gt;(Presses Universitaires du Mirail)&lt;br /&gt;Férréol Gilles et Jucquois Guy, &lt;em&gt;Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles&lt;/em&gt; (Armand Colin, 2003)&lt;br /&gt;Meirieu Philippe, &lt;em&gt;Vers une école de la citoyenneté,&lt;/em&gt; in &lt;em&gt;Construire ses savoirs, construire sa citoyenneté du GFEN&lt;/em&gt; (Chronique sociale, 1996)&lt;br /&gt;Morin Edgar. (1999), &lt;em&gt;Relier les connaissances (le défi du 21e siècle)&lt;/em&gt; ouvrage collectif (Seuil,)&lt;br /&gt;Morin Edgar (2008), &lt;em&gt;Pour une politique de civilisation,&lt;/em&gt; Diffusion Seuil&lt;br /&gt;Touraine Alain (2005), &lt;em&gt;Un nouveau paradigme (pour comprendre le monde d’aujourd’hui&lt;/em&gt;) Fayard&lt;br /&gt;Touraine Alain (2007), &lt;em&gt;Penser autrement&lt;/em&gt;, Fayard&lt;br /&gt;Wolton Dominique (2006), &lt;em&gt;Demain la francophonie&lt;/em&gt;, Flammarion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2827562759059601167?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2827562759059601167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2827562759059601167' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2827562759059601167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2827562759059601167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/06/le-dialogue-des-cultures-lecole.html' title='LE DIALOGUE DES CULTURES A L&apos;ECOLE'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4459739408103005008</id><published>2011-04-03T15:06:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T04:33:28.610-07:00</updated><title type='text'>Edgar Morin le philosophe de la complexité</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt; EDGAR MORIN LE PHILOSOPHE DE LA COMPLEXITE&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Martine BOUDET &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce panorama bio-bibliographique porte sur les lignes de force qui traversent tant la vie que l'oeuvre d'Edgar Morin. Comme lui-même l'a écrit et dit, ce n'est pas une carrière qu'il a menée mais une existence qu'il a conduite, ses publications étant souvent la résultante d'expériences personnelles ou de confrontations avec l'époque et la société. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;E. Morin est né en 1921 et est d'origine juive sépharade. Sa famille a émigré de la ville grecque de Thessalonique pour s'installer à Paris, dans le quartier populaire de Ménilmontant. Son nom d'origine est Nahoum, il a consacré à sa famille un très beau livre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vidal et les siens ,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; écrit en 1989. Si sa patrie est la France, sa matrie est la méditerranée; il se définit comme un judéo-gentil, c'est-à-dire descendant des Juifs modernes qui ont été formés par la culture humaniste européenne, celle du monde des Gentils ou non Hébreux (le terme hébreu étant « &lt;em&gt;goy &lt;/em&gt;») . Il se décrit aussi comme un « post-marrane » à l'instar de ces descendants des juifs d'Espagne « &lt;em&gt;conversos »&lt;/em&gt; qui ont été forcés de se convertir au christianisme à la fin du 15e siècle, comme Montaigne, Cervantés ou Spinoza et dont beaucoup avaient émigré à Thessalonique. L'expérience des drames de la marginalisation vécus par la diaspora au cours de son histoire est à la base de son refus de la violence et des discours polémiques. Comme Montaigne dont il se sent proche, il revendique une citoyenneté tolérante et élargie aux dimensions du monde connu: « &lt;em&gt;Un honnête homme est un homme mêlé ». &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;En 2006, il interroge à nouveau l'identité d'origine qui est la sienne, dans le livre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le monde moderne et la question juive.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Cela suite à un procès en diffamation raciale qu'il gagna finalement: il défendait dans un article collectif publié dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; la thèse selon laquelle Israël, né de la Shoah, ne devait pas reproduire des logiques de domination inhumaines à l'encontre d'un autre peuple, en l'occurrence le peuple palestinien. Selon E. Morin, le refus de l'antisémitisme ne doit pas conduire à la démission à l'égard des crimes du sionisme. Le refus des amalgames mystificateurs est, comme on le verra plus loin, l'un des traits constitutifs de sa réflexion.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La mort tragique de sa mère Luna d'une crise cardiaque alors qu'il avait neuf ans le fait entrer de plein pied dans les mystères métaphysiques et les drames affectifs: en effet, l'enfant lui-même n'était pas destiné à vivre, sa mère étant déjà gravement malade à l'époque de sa naissance. Il appelle son « Hiroshima intérieur » ce drame initial et fondateur; ce fut l' objet d'un questionnement sur la prégnance des lignes de faille essentielles qui jalonnent le parcours des humains. « &lt;em&gt;Vivre de mort, mourir de vie&lt;/em&gt; », cette formule d'Héraclite l'accompagne. Il y consacra en 1951 un livre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'homme et la mort,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; premier essai anthropologique qui mêle différentes disciplines des sciences de la vie et de l'homme. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ses origines populaires expliquent sa polarisation de gauche, son attachement aux phénomènes sociaux aptes à traduire la vitalité des collectifs et leur capacité évolutive. Ses écrits n'ont pas vocation à conserver les éléments du patrimoine philosophique ni à dialoguer avec les auteurs du passé, ils traduisent une modernité en mouvement, celle des mass-medias par exemple. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est entré en résistance en 1942 à l'âge de 21 ans et y prit un nom d'emprunt qui lui restera: au départ c'était le nom d'un personnage de Malraux dans&lt;em&gt; l'Espoir&lt;/em&gt;, Manin, qui sera transformé par ses compagnons de lutte en Morin. Ce sera pour lui l'occasion de vivre à Toulouse et surtout à Lyon un compagnonnage qui l'initie à la vie d'adulte: il y rencontre Violette Chapellaubeau qui sera sa première femme, y partage les débats à la fois tourmentés et créatifs sur le choc des idéologies qui conduisit à la 2e guerre mondiale: impérialisme/colonialisme, communisme, fascisme européen et nazisme..Il adhère au parti communiste et participe activement au communisme de guerre, cotoyant des intellectuels tels le futur sociologue Georges Friedmann, les écrivains Marguerite Duras, Albert Camus, Roger Vailland. .Il défile avec Marguerite Duras et d'autres sur les Champs Elysées le jour de la libération de Paris, cette «&lt;em&gt; capitale de la douleur&lt;/em&gt; » comme la dénommait Paul Eluard. Il a conservé de cette époque le sens de l'épopée humaine, d'une poésie de l'existence éloignée des mesquineries de la vie sociale. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'après-libération a été une période de désenchantement car il devait composer tant avec le stalinisme triomphant qu'avec les règlements de compte et les calculs carriéristes d'une France bourgeoise en voie de recomposition. Il part alors en Allemagne, se mettant au service du gouvernement militaire de la zone française à Baden-Baden et écrit ce qui est finalement son premier livre, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'an zéro de l'Allemagne.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Première expérience de mise à distance des stéréotypes culturels en cours, ceux du « sale boche» en l'occurrence: la différence qu'il établit entre le régime nazi et le peuple allemand était un fait rare à l'époque. Il est vrai que par chance, E. Morin n'eut pas trop à souffrir des atrocités de la guerre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De retour à Paris, il renonce à passer des concours et à briguer une carrière d'universitaire qui pouvait lui être octroyée facilement, grâce à ses faits d'armes. Il refuse de même d'entrer au Conseil national des écrivains sous l'égide du PCF et de courtiser Aragon. En revanche, il fréquente le cercle de la rue saint Benoît où habitent Marguerite Duras et Robert Antelme, son mari. Grâce aux recommandations des philosophes Jankélévitch et Merleau-Ponty, il entre au CNRS en 1950. Cette institution a été pour lui un havre de paix, un lieu de retraite où élaborer une réflexion autodidacte et relativement indépendante des institutions et des appareils. C'est à cette époque qu'il est exclu du PCF, ne pouvant taire ses critiques à l'encontre du système totalitaire et concentrationnaire soviétique. Il fait le bilan de cette expérience dans le livre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Autocritique,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; publié en 1959. Avec Claude Lefort, il est l'un des premiers intellectuels à avoir discerné la mystification stalinienne et attiré l'attention sur ses conséquences géo-politiques. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deuxième ligne de front, à l'égard du colonialisme français qui sévissait en Algérie: Robert Antelme et lui fondent en 1955 le Comité des intellectuels contre la guerre en Algérie qui réunit des signatures prestigieuses, celles de François Mauriac, Roger Martin du Gard, André Breton, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty et Claude Lefort. Dans ce cas, la démarcation s'opère entre la défense du peuple algérien, de son aspiration à l'indépendance et la critique des méthodes du FLN. Il défend la voie démocratique représentée par Messali Hadj, subissant les foudres et de l'impérialisme français et du FLN. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans ces différents contextes troublés, Morin renforce sa personnalité qui est celle d'un marginal à contre-courant, qui résiste aux conformismes idéologiques. Il est conforté dans cette ligne de conduite par la fréquentation de nombreux cercles d'intellectuels engagés. Avec Roland Barthes, il fonde en 1956 la revue &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Arguments &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;qui sera un laboratoire de l'hétérodoxie, par référence aux travaux de Heidegger, de Lucaczs et de l'école de Francfort, représentée par Adorno et Marcuse. En 1960, il présente avec l'ethnologue Jean Rouch au festival de Cannes un film &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chronique d'un été,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui constitue un premier document sociologique, sur les conditions des Parisiens du peuple. En 1957, il écrit &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Stars&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui analyse cette fois-ci les éléments du star-system en voie de constitution. En 1962, c'est l'émergence d'une culture juvénile, celle des teenagers et du yé-yé, issue du baby-boom de l'après-guerre qui l'interpelle, un livre &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'esprit du temps&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est publié à ce propos en 1962 et un article &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Salut les copains&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; en 1963. Dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Commune en France&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ( 1967), le propos est ethno-culturel, il s'agit de décrire la déculturation à l'oeuvre dans une communauté bretonne, de la perte progressive des repères traditionnels d'ordre symbolique et cosmologique sous le rouleau compresseur d'un Etat technocratique et centralisateur. C'est à la condition féminine qu'il s'intéresse dans un chapitre du livre collectif &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La femme majeure&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (1973), préconisant l'émancipation des femmes par leur affirmation non seulement socio-économique mais aussi culturelle et par le dialogue des cultures de genre. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le champ sociologique, il se différencie d'un Barthes qui envisage plutôt l'aspect négatif des évolutions (voir ses &lt;em&gt;Mythologies&lt;/em&gt; qui paraissent à la même époque) et de Pierre Bourdieu qui se rallie au courant structuraliste et systémique. Ce dernier (ainsi que Jean-Claude Passeron) reproche à Morin l'empirisme de sa méthode sociologique, qui collerait de de manière trop empathique au fait de société représenté. Morin de son côté s'est démarqué du structuralisme qui, dans ses conceptions extrêmes, niaient la réalité du sujet en histoire et en littérature, au profit de formes abstraites et désincarnées (voir les écrits de Robbe-Grillet, d'Althusser, de Foucault, peut-être même de Levi-Strauss). Il veut faire reconnaître la créativité mythologique de la culture populaire médiatisée, à la différence de l'école de Francfort pour laquelle seule la culture élitaire est émancipatrice. Toujours dans l'objectif de cette sociologie du présent et du sujet en construction, il écrit &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mai 68, la Brêche&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; suivi de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vingt ans après&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; co-écrit avec Castoriadis et Claude Lefort, animateurs du Centre de recherche et d'études sociales et politiques (CRESP). Il y fait la critique du dogmatisme marxiste-léniniste des Sorbonnards qui a emprisonné l'esprit de mai 68 dans des catégories conceptuelles, de type socio-politique et économique, limitées. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est auprès du groupe des dix (1969-1976) formé par le médecin Jacques Robin qu'il se lance dans l'aventure de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;la Méthode.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; C'est l'époque où il découvre la Californie et l'expérience hyppie, sorte de révolution sauvage, de quête paradisiaque qui s'inscrit dans un contexte planétaire et pluriculturel. Influences asiatiques, hindouistes et chamaniques, bouddhisme zen, révolution sexuelle, transformations technologiques et informatiques...sont les éléments d'une alchimie où régénérer son être et sa pensée. Il publie un &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Journal de Californie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en 1970, où il est conscient cependant des limites et des possibilités d'échec de cette expérience, au coeur de la citadelle impérialiste. Autre démarche de vigilance face aux possibles illusions. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec L&lt;strong&gt;&lt;em&gt;a Méthode&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, cette oeuvre colossale en six volumes qui s'étend de 1977 à 2006, Morin s'est attaqué à une véritable reconfiguration du savoir humain. Il s'agit d'une entreprise à la fois épistémologique et cosmo-anthropologique qui préconise une méthodologie d'étude des faits objectifs et subjectifs. Il se distancie de la dialectique hégélienne dans le sens où il ne croit pas que l'humain puisse accéder à la vérité du Tout: la totalité est toujours inachevée, morcelée, fragmentée. Son orientation porte plutôt sur la reliance, c'est-à-dire tout ce qui met les phénomènes en relation. Le schéma ternaire bien connu de la résolution de la contradiction par l'émergence d'une synthèse supérieure ne lui semble pas faux en soi mais ne peut pas permettre d'interpréter l'ensemble des situations à traiter. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La méthode&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; identifie trois principes: &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- le principe dialogique qui unit deux notions ou faits antagoniques, qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité. Par exemple, civilisation et barbarie cohabitent dans l'histoire ambivalente du continent européen (un livre a été écrit à ce propos en 2005, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Culture et barbarie européenne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;-le principe hologrammique: la partie est dans le tout tout comme le tout est dans la partie ce que montre la génétique par exemple, le patrimoine génétique étant contenu dans chaque cellule. Pascal parlait de l'analogie existant entre les deux infinis, macrocosme et microcosme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;-le principe de récursion organisationnelle qui correspond quant à lui à la relation de cause à effet, cette relation pouvant être inversée, les effets devenant des causes à leur tour de ce qui les produit. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autre volet disciplinaire de son oeuvre, la question écologique. Bien avant d'autres et dans le prolongement de son expérience californienne, il rédige dans le cadre du club de Rome en 1972 &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'an I de l'ère écologique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. C'est en fait une spéculation cosmologique sur l'avenir des terriens que nous sommes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La politique de civilisation,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; co-écrit avec Samir Naïm en 1997 met l'accent sur la nécessité de dépasser les paramètres dominants du capital, de la technoscience et de la technocratie d'Etat, pour redonner à l'humain ses chances de régénération. La société civile et ses armes théoriques qui sont entre autres celles des sciences humaines et sociales doit être sollicitée pour la professionnalisation des expériences alternatives et la création de nouveaux métiers, dans le champ de l'économie sociale et solidaire, des médiations sociales et interculturelles, de l'agriculture biologique.. . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En ce qui concerne l'éducation, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Relier les connaissances&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ouvrage collectif commandé par le ministre du gouvernement de la gauche plurielle Claude Allègre en 1999 et&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (commandé par l'UNESCO) s'inscrivent dans la perspective d'une mise en situation des savoirs et d'un dialogue interdisciplinaire et au-delà transdisciplinaire, devenu nécessaire à l'heure de l'hyper-spécialisation des disciplines et du capitalisme cognitif, appelé par euphémisme « économie de la connaissance ». E. Morin présida le Conseil scientifique de la consultation « Quels savoirs enseigner dans les lycées » mais fut déçu de l'issue de cette démarche qui n'aboutit selon lui qu'à une « réformette ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans ce même esprit de reliance, le discours prononcé à Sarajevo en pleine guerre civile yougoslave s'inscrit dans le droit fil du printemps des peuples européens qui combattirent les citadelles impériales au 19e siècle; c'est un appel au respect des nationalités et à leur entente cordiale, par delà les contradictions culturelles et les vicissitudes de l'histoire post-communiste. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'une manière générale, la réflexion d'E. Morin rebondit au rythme des évolutions socio-culturelles et progressivement planétaires, se faisant l'écho des aspirations émergentes, contribuant à en faire reconnaître le bien-fondé et à leur donner une légitimité philosophique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour conclure, quelles sont les lignes directrices de ce parcours?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- le refus des carcans et des clivages idéologiques, manifestés sous les formes des dogmatismes , des sectarismes et le culte permanent de l'hérétérodoxie, d'une pensée aux marges de la société &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- la gestion des contradictions inhérentes au réel par l'appréhension de sa complexité et la mise en pratique d'un dialogisme transdisciplinaire. A ce propos, il est l'un des membres fondateurs, avec le spécialiste de la physique quantique Basarab Nicolescu, l'anthropologue Gilbert Durand et le philosophe Michel Cazenave du CIRET, Centre international de recherches et d'études transdisciplinaires (fondé en 1987). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A tous ces titres, E .Morin est un héritier de l'universalisme à la française, dont la quête d'émancipation, distanciée des formalismes techniciens et au carrefour entre mythes, cultures et idéologies, a trouvé un écho favorable tout particulièrement dans les mondes méditerranéen dont il est issu et latino-américain. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certains analystes voient dans cette oeuvre une orientation messianique, assez caractéristique de la culture hébraïque: dans cet ordre d'idées, l'un des maîtres -mots en serait celui de métamorphose, cette forme de révolution intérieure et syncrétique, assimilable à la transformation de la chrysalide. Avec les révolutions du monde arabe et les catastrophes écologiques endurées par le peuple japonais, l'actualité donne raison à Edgar Morin, témoignant de la radicalité et de la profondeur de ces processus d'émergence de l'altérité, inscrite au coeur même du quotidien. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Référence de lecture &lt;/strong&gt;Edgar Morin, &lt;em&gt;Le philosophie indiscipliné&lt;/em&gt; (Le Monde, hors série, 2010) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4459739408103005008?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4459739408103005008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4459739408103005008' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4459739408103005008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4459739408103005008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/04/edgar-morin-le-philosophe-de-la.html' title='Edgar Morin le philosophe de la complexité'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-6373202869183030198</id><published>2011-04-03T14:51:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T04:48:53.721-07:00</updated><title type='text'>La voie (Edgar Morin)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Compte-rendu du dernier ouvrage d’Edgar Morin « &lt;em&gt;La Voie&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;samedi 19 janvier 2011 devant le Séminaire interdisciplinaire de Toulouse-Rangueil &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;par Henri CALLAT&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’ai eu beaucoup de chance ! Il y a 30 ans, quelques années après la publication du premier tome de « La Méthode » en 1977, « La Nature de la Nature », j’ai rencontré Edgar Morin . Depuis je ne l’ai plus intellectuellement quitté absolument persuadé d’avoir rencontré le Descartes du XXe siècle !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que se proposait en effet Edgar Morin dès la publication de ce premier tome de « La Méthode » ? Rien de moins qu’une transformation radicale de notre Théorie de la Connaissance » ! A l’heure où la plupart s’apprêtent à « prendre la retraite », lui, Edgar Morin, recommence sa vie : de 1977 (il a alors 57 ans) jusqu’en 2004, il publiera successivement 6 tomes d’une œuvre monumentale : « La Nature de la Nature » ( 1977), « La Vie de la Vie » (1980), « La Connaissance de la Connaissance »(1986), « Les Idées » (1991), « L’identité humaine » (2001) , « Ethique » (2004). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est l’essentiel de ces 6 volumes que son dernier ouvrage « La Voie » sous titré « Pour l’avenir de l’humanité », voudrait résumer. Tentative grandiose mais un peu difficile à bien comprendre pour ceux qui n’ont pas accompagné Edgar Morin tout au long de son itinéraire intellectuel . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En réalité c’est à une révolution conceptuelle et pas seulement culturelle que nous convie Edgar Morin dans tous ses livres, la première révolution –culturelle – ayant partout échoué pour la bonne raison que la seconde n’a jamais encore été réalisée ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une expression traduit parfaitement cette situation : « Ce qui nous fait le plus défaut, écrit Edgar Morin, est non ce que nous ignorons, mais l’aptitude à penser ce que nous savons. » En langage philosophique classique cela s’appelle l’épistémologie, et partant toute notre philosophie ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’ampleur du problème à exposer est telle que je ne l’aborderai que sous trois angles d’attaque, si l’on peut dire , et encore d’une façon tellement résumée que j’implore déjà de votre part l’indulgence la plus grande : je serai simple – peut-être simpliste – mais je pense être vrai relativement à la pensée profonde d’Edgar Morin. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’aborderai successivement : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1) La révolution de notre théorie classique de la connaissance &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2) La faillite de la pensée politique contemporaine qui n’en est que la conséquence &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;3) Les « voies » à faire émerger sur le chemin de « La Voie » nouvelle à inventer, donc de l’homme moderne à faire naître &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;1) La révolution de notre théorie classique de la connaissance &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle est tout entière résumée dans le chapitre premier de la première partie du livre (p 145) sous les titres « Réforme de la pensée » et « La crise de la connaissance » ; elle est ensuite justifiée par les conséquences socio-culturelles qu’entraîne chaque jour en nous et autour de nous le fait qu’elle n’est pas encore réalisée ( chapitre premier de la quatrième partie, p 257). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne saurai mieux faire que vous lire deux courts fragments caractéristiques de ces deux chapitres. Première référence, p 145 : « Notre système de connaissances , tel qu’il nous est inculqué, tel qu’il est engrammé dans les esprits, conduit à d’importantes méconnaissances. Notre mode de connaissance a sous-développé l’aptitude à contextualiser l’information et à l’intégrer dans un ensemble qui lui donne sens. Submergés la surabondance des informations, nous pouvons de plus en plus difficilement les contextualiser, les organiser, les comprendre. Le morcellement et la compartimentation de la connaissance en disciplines non communicantes rendent inaptes à percevoir et concevoir les problèmes fondamentaux et globaux. L’hyper-spécialisation brise le tissus complexe du réel, le primat du quantifiable occulte les réalités affectives des êtres humains. » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ferai seulement remarquer que derrière ce paragraphe essentiellement descriptif se cache toute une épistémologie – une connaissance de la connaissance analysée dans le tome 3 de « La Méthode » - qui prétend relativiser tout ce qui , jusqu’à ce jour, a utilisé ce terme ! Ce n’est pas une petite prétention et voilà pourquoi je ne peux pas faire l’économie d’un petit détour épistémologique si je veux bien situer Edgar Morin dans l’histoire de la pensée et bien faire apparaître toute son originalité de « philosophe indiscipliné », expression qui, privée de cette démarche, n’a aucun sens. « … pour penser la science aujourd’hui, écrit Jean-Marc Lévy-Leblond dans « La pierre de touche », il faut aussi pouvoir la raconter. » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec Edgar Morin il nous faut devenir capable de sortir de tout un univers mental ! Pour faire bref, ultra bref, je soulignerai deux relativisations capitales qui nous introduisent dans cet univers mental : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1) Le « principe de raison suffisante » de Leibniz&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2) La philosophie transcendantale de Kant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour ceux dont les souvenirs du Lycée se sont depuis longtemps estompés, je rappelle brièvement de quoi il s’agit . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;- au-delà de Leibniz et de Kant &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Le « principe de raison suffisante » de Leibniz s’énonce approximativement ainsi : « Rien n’arrive sans une cause, c’est à dire sans une raison qui rende raison a priori pourquoi une chose est existante plutôt que non existante. » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Remarquons que Pascal , à peu près à la même époque, se faisait de la causalité une idée beaucoup plus complexe ; témoin ce passage célèbre des « Pensées » : « … toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates, et toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties. » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quant à la philosophie transcendantale de Kant elle est dominée par les deux grands principes suivants : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1) les formes a priori de l’intuition sensible (espace et temps) &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2) les catégories de l’entendement ( causalité, substance, etc…).Ce qui ne veut pas dire que Kant et Leibniz soient à jeter aux orties… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais ce qui veut dire que ni les formes a priori de notre intuition sensible( espace et temps), ni les catégories a priori de l’entendement n’ont résisté aux coups de boutoir répétés de la science moderne à savoir la relativité et la physique quantique. J’oserai une métaphore : avecEdgar Morin nous avons atteint le « mur de Planck » de la philosophie qu’illustrent les 3 grands renoncements classiques qui suivent :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1) notre conception de l’objet&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;2) notre conception du vrai&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;3) notre conception de l’homme Les liens entre les choses l’emportent désormais sur ces « choses » elles-mêmes qui ont cessé d’être des « en soi », des « substances », des êtres » au sens classique du terme. Quant à notre conception du vrai elle n’est plus asymptotique : nous ne tendons plus linéairement et progressivement vers une vérité préstructurée dont il n’y aurait plus qu’à découvrir spéculativement la transcendance . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Wittgenstein a peut-être le mieux traduit cette conception dans la formule paradoxale célèbre : « Dis-moi comment tu cherches, je te dirai ce que tu cherches. »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De ce point de vue c’est une conception poétique de l’homme qui se substitue à la conception classique, kantienne de « sujet » avec toutes les connotations ontologiques et sémantiques de soumission et de domination qu’elle implique : sujet = sub jaceo ( je place dessous) . J’y reviendrai en fin d’exposé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;- un nouveau paradigme &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bref avec Edgar Morin c’est bien un nouveau paradigme du savoir qui nous est proposé, remarquablement illustré par l’un des fondateurs de la science moderne, Erwin Schrödinger : « La connaissance isolée qu’a obtenue un groupe de spécialistes dans un champ étroit n’a en elle-même aucune valeur d’aucune sorte. Elle n’a de valeur que dans le système théorique qui la réunit à tout le reste de la connaissance et seulement dans la mesure où elle contribue réellement, dans cette synthèse, à répondre à la question « Qui sommes-nous ? » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi avec Edgar Morin, via Schrödinger, la science moderne rejoint-elle l’éthique et ce n’est pas innocemment que le dernier tome de « La Méthode » porte « Ethique » comme titre ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Faute d’avoir encore compris cela, voici les conséquences socio-culturelles de l’ancien paradigme dans lequel nous nous enlisons toujours . Je cite le paragraphe évoqué plus haut : « &lt;em&gt;Nous nous croyons civilisés alors que la barbarie s’empare intérieurement de nous dans l’égoïsme, l’envie, le ressentiment, le mépris, la colère, la haine. Nos vies sont dégradées et polluées par le niveau lamentable et souvent calamiteux des relations entre individus , sexes, classes, peuples. L’aveuglement sur soi et sur autrui est un phénomène quotidien. L’incompréhension non seulement du lointain mais aussi du prochain est générale. La possessivité et la jalousie rongent les couples et les familles : que d’enfers domestiques, de microcosmes d’enfers plus vastes dans le milieu du travail, l’entreprise, la vie sociale … » &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Est-ce à dire que ce constat quasi effrayant qu’Edgar Morin fait de notre époque nous enferme à jamais dans la double barbarie de la pensée mutilée et de la société qui la traduit ? Et c’est ici qu’apparaît un paradoxe qui se précisera mieux dans la troisième partie de mon exposé et dont je résumerai en une seule phrase l’aspect salvateur . Edgar Morin écrit ( p 30 de « La Voie ») : « …&lt;em&gt; pour la première fois dans l’histoire humaine, sont réunies les conditions d’un dépassement de cette histoire faite de guerres dont les puissances de mort se sont renforcées jusqu’à permettre désormais un suicide global de l’humanité »&lt;/em&gt;. Que faut-il faire alors pour dépasser et surmonter ce paradoxe ? Evidemment sortir de notre mode actuel de penser et de connaître , sortir d’un inconscient auprès duquel celui révélé par Freud n’est qu’une pâle introduction. Voilà pourquoi Edgar Morin redouble les titres de sa « Méthode » signalant par là la naissance d’une nouvelle épistémologie : « La Nature de la Nature », « La Vie de la Vie », « La Connaissance de la Connaissance » ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;2)La faillite de la pensée politique et sa nécessaire régénération&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;C’est la page 46 qui nous l’expose sans complaisance : « …&lt;em&gt; la pensée politique en est au degré zéro . Elle ignore les travaux sur le devenir des sociétés et sur le devenir du monde. « La marche du monde a cessé d’être pensée par la classe politique », dit l’économiste Jean-Luc Gréau. La classe politique se satisfait des rapports d’experts, des statistiques et des sondages. Elle n’a plus de pensée. Elle n’a plus de culture. Elle ne sait pas que Shakespeare la concerne.&lt;/em&gt; » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et pourquoi en est-il ainsi aujourd’hui ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un peu plus haut dans la même page, Edgar Morin nous le dit très clairement : « &lt;em&gt;L’action politique s’est toujours fondée implicitement ou explicitement sur une conception du monde, de l’homme, de la société, de l’histoire, c’est à dire sur une pensée. C’est ainsi qu’une politique réactionnaire a pu se fonder dur Bonald, Joseph de Maistre, Maurras, qu’une politique modérée a pu se fonder sur Tocqueville, que des politiques révolutionnaires ont pu se fonder sur Marx, Proudhon, Bakounine… »&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelle est la pensée qu’exige aujourd’hui notre action politique ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une conception du monde, de l’homme, de la société, de l’histoire certes, mais élargie cette fois à l’échelle planétaire et enrichie de toutes les fantastiques découvertes scientifiques en tous domaines du siècle qui vient de finir ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une métaphore chère à Edgar Morin décrit bien notre situation présente : notre vaisseau Terre ressemble à un quadrimoteur dont l’aile gauche porterait la science et la technique et l’aile droite l’économie et le profit, mais sans aucune régulation, sans aucun lien entre les quatre machines . Techno-science et Capitalisme mêlés sont en train de nous conduire à l’abîme ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On pourrait compléter ce tableau en ajoutant que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, toutes les « valeurs » qui, récemment encore, structuraient plus ou moins nos sociétés , qu’elles soient religieuses ou laïques, ont été absorbées par l’une d’entre elles, la valeur économique. D’aucuns parlent même de « capitalisme total » pour définir ce phénomène qui affecte à la fois nos sociétés dans leur objectivité économique, mais nos propres personnes dans leur subjectivité la plus profonde. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tocqueville dans « La Démocratie en Amérique », parlait déjà de l’avènement d’une société qui « dégraderait les hommes sans les tourmenter » ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce qui signifie que ce « degré zéro » de la pensée politique moderne n’est pas un néant : ce « trou noir » est en réalité comblé par une idéologie qui se présente habilement comme absence d’idéologie alors qu’elle envahit, qu’elle pénètre tout : l’idéologie du tout marchandisé, du tout instrumentalisé, du tout réduit à sa plus simple expression inhumaine , pour tout dire à une nouvelle barbarie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce constat de la pensée politique mutilée s’inscrit parfaitement dans la logique de la pensée humaine elle-même mutilée et implique, pour en sortir, une révolution dans la théorie de la connaissance inséparable d’une profonde transformation de nos programmes d’enseignement et de notre Ecole, de notre éducation en général , problème que je posais au début de cet exposé et que je retrouve au seuil de sa troisième partie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;3) &lt;strong&gt;Les « voies » à faire émerger sur le chemin de « La Voie » nouvelle à inventer et de l’homme moderne à faire naître &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;sur la terre comme au ciel&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Antonio Machado a tout dit dans la formule célèbre : « » ( Toi qui marches, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On aura compris qu’à travers la critique de la théorie de la connaissance et de l’absence de pensée de la politique contemporaine , c’est, en réalité, toute une conception de l’homme qui est en jeu. Le moment est venu de répondre à la question de Schrödinger : « Qui sommes-nous ? » Mais cela n’apparaît presque jamais dans les discours que nous entendons quotidiennement. « La classe politique , écrit Edgar Morin (p. 46), se satisfait des rapports d’experts, des statistiques et des sondages…Elle ne sait pas que Shakespeare la concerne. » &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout se passe en effet comme si nous continuions à ignorer que, depuis moins d’un siècle, tout a changé dans les idées que nous nous faisions jusqu’alors du monde ( espace, temps, causalité, matière, esprit, …) . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous venons d’apprendre tout récemment que l’Univers a une histoire ( Einstein lui-même refusait de le croire jusqu’à la veille de sa mort) , et que nous faisons partie intégrante de cet univers dont l’âge approximatif, aux dernières nouvelles cosmiques, serait de quelques 13,7 milliards d’années ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;D’aucuns se gaussent de telles références quand les préoccupations majeures de nos contemporains tournent autour du chômage, de la violence qui ne cesse d’augmenter, du pouvoir d’achat qui baisse, des services publics qui sont menacés, etc…,etc… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous feriez mieux de vous occuper de la Terre et de ses problèmes plutôt que du ciel ou de la théorie de la connaissance, entend-on bien souvent dire autour de nous. A quoi il est facile de répondre que les rapports du ciel et de la terre sont beaucoup plus intimes qu’on ne le croît communément. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une petite histoire de la pensée humaine illustrée par quelques anecdotes le démontre amplement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il était une fois au tout début de l’histoire de la philosophie, il y a environ 26 siècles, un grand penseur du nom d’Anaximandre. Il habitait Samos, une petite île de la mer Egée sur laquelle régnait un tyran appelé Polycrate. Un jour Polycrate l’appelle pour s’enquérir de la nature du Soleil . C’est une pierre brûlante à peu près grosse comme le Péloponnèse , lui fut-il répondu. Le lendemain Anaximandre était banni . Comment en aurait-il était autrement puisque Polycrate tirait sa légitimité du dieu-soleil ? Si le Soleil n’est qu’une pierre, fut-elle brûlante, le tyran n’est plus rien ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La même mésaventure est arrivée à Galilée, 20 siècles plus tard exactement pour les mêmes raisons : ici c’est la marche du Soleil interrompue par Josué pour permettre aux Hébreux de gagner la bataille qui est en cause, ce Soleil que Galilée présentait comme un point fixe autour duquel tourne la Terre . &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et si nous prétendons aujourd’hui que l’univers a une histoire et que par conséquent l’homme n’a pas été créé une fois pour toutes mais n’est que le produit, la résultante de cette histoire, que deviennent la trop fameuse Nature humaine et les théories créationnistes qui la justifient ? On voit bien que c’est toute une métaphysique de l’identité qui s’effondre… et que la jonction du Ciel et de la Terre ainsi réalisée n’est pas sans poser quelques problèmes à la fois culturels, sociaux et … politiques ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-Qui sommes-nous ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A partir de tout ce que nous savons de l’univers et de son histoire depuis moins d’un siècle, que répondre à la question de Schrödinger relayée par Edgar Morin dans toute son œuvre : « Qui sommes-nous ? » Qu’est-ce qu’un homme aujourd’hui ( un être humain au sens générique) ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un homme c’est « quelqu’un » ( je ne dis pas un « être » ou un « individu ») qui a cessé d’être un « sujet » avec tout ce que ce terme connote de soumission et d’aliénation et qui se définit essentiellement comme une « capacité », un « virtualité ». « Quelqu’un », pour reprendre l’expression de Sartre capable de « faire et en faisant se faire » ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La conception classique de l’homme débouche donc sur une conception poétique au sens étymologique le plus fort du terme : « poïen » en grec = faire, inventer, créer ! Se faire, s’inventer, se créer ! Nous pouvons répondre au moins théoriquement à l’interrogation de Heidegger : « Pourrons-nous un jour habiter poétiquement la Terre ? » C’est tout le problème posé par Edgar Morin dans l’expression « réforme de vie ». A la page 273 de son ouvrage nous pouvons lire : « Cette aspiration deviendra de plus en plus ample et profonde dans les sociétés technicisées, industrialisées, occidentalisées, surtout si elles sont ravagées par des crises et des désastres… La réforme de vie est indissociable d’une régénération éthique, elle-même indissociable d’une régénération du civisme, elle-même indissociable d’une régénération démocratique, elle-même indissociable d’une régénération des solidarités et de la responsabilité, tout cela étant inséparable d’un processus complexe , humain, social ,politique, historique, comportant une réforme de l’habitat, de la consommation, de l’éducation. La réforme de vie pourrait avoir une portée considérable sur tous les problèmes économiques et sociaux… »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-révolution et métamorphose &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Toutes ces régénérations annoncées par Edgar Morin dans ce paragraphe portent un nom qui lui est cher, celui de « métamorphose » au sens le plus naturel et le plus scientifique du terme : métamorphose d’une chenille en papillon, d’un têtard en grenouille … d’une simple réforme en complexe révolution ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car de ce point de vue, la révolution est plus que jamais à l’ordre du jour ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’ancienne ne visait qu’à changer la société économique et politique , tout le reste devait suivre nécessairement . On sait ce qu’il en est advenu… La nouvelle, certes, reprend cette ambition, mais en lui ajoutant la nouvelle conception de l’homme impliquée dans les sciences et les connaissances contemporaines. Edgar Morin nous dit (p 32) que « la notion de métamorphose » est plus riche que celle de révolution. Elle en garde la radicalité novatrice, mais la relie (paradoxalement) à la conservation de la vie, des cultures, du leg de pensées et de sagesses de l’humanité ». Et voilà pourquoi avant de parler de « La Voie », nouvelle sur laquelle l’humanité est appelée à s’engager, on parlera « des voies » multiples qui composeront demain cette « Voie ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A partir du moment en effet où l’on conçoit la révolution comme un problème affectant toutes les dimensions de l’homme – sa subjectivité incluse – on doit la faire vivre déjà dans les actions qui la préparent et y conduisent. Clémenceau disait que la révolution est un bloc ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autrement dit la fin poursuivie doit se trouver déjà dans les moyens utilisés . Politiquement cela porte un nom : c’est la démocratie ! Donc changer le monde implique d’un même mouvement de changer profondément cet homme qui veut changer le Monde . Castoriadis a bien vu le problème lorsque, parlant de Lénine, il le décrit ainsi :« Extra-lucide sur ses adversaires, mais aveugle sur lui-même » ! Est-ce à dire qu’il faille attendre que les hommes soient devenus parfaits pour commencer à changer le Monde ? Cette assertion relève du même paradigme dualiste que la croyance opposée dont nous venons de parler. Et c’est pour cela qu’au-delà de la pensée positiviste essentiellement structurée par les a priori leibnizo – kantiens évoqués en commençant, Edgar Morin invente ou, plus précisément, remet en honneur la pensée « dialogique » ou pensée « complexe » capable de s’auto-exprimer et de s’auto-construire en incluant au lieu d’exclure, en transformant au lieu de rejeter ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Plus croît le péril, plus croît ce qui sauve&lt;/em&gt; », proclame Hölderlin. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Mettre le mal au bien&lt;/em&gt; », dira plus tard Paul Eluard. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On aura compris qu’il s’agit d’en finir avec la vieille métaphysique du Bien et du Mal, du Beau et du Laid, de l’Esprit et de la Matière, etc… toutes démarches intellectuelles directement issues du paradigme dualiste et où les majuscules triomphent : je substantialise, j’ontologise, donc je sépare, donc je hiérarchise, donc je soumets, donc je domine, donc j’exclus … et voici l’Ancien Monde qui n’en finit plus de revenir et de se perpétuer . La Transcendance n‘en finit pas de surplomber éternellement l’immanence ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aussi ne faut-il pas abandonner l’idée de révolution, mais il faut plutôt révolutionner cette idée ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La révolution n’est pas le « Grand Soir » auquel nous avons rêvé dans notre « jeunesse folle », mais plus exactement une succession de « petits soirs » ou de « petits matins » , nous dirions encore de « résistances » qui transforment en profondeur les sociétés et les hommes ensemble, qui les métamorphosent comme dit Edgar Morin. La page 34 de « La Voie » dit tout ce que j’essaie de dire depuis le début de cet exposé : ce sera ma conclusion . Elle porte comme titre « Le bouillonnement créatif » : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Notre époque devrait être, comme le fut la Renaissance, et plus encore qu’elle, l’occasion d’une reproblématisation généralisée . Tout est à repenser. Tout est à commencer. Tout, en effet, a déjà commencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de préliminaires modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Il existe déjà, sur tous les continents, en toutes les nations, des bouillonnements créatifs, une multitude d’initiatives locales dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou existentielle. Mais tout ce qui devrait être relié est dispersé, séparé, compartimenté. Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier afin d’ouvrir une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la Voie nouvelle, laquelle décomposera la voie que nous suivons et nous dirigera vers l’encore invisible et inconcevable Métamorphose&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Le salut a commencé par la base. »&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et la base c’est nous ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Henri CALLAT . &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-6373202869183030198?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/6373202869183030198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=6373202869183030198' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6373202869183030198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6373202869183030198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/04/la-voie-edgar-morin.html' title='La voie (Edgar Morin)'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4164670945633943235</id><published>2011-04-03T13:40:00.000-07:00</published><updated>2011-04-03T14:50:16.886-07:00</updated><title type='text'>Penser le possible</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Texte d'introduction à la deuxième séance &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;de l'université populaire de Carcassonne&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Claude CARO &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;I PENSER LE POSSIBLE, LE VIRTUEL, LE « EN PUISSANCE », LE TRANSITOIRE,REALISER LES POTENTIALITES&lt;/strong&gt;, à l’heure de la mondialisation impulsée par le capitalisme ainsi que de ce que les sciences contemporaines nous apprennent de nous et de notre monde. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Il nous faut arriver à dissoudre cet énorme bloc du déterminisme métaphysique qui pèse sur la pensée scientifique&lt;/em&gt; » nous dit G Bachelard. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Les hommes font l’histoire », « Les hommes font tout autant les circonstances que les circonstances font les hommes »,&lt;/em&gt; nous dit Marx. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Un autre monde est possible&lt;/em&gt; », clament les altermondialistes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certes, cette histoire, les hommes la font dans des conditions liées à la nécessité comme l’avaient compris Spinoza ou Hegel, mais, penser le possible, le virtuel, le « en puissance », le potentiel, le latent, les possibilités réelles, naturelles, historiques, générales, théoriques, formelles, abstraites, devenues, posées, abolies, c’est penser le possible en fonction d’une double référence :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- au réel, « &lt;em&gt;qui n’est jamais ce qu’on pourrait croire, mais toujours ce qu’on aurait dû penser » &lt;/em&gt;G B&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- à l’irréel, (à l’imaginaire, à l’utopie ? qui, à mon sens ont un statut particulier puisque, par certains côtés ils peuvent devenir porteurs moteurs d’un idéal constructif). Le possible n’est pas un réel. (Il lui manque quelque chose pour avoir la plénitude ontologique que présente la réalité). Il n’est pas non plus un irréel au sens du pur non être ou de l’impossible car son accession à l’être n’est pas exclue comme pour les êtres imaginaires. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le possible a donc le statut intermédiaire d’une « médiété » entre l’être et le non être, d’un moment dans une transition, suspendu entre l’être et le non être, à équidistance de l’un et de l’autre. Aristote distingue deux aspects du possible : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- « l’être en puissance » qu’il oppose à « l’être en acte » qui réalise la plénitude de l’être&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- « l’être contingent », indéterminé, qu’il oppose à l’être nécessaire. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour moi, si le possible a à voir avec la volonté, la volonté ne peut effectuer à soi seule, la ou les possibilités. La détermination des individus singuliers dans des situations concrètes et des rapports sociaux historiquement fondés, rend possible le dépassement de ces situations, pour peu qu’existe une claire compréhension des marges de manœuvre présentes dans les situations données, en tout cas dans les domaines qui relèvent essentiellement des actions humaines. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour Hegel, la possibilité indique quelque chose qui doit se réaliser et la « dynamis » d’Aristote est aussi « potentia », force et puissance. Mais, Hegel comme Marx, opposent cette possibilité réelle à la possibilité formelle. Pour Marx, le possible est un réel dont sort la réalité future, contenue « en germe » dans celui-ci. C’est cette possibilité réelle qui peut se dire « être en puissance ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par exemple : « la possibilité du travail » et « sa réalité effective ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’état de choses actuel : l’opposition entre le travail et la richesse. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Est-ce que le développement de la richesse (valeurs d’usage, biens de tous ordres), n’ouvre pas une possibilité de dépasser cette contradiction entre travail des uns et oisiveté des autres ? Cette possibilité historique qui se développe dans le temps, Hegel la nomme « devenue » ou « posée ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une possibilité abstraite de crise (ce qui est le cas permanent dans nos sociétés capitalistes) n’engendre pas une crise réelle, au sens où elle en serait la cause ! Le possible est donc à distinguer du probable, comme l’impossible est à distinguer de l’improbable. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je m’attacherai à montrer que, penser le possible :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- c’est penser la liberté, la fin qu’elle réalise : le libre épanouissement, l’invention, la création, l’explosion des possibilités. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- C’est penser dans le même temps ce qui entrave la liberté humaine : les différentes aliénations étant le résultat de la propre activité, c’est dans la modification des conditions de cette activité que peut passer la possibilité concrète d’une libération universelle. Ce sont les « humains » qui, par leurs activités et leurs fins, créent indirectement les puissances qui les dominent comme si elles leurs étaient étrangères.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- C’est penser la subsomption formelle du travail au capital c'est-à-dire la production de sur travail. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- C’est penser la subsomption réelle, c'est-à-dire l’appropriation privée du sur travail et de la force productive du travail social par le Capital. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- C’est penser à partir du résultat historique du développement capitaliste, à savoir la soumission au capital, de plus en plus générale, des travailleurs manuels comme intellectuels, capital dont l’unique mobile est la recherche du taux de profit maximum, ce qui aliène économiquement de plus en plus les individus sociaux. Cette nécessité inhérente au système, se subordonne directement la substance de la vie des humains qu’ils soient salariés ou entrepreneurs. Toutes les autres formes d’aliénation dérivent de celle-là : la soumission à la loi du profit, à l’argent, au prêt à intérêt et au crédit. D’où la nécessité de distinguer ces deux formes de subordination sources de deux formes d’aliénation qui sont deux obstacles différents l’un de l’autre que le capital oppose à la libération réelle des individus producteurs : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- d’une part l’allongement de la durée du travail, (ce qui explique l’entêtement de N S)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- d’autre part l’intensification de l’exploitation du travail (productivité, cadences, nouvelles formes de division du travail), qui devrait rendre possible la diminution de cette durée. Au plan scientifique, penser le possible, c’est penser la complexité née du non équilibre, de la non linéarité qui rendent la matière « plus inventive ». Dans «&lt;em&gt; La fin des certitudes&lt;/em&gt; », Ilya prigogine, observant que les humains sont eux-mêmes des systèmes transitoires, avait intériorisé le fait que les lois de la nature affirment à la fois l’être et le devenir. C’est, pense-t-il le rôle de la flèche du temps que d’assurer ce passage de l’être au devenir : seul un temps irréversible permet la créativité de la nature et engendre de nouveaux états de la matière. De cette réflexion théorique, Prigogine en est venu à une philosophie de la science formulée en termes probabilistes, à un monde fluctuant, bruyant, né de l’existence de particules instables, d’un univers évolutif en expansion et de structures dissipatives qui vont des ondes chimiques aux cellules cardiaques. « &lt;em&gt;Loin de l’équilibre, on observe une très grande variété de situations et une succession de bifurcations qui donnent à la matière un aspect historique. La vision que l’on a aujourd’hui de la nature est celle d’une histoire, d’un roman. La nature comporte désormais une dimension narrative alors que la vision scientifique classique de cette même nature se fondait sur une certitude, un déterminisme. Il faut qu’il y ait des nouveautés, et un univers non déterministe permet la nouveauté. Et ces nouveautés, dans la théorie simplifiée que les scientifiques en ont, apparaissent aux bifurcations : ce sont des points singuliers où une branche se subdivise en plusieurs branches ou même en un nombre infini de branches. Et le choix de la branche qui sera suivi dépend de fluctuations ».&lt;/em&gt; Concernant la nature de certains systèmes instables, Prigogine explique qu’au niveau microscopique, on observe un mélange de déterminisme et de probabilités : au point de bifurcation, c'est-à-dire au moment où le système dynamique se comporte comme un tout, la prédiction du comportement global aurait un caractère probabiliste tandis qu’entre les points de bifurcation, quand le système est dans un état donné, le comportement serait régi par des lois déterministes. Ce régime mixte de déterminisme et de probabilités serait nécessaire pour élucider le comportement des systèmes complexes. Il aurait à voir avec « le mode de rationalité élargie ». Ce qui signifie que nous devons considérer l’incertain comme faisant partie de notre rationalité. Aujourd’hui, c’est le devenir et non pas l’être qui est essentiel du point de vue ontologique. Penser le possible, n’est ce pas aussi tirer toutes les conséquences des concepts scientifiques produits d’une manière transdisciplinaire, tout particulièrement ceux des systèmes complexes constitués par des systèmes dynamiques non linéaires, SDNL. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En effet cette théorie a pour objet de décrire les changements spatio-temporels dans l’état des systèmes, en fonction des causes de ces changements. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi non linéaires ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Parce qu’il n’existe pas de proportionnalité entre les causes des phénomènes et les effets qui les sous tendent et, en même temps de non additivité des causes sur ces effets. Dès que les interactions non linéaires existent dans un système dynamique, son comportement acquiert des propriétés nouvelles, parfois étranges, souvent non prédictibles et généralement contre intuitives et dérangeantes pour un entendement habitué à la linéarité. D’où l’impérieuse nécessité de penser ces situations nouvelles qui posent des problèmes logico-philosophiques nouveaux. Par situations nouvelles j’entends celles nées des découvertes scientifiques portant sur les théories du chaos, de la complexité, des SDNE, de la systémique, de la théorie des niveaux, des structures dissipatives, de l’émergence, de l’auto-organisation, des bifurcations, des fractales, des catastrophes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, de quelle culture logico-philosophique cette pensée du non linéaire, du possible, a-t-elle besoin ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lucien Sève, philosophe, nous livre ses éléments de réponses dans : «&lt;em&gt; Emergence, complexité et dialectique&lt;/em&gt; » aux éditions Odile Jacob. Compte tenu de l’ampleur des ondes propagées par le caillou « du possible » sur la surface lisse du déterminisme philosophique, je vous proposerai que nous consacrions une séance entière à cette question. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour l’heure, voyons ce que nous dit L Sève, des pages 188 à 210, parce qu’elles concernent l’objet de notre réflexion actuelle : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 1) déterminisme et singularité, &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 2) vers une science directement intégratrice, &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 3) l’intenable dichotomie de l’universel et du singulier, &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- 4) questions ouvertes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A propos de déterminisme et singularité : «&lt;em&gt; or, du big-bang tel que nous le présente la théorie standard il ne suffit pas de dire qu’elle inaugure un développement historique de l’univers : il joue un rôle en tant qu’évènement singulier. Et cette irruption du singulier en un contexte scientifique aussi fondamental pousse à son comble une véritable révolution dans l’ordre de la connaissance rationnelle. Si les lois de la science classique peuvent se prévaloir dans leur champ de pertinence d’une validité universelle, toute application concrète d’une loi nécessite la définition de conditions initiales propres à chaque cas et, par là, parfaitement singulières. Voilà qui illustre bien l’inséparabilité réelle de l’universel et du singulier, assertion clef de la dialectique. Cette mention des conditions initiales évoque la problématique des processus non linéaires : ceux-ci, a la fois déterministes et imprédictibles ont à voir avec la dialectique de l’universel et du singulier &lt;/em&gt;».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A propos d’une science dialectiquement intégrative : « &lt;em&gt;La non linéarité, si elle appelle la culture dialectique pour l’interprétation logico-philosophique, nous impose, en retour d’interroger sur le fond ce paradoxe de la science du singulier, autrement dit du rapport entre la répétitivité et l’historicité dans l’appréhension scientifique du réel »&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A propos de l’intenable dichotomie de l’universel et du singulier : «&lt;em&gt; L’explication de l’évènement singulier dans le registre de la contingence n’a rien à voir avec l’invocation du hasard, compris comme absence de causalité intelligible ». « Les sciences du non répétitif peuvent fonder leur savoir général sur du répétitif&lt;/em&gt; ». «&lt;em&gt; Le fait de l’évolution est aussi solide que n’importe quel fait établi par la science ». « La notion de science doit être modifiée pour rendre compte de la vie ».&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A propos des questions ouvertes : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;ne faut-il pas, pour penser le possible, penser la science comme discipline de recherche dialectiquement intégrative, sachant conjoindre de manière appropriée, en chaque cas, légalité déterministe et causalité singulière aussi bien que démarche réductionniste et approche synthétique ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne faut-il pas penser ensemble réductionnisme et émergence, déterminisme et imprédictibilité, universalité et singularité ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne faut-il pas passer d’une vision hiérarchique à une vision solidaire des niveaux d’organisation du réel ? Car, aujourd’hui, à l’heure où la production industrielle ou la commercialisation de services rentables en quête de bons retours sur investissement, réclament la connaissance des réalité invariantes et des processus répétitifs, ne devons-nous pas nous interroger sur les logiques économiques ultrapuissantes qui tendent à modeler le champ des sciences dans le sens d’une discrimination drastique entre maîtrise profitable de l’universel et explication sans profit du singulier ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;II Penser le possible&lt;/strong&gt;, c’est penser que le possible, le virtuel sont plus riches que le réel qui ne réalise qu’une partie du potentiel. L’approche scientifique qui découle de cette vision permet d’apporter une pluralité de solutions à un problème complexe. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est penser que la probabilité n’est pas une perte mais au contraire un gain. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est penser, avec Michel Serres que «&lt;em&gt; le processus d’hominescence qui vient d’avoir lieu de notre propre fait, ne sait pas encore quel homme il va produire, magnifier ou assassiner », « que l’humain ne fait pas référence, que nous le construisons dans le temps par nos actes et nos pensées, collectifs ou individuels »&lt;/em&gt;, et «&lt;em&gt; que quittant son vieux statut de métaphore, l’auto humanisation entre en pratique ». « Cet évènement est porteur d’espoirs mêlés d’inquiétudes ». « Ces émergences portent craintes et tremblements. Cet évènement creuse un écart entre riches d’argent, de corps, de nourritures, d’espérances de vie, d’habitat, de démocratie libre et de science…et ceux privés de tous ces biens jusqu’à la souffrance permanente ». « Si tout projet substitue un but au hasard, si nous&lt;/em&gt; &lt;em&gt;n’existons ni comme étants, ni comme êtres, mais comme des modes, nous habitons des demeures culturelles et naturelles, dans le carré des modalités où possible, impossible, nécessaire et contingent montent les quatre murs ». « Nous sommes passés du local au global sans aucune maîtrise conceptuelle ni pratique de ce dernier. Ce moment d’hominescence nous oblige à résoudre ce problème global. Même notre corps vit désormais sur le mode du possible : il est devenu un virtuel incarné. Les connaissances, issues des sciences contribuent à nous défaire de nombre de contraintes pesant sur nos corps. Ainsi s’ensuivent des mentalités neuves, une économie adaptée, des conduites sociales&lt;/em&gt;…&lt;em&gt;Notre corps est devenu instrument majeur d’acquisition de connaissances : il filtre la clarté, stocke mille logiciels de positions, de mouvements, d’intentions, de mimes et d’adaptations, de chiffrages et de décisions. Notre corps reçoit et comprend, oubli et retient, transmet et sait. Actif, il tranche. Inattendu, il invente. Tout ne passe pas par le cerveau : les sciences cognitives s’incarnent ». «Cela exige de nous un entraînement, de l’exercice, un emploi du temps soutenu. Notre responsabilité est engagée : les sciences et les techniques viennent de prendre l’humanisme au mot : voulez-vous faire l’homme ? » &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Faire et savoir faire mettent la philosophie face à ses responsabilités : tout projet substitue un but au hasard. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Or, aujourd’hui, la globalisation transforme les objets dans le processus où action et connaissances croissent vers l’universel : le statut objectif du sujet collectif varie puisque, anciennement actif, il devient objet global passif subissant des contraintes en retour de ses propres actions comme le démontre Isabelle Stengers dans &lt;em&gt;« La sorcellerie capitaliste ».&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le statut de l’objet-monde varie puisque, anciennement passif, le voici, à son tour, actif en retour. Nous devons penser ce nouvel objet qui dépasse de loin le statut des objets locaux puisqu’à certains égards nous devenons des objets de cela dont nous ne savons même pas s’il est vraiment un objet. Car, si nous traitons le monde comme un objet, nous nous condamnons à devenir à notre tour objets de cet objet. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour penser cette nouvelle situation, nous devons revenir au geste juridique d’origine : Cet objet nouveau émerge à la pensée par un nouveau contrat qui établit à la fois cet objet global nouveau (le monde) et le nouveau groupe global qui le pense (l’humanité), qui agit sur lui, dont les débats font apparaître, dont les actions le font réagir et dont les réactions conditionnent en retour la survie même du collectif qui le pense et agit sur lui. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Penser le possible, le virtuel, le « en puissance », dans les conditions actuelles, données, de la mondialisation impulsée par le modèle de développement capitaliste considérées comme des présuppositions, revient à considérer des humains et des situations concrètes. Il s’agit d’individus singuliers ayant des statuts sociaux singuliers, placés dans des conditions et ayant des moyens particuliers. L’action et les conditions sont toujours présentes. Cette nécessité contient la possibilité de son propre dépassement parce qu’il est impossible de dissocier les conditions matérielles (à la fois naturelles et sociales) de l’activité humaine et de la nature changeante de cette activité elle-même. Pas de déterminisme donc, mais nécessité pour penser le possible à faire advenir de tenir les deux bouts de la chaîne si l’on veut « changer le monde » : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- interpréter le monde &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- unir ceux qui le produisent autour d’une perspective de dépassement des contraintes qui prenne sérieusement en compte celles-ci. « &lt;em&gt;La technologie met à nu le mode d’action de l’homme vis-à-vis de la nature, le processus de production immédiat de sa vie matérielle, et, par conséquent, l’origine des rapports sociaux et des idées et conceptions intellectuelles qui en découlent. L’histoire et les religions elles-mêmes, si l’on fait abstraction de cette base elle-même manque de critérium ». &lt;/em&gt;C’est de la terre au ciel qu’il nous faut monter pour accéder au possible. Pas de déterminisme, pas plus de déterminisme philosophique que de déterminisme religieux ou populaire, mais bien mieux un causalisme enchevêtré, faisant appel à des causes efficientes, des conditions données dans l’expérience, prenant la forme de théorie des facteurs, y compris les facteurs que l’humain introduit en poursuivant ses propres fins. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Grave est la nuit, Mais l’homme a disposé des signes fraternels… La lumière vint malgré les poignards&lt;/em&gt; », chante Pablo Neruda. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part d’ombre », « elle n’est jamais immédiate et pleine », « les révélations du réel sont toujours récurrentes », « le réel n’est jamais ce qu’on aurait pu croire, mais il est toujours ce qu’on aurait dû penser »,&lt;/em&gt; précise Gaston Bachelard. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Penser le possible c’est chercher des traces de futurs, pas prévoir un quelconque futur prédéterminé, c’est œuvrer en marchant au cheminement qui conduit le chemin. Telle pourrait devenir une pensée de la transition plus efficiente pour des exercices citoyens en actes que nous devrions accomplir. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A Carcassonne le premier octobre. Caro Claude&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;III REALISER LES POTENTIALITES&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;Les potentialités résident dans la joie des relations créatrices ». &lt;/em&gt;Peter Sloterdijk. «&lt;em&gt; Il ne faut pas craindre de se donner l’impossible pour principe d’action ».&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;« Frontière et transgression se supposent mutuellement. Transgresser, c’est littéralement, passer de l’autre côté. Chacun d’entre nous, peut devenir un transgresseur ne serait-ce que parce qu’il rejette le rôle qui pourrait lui être imposé, et va à l’encontre des croyances établies, des critiques et des railleries. Cependant, l’autre côté n’est pas forcément comme on l’imaginait. Il va falloir le découvrir, le&lt;/em&gt; &lt;em&gt;comprendre, l’apprivoiser. Il y faudra du courage et de l’intelligence&lt;/em&gt; », dit-on dans la revue &lt;em&gt;Transitions&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Libérer une potentialité, c’est inviter l’inattendu à surgir et il faut savoir l’accueillir, ou mieux, apprendre à saisir le possible. Ce véritable acte de foi devrait nous animer à la façon dont A Jacquard nous dit, s’adressant aux enfants : « &lt;em&gt;Tu es une merveille à construire&lt;/em&gt; ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais comment comprendre cet « acte de foi » qui ouvre des perspectives là où il n’y en avait pas, libère des talents, à la lettre inconcevables, mobilise des énergies que nous ne voyions pas ? Si je veux que la foi de l’autre en moi m’ouvre des fenêtres – des fait naître – dirait Lacan, encore faut-il que j’aie foi en lui. La puissance de l’acte de foi, c’est de modifier le champ des possibles et des impossibles. Il crée un espace nouveau, plus large, où l’inattendu peut s’inviter. Il peut donner confiance. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais qu’est ce qui voile les potentialités ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le message de la crise peut nous aider :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes devant une crise du système : on peut en évoquer les aspects économiques, financiers, politiques, écologiques ou sociaux, mais cette crise désigne l’ensemble des choses auxquelles nous croyons, l’ensemble de nos représentations du monde, de nous-mêmes et des autres. C’est notre système de vérité, ce qui faisait tenir ensemble nos différences, voire nos divergences. C’est ce système que nous devons accepter de réviser sous la contrainte d’une crise morale et psychologique de grande ampleur. Dans notre monde où tout se tient, nous n’avons pas encore été au bout de tous les effets de la crise globale qui affecte tous les aspects de notre vie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le désir de tous les peuples ou presque de vivre comme nous le montrons : (nous avons érigé en modèle une façon de vivre qui est devenu le repère et l’aspiration de milliards d’êtres humains), mais qui, généralisé à l’échelle de la planète n’est pas viable. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Or, le désir, c’est la distance et la suppression de cette distance ; nous avons entrepris de supprimer tous les écarts, et la machine à uniformiser progresse avec une violence impressionnante. Cet emballement de la machine à produire et à consommer trouve son moteur dans un système économique et financier qui a besoin de ces productions et consommations pour survivre à ses propres crises. A tel point que, dans un monde fini dans l’espace et dans le temps, dans un monde qui, sous l’effet de notre propre activité fait que les conditions de la vie de l’homme sur terre seront irrémédiablement gâchées. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce mur des nouvelles raretés nous révèle un deuxième élément de la crise : nous avons construit et généralisé un système qui ne vit que dans un monde de croissance infinie. Peu nombreux ont été et sont ceux qui se préoccupent de la justice. Trop nombreux sont ceux qui ne veulent pas voir cette injustice fondamentale et, par conséquent, consciemment ou pas, refusent l’élémentaire besoin de fraternité. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Majoritairement, nous avons abandonné notre intelligence au marché. Cette idéologie du tout marché s’est imposée à tous les domaines : biens matériels, santé, éducation, culture. Le marché s’occupe et occupe tout. Les dirigeants ne dirigent plus, les politiques se renoncent à eux-mêmes : il n’existerait plus de projet politique apte à échapper au marché. Alors, plus de frontières mais du libre échange étendu à tous les domaines, y compris les humains. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec la réduction de toutes les formes de diversité l’uniformatisation de la vie gagne tout les domaines de la vie et donc menace celle-ci. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce constat, nous pouvons le nuancer en étirant notre conscience du processus de mondialisation : nous assistons à un renversement du monde, dans un monde fini dans l’espace et le temps. De nouvelles guerres pour la ressource, l’espace, la terre, l’eau, l’énergie, les minerais, sont devant nous.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Conscients de tout cela, quels scénarios peut-on imaginer qui rendraient possible la refondation de liens communautaires et de collectivités humaines ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La crise révèle que le marché ne permet pas aux sociétés humaines de fonctionner et que celles-ci doivent reconquérir leur autonomie par rapport à cette idéologie. Le rêve individualiste pose problème. La confusion entretenue entre l’individu et l’individualité débouche sous nos yeux sur une compétition de chacun contre tous, l’abandon du faible, le renforcement du fort. Nous devons nous défier de la passion de l’intérêt personnel. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Penser le possible s’inscrit dans la refondation du collectif ainsi que dans le réinvestissement de la diversité des sociétés humaines, celle des solutions, des modes de vie, des logiques, des formes économiques, des formes d’organisation. Les potentialités trouvent leur véritable puissance d’expression dès lors qu’elles peuvent accéder à la dimension systémique ? Ce sont les potentialités des parties qui, en se stimulant les unes les autres, se réalisent et donnent toute sa « force » au système tout entier. En ce sens le passage aux actes des personnes et des organisations peut rendre possible une re-évolution humaine. C’est à cet examen de conscience que je vous demande de vous livrer afin d’impossibiliser les dérives nées dans le système dont nous faisons partie pour nous ouvrir à des possibles que nous nous aurons découverts en nous et en société. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Revu Mercredi 13 Octobre, à Carcassonne. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sachant que nous sommes tous préoccupés par la crise de la situation mondiale, nous pourrions consacrer les deux prochaines séances à : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- la mondialisation impulsée par le capitalisme contre la mondialisation humaine, &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- la catastrophe à laquelle nous devons résister. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4164670945633943235?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4164670945633943235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4164670945633943235' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4164670945633943235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4164670945633943235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/04/penser-le-possible.html' title='Penser le possible'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-1384238301028353867</id><published>2011-03-15T01:46:00.000-07:00</published><updated>2011-03-15T02:07:54.817-07:00</updated><title type='text'>Dialogue des cultures: quels enseignements?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;                         Dialogue des cultures: quels enseignements? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;                                                           Martine BOUDET&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;I-Médias et cultures au service de la révolution arabe&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;          Les médias jouent, comme chacun sait, un grand rôle dans les événements qui se déroulent en Afrique du nord, dans le combat des peuples pour la chute des pouvoirs autocratiques et la manifestation de la solidarité internationale. Le caractère interactif de cette démocratie d'opinion s'est manifesté fin février avec la démission simultanée de ministres tunisien et français1, jugés trop complaisants à l'égard de l'ancien régime. Quels leviers interculturels contribuent de manière générale à dynamiser ce processus de démocratisation? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;         Dans le monde arabe, trois apports principaux se conjuguent, ceux de l'Islam, du nationalisme arabe et des droits de l'homme, version occidentale. A cette étape, ce n'est plus tant la lettre régressive et dogmatique de la religion qui fait la loi que certaines de ses valeurs intériorisées telle la fraternité devant régir la communauté des croyants, dite &lt;em&gt;Umma&lt;/em&gt;. La positivation de l'esprit du &lt;em&gt;djihad&lt;/em&gt; se note à l'héroïsme de ces milliers de Lybiens bravant les chars du despote. A la laïcisation du message religieux, s'ajoute la réalité objective d'un certain fait panarabe, la nation arabe étant vécue en conscience grâce aux medias et aux démarches de solidarité concrète (à l'égard des rescapés du drame lybien à la frontière tunisienne, par exemple). Dans ce contexte, la notion de frontière reste artificielle, le désert étant l'espace naturel le plus représentatif de la vision du monde arabe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;         L'intégration des valeurs occidentales ne rencontre plus d'obstacle majeur, les peuples ayant eu le temps de méditer tout au long d'un parcours erratique sur les différents systèmes: autocraties féodales, terrorisme islamiste, exploitation impérialiste et néo-coloniale.... A l'origine de la « dépatriarcalisation » des pays, la jeunesse, qui a les yeux rivés sur les écrans d'ordinateur ou sur l'autre rive de la Méditerranée, est le trait d'union entre les civilisations. L' efficacité de la stratégie mise en oeuvre par les peuples donne la mesure de leur développement culturel: il devient peu ou prou normal de parler de la place des femmes dans cette mobilisation ou du statut de la langue berbère, entre autres catégories jusque là minorées. L'une des leçons de l'histoire semble être qu'assumer son indépendance à l'égard des puissances dominantes nécessite de résorber certaines contradictions ou limites internes qui la fragilisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         L'éloge est unanime, fait rare en politique et d'autant plus étonnant que la représentation du monde arabe était notoirement négative. A la chape de plomb constituée par la somme des régimes patriarcaux, s'ajoutait la barrière des stéréotypes ethnistes qui ne permettait pas d'apprécier de l'extérieur la maturation du processus en cours. Concernant son envergure, la comparaison faite par certains observateurs avec la chute du mur de Berlin est pertinente à cette réserve près: les peuples de l'Est ont adhéré aux valeurs libérales et occidentales sans qu'un bilan approfondi des acquis sociaux et culturels de l'économie planifiée n'ait été effectué, en matière de services publics, de citoyenneté, de culture.... Cette absence de reconnaissance et de réinvestissement de l'expérience sociétale vécue à l'Est du mur de fer est l'une des raisons du raz de marée idéologique du néo-libéralisme, version « choc des civilisations » dans la période qui a suivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Sur quelles dynamiques interculturelles faut-il compter pour une transformation de l'essai arabe? Sans doute les Tunisiens qui scandaient le slogan « &lt;em&gt;Ben Ali dégage!&lt;/em&gt; » ont-ils pris exemple sur les manifestants français qui ont battu le pavé pendant des mois pour sauver le régime des retraites. La reconnaissance présidentielle des erreurs de la diplomatie française est un signe encourageant dans la voie de l'abolition du néocolonialisme. La radicalité plutôt joyeuse et faste de cette actualité incite d'une manière générale à revisiter les fondamentaux républicains, sur lesquels s'est inscrite la parenthèse autoritaire française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;II- Entre idéologies et cultures, quel dialogue en France?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;         Héritées de la philosophie des Lumières, laïcité, trilogie des valeurs républicaines et citoyenneté individuelle sont les piliers de l'édifice républicain. Sur cette base, se sont greffées des idéologies progressistes, telles que le marxisme et le freudisme, élaborées à partir de paradigmes inspirés par leur époque: la lutte pour l'avènement du socialisme, la libération sexuelle....Après un siècle d'usages souvent féconds, ces humanismes ont montré leurs limites, en tant que constructions abstraites et forcément incomplètes. L'écologie correspond à une aspiration grandissante à un meilleur respect de l'environnement, pour résorber des dangers devenus planétaires. L'intervention des peuples du Sud sur la scène mondiale contribue à redonner aux patrimoines religieux et culturels leur force d'influence. L'on a affaire dans ce cas à des systèmes de représentation fondés sur des valeurs de transcendance (dans le cas des spiritualités) ou sur l'expérience d'un vécu social, dans une langue déterminée ou en fonction de symboliques propres (dans le cas des cultures). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;        De même que, sur le modèle turc par exemple, le monde arabo-berbéro-musulman semble s'orienter vers la laïcisation de son patrimoine religieux et son adaptation à un Etat démocratique, de même, dans un processus inversé, la citoyenneté française, multiculturelle de par l'apport de ses régions historiques et ultramarines ainsi que de ses populations immigrées, a-t-elle intérêt à privilégier une laïcité ouverte ainsi qu'une réflexion interculturelle en forme. Témoigne des insuffisances actuelles l'appauvrissement du lexique sociologique de base: combien de concepts se référant à des réalités collectives sont désormais tombés en désuétude (&lt;em&gt;nation, peuple français&lt;/em&gt;) ou sont utilisés avec circonspection (&lt;em&gt;République&lt;/em&gt;) ou dans un sens négatif, pour décrire les maux auxquels les réalités correspondantes sont censées donner lieu: &lt;em&gt;communisme, socialisme, communautés, cultures (de genre), religions, identités, langues régionales, francophonie....&lt;/em&gt;Les pouvoirs publics ont beau jeu de supprimer dans ces conditions la notion de « classes sociales » dans les nouveaux programmes de SES en lycée et d'introduire l'anglais dès la maternelle, pour satisfaire les desiderata des marchés. C'est dans ce contexte que prolifère une sous-culture atlantiste dite &lt;em&gt;people&lt;/em&gt; à l'encontre de laquelle bien peu de forces mobilisées et d'outils d'analyse existent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Dans ces conditions, la citoyenneté à la française court le risque de se réduire souvent à un individualisme atomisé, relativiste ou potentiellement destructeur de liens sociaux, familiaux, conjugaux. Le problème n'est pas tant pour nos générations qui ont été façonnées par une vision collective du monde, de type interclassiste ou corporative par exemple, que pour la jeunesse, à qui ces repères militants ne sont plus trop transmis. Si le débat sur l'identité nationale et ses relations à l'Islam, jugées problématiques par certains, s'adresse à l'électorat traditionaliste ou extrêmiste, la transition autoritaire se manifeste dans le même temps par la montée en puissance d'une technocratie étatico-administrative, qui s'impose en lieu et place de pratiques de dialogue socio-professionnel. Ce courant gestionnaire mécaniste s'inscrit dans une tendance lourde à des fonctionnements formalistes, de type logico-mathématique, développés du fait de la suprématie des sciences et techniques, de l'économie et du droit. La conjugaison de ces phénomènes -technocratie d'Etat, technoscience, individualisme atomisé à la base...- entraîne le décrochage progressif de l'Education nationale, en charge de la transmission des valeurs républicaines. L'omniprésidence sarkozyenne ("l'Etat c'est moi") diffusant de son côté une conception exclusive et unilatérale de la gestion des affaires de la cité et la crise de la diplomatie le décalage croissant à l'égard d'autres modes d'être au monde plus équilibrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Ainsi, au pays du &lt;em&gt;self made man&lt;/em&gt;, la chute de l'administration Bush et les acquis de l'ère Obama manifestent la réussite, dans le contexte qui est le sien, du modèle multiculturel nord-américain. En France même, depuis les élections régionales de 2004, un contrepoids conséquent à un pouvoir exécutif excessivement centralisé et individualiste est assuré à l'échelle des territoires: régions, mairies, cantons...sont majoritairement dans l'opposition à la «transition autoritaire ». Sur ces bases, le basculement du Sénat, à l'occasion des élections cantonales de 2011, serait un fait historique à mettre au compte d'une recomposition en profondeur des forces vives du pays. La parité homme-femme est aussi à l'actif de la France qui a su innover dans le domaine des relations entre genres et sortir, ce faisant, d'un universalisme trop abstrait et dans les faits phallocrate. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;      Par aileurs, il serait intéressant que la menace d'imposition linguistique du &lt;em&gt;globish&lt;/em&gt; fasse l'objet d'un débat altermondialiste et républicain, concernant les enjeux linguistico-culturels. Pour exemple, quel avenir pour une francophonie qui ne soit plus celle des officines françafricaines ou technocratiques mondialisées mais qui soit un espace de création et de jeu des peuples et de leurs langues-cultures? D'une manière générale, l'empirisme intersubjectif développé par la société des médias et sur lequel table le néo-libéralisme pour proliférer nécessite d'être pondéré: c'est le rôle, entre autres sciences sociales, de l'anthropologie culturelle, au service du dialogue des cultures et d'un autre monde possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mots-clé d'anthropologie culturelle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;- &lt;em&gt;dialogue des cultures (interculturalité), multiculturalisme, stéréotypes (ethnistes), dialogisme (vs exclusivisme/unilatéralisme/universalisme abstrait/phallocratisme), interactivité, médias, démocratie d'opinion, développement culturel, dynamique inter-classiste, cultures de genre, globish (vs francophonie), altermondialisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-panarabisme (nation arabe), laïcisation de l'Islam (umma, djihad), patriarcat, dépatriarcalisation des sociétés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;1-Ghannouchi et M. Alliot-Marie &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-1384238301028353867?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/1384238301028353867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=1384238301028353867' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1384238301028353867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1384238301028353867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/03/dialogue-des-cultures-quels.html' title='Dialogue des cultures: quels enseignements?'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-3318924760364099080</id><published>2011-02-03T23:47:00.000-08:00</published><updated>2011-02-03T23:47:45.055-08:00</updated><title type='text'>Résister égale créer !</title><content type='html'>Exposé fait à l'Université Populaire de l'Aude le lundi 31 janvier 2011, &lt;br /&gt;par Henri Callat.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Resist-Cree.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-3318924760364099080?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/3318924760364099080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=3318924760364099080' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3318924760364099080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3318924760364099080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/02/resister-egale-creer.html' title='Résister égale créer !'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-3886372070253500649</id><published>2011-01-25T12:31:00.000-08:00</published><updated>2011-02-03T23:48:10.726-08:00</updated><title type='text'>Compte-rendu sur « Discours sur l’origine de l’univers »</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Compte-rendu du livre d’Etienne Klein « Discours sur l’origine de l’univers » ou "du constat référentiel à la démarche autoréférentielle",&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;par Henri Callat. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Compte.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-3886372070253500649?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/3886372070253500649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=3886372070253500649' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3886372070253500649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3886372070253500649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/01/compte-rendu-sur-discours-sur-lorigine.html' title='Compte-rendu sur « Discours sur l’origine de l’univers »'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2908753472656721747</id><published>2011-01-09T01:26:00.000-08:00</published><updated>2011-02-03T23:48:38.714-08:00</updated><title type='text'>Résistances : des résistances à …aux résistances pour.</title><content type='html'>Texte d'introduction à la séance de l'Université Populaire de l'Aude du lundi 10 janvier,&lt;br /&gt;par Claude Caro.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/resistance1.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2908753472656721747?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2908753472656721747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2908753472656721747' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2908753472656721747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2908753472656721747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/01/resistances-des-resistances-aux.html' title='Résistances : des résistances à …aux résistances pour.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-1308469367453728105</id><published>2011-01-04T09:35:00.001-08:00</published><updated>2011-01-04T09:37:47.728-08:00</updated><title type='text'>L'avenir de l'Education nationale : pistes de réflexion</title><content type='html'>Martine Boudet met l'accent dans cet article sur la nécessité des réformes programmatiques et d'une collaboration interdisciplinaire pour résorber la crise de l'Education nationale.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Janv11_AvenEduc.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-1308469367453728105?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/1308469367453728105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=1308469367453728105' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1308469367453728105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1308469367453728105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/01/lavenir-de-leducation-nationale-pistes.html' title='L&apos;avenir de l&apos;Education nationale : pistes de réflexion'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4896097342288044610</id><published>2011-01-03T09:32:00.000-08:00</published><updated>2011-01-04T09:35:08.237-08:00</updated><title type='text'>Défense et promotion du français, langue-culture de la diversité</title><content type='html'>Martine Boudet traite dans cette contribution des différents statuts du français, scientifique, communicationnel, scolaire... La réhabilitation de ses emplois est conditionnée à la déclinaison d'une identité multiculturelle.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Janv11_DefensFranc.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4896097342288044610?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4896097342288044610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4896097342288044610' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4896097342288044610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4896097342288044610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/01/defense-et-promotion-du-francais-langue.html' title='Défense et promotion du français, langue-culture de la diversité'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5851736701614881294</id><published>2010-12-22T12:31:00.000-08:00</published><updated>2010-12-22T12:37:08.622-08:00</updated><title type='text'>Résistance</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"&gt;En guise de &lt;span style="font-weight: normal; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-theme-font: minor-latin;"&gt;vœux&lt;/span&gt; pour l'année à venir, Claude Caro a eu l'heureuse initiative&amp;nbsp;de nous proposer son poème &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;"&gt;"Résistance à... Résistance de... et Nous au milieu, avec notre esprit." Une invitation à la pensée complexe et à la fin des certitudes péremptoires.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Resistance.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5851736701614881294?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5851736701614881294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5851736701614881294' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5851736701614881294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5851736701614881294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/12/resistance.html' title='Résistance'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-3622904036556444893</id><published>2010-12-20T09:44:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T09:45:59.028-08:00</updated><title type='text'>La retraite. Vestibule de la mort ou prémices du futur ?</title><content type='html'>par Henri Callat&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Retraite.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-3622904036556444893?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/3622904036556444893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=3622904036556444893' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3622904036556444893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3622904036556444893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/12/la-retraite-vestibule-de-la-mort-ou_20.html' title='La retraite. Vestibule de la mort ou prémices du futur ?'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2402833511807537224</id><published>2010-12-18T09:39:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T09:41:26.255-08:00</updated><title type='text'>Compte rendu séminaire interdisciplinaire Toulouse du 11-12-10</title><content type='html'>par Henri Callat&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/11-12-10.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2402833511807537224?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2402833511807537224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2402833511807537224' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2402833511807537224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2402833511807537224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/12/compte-rendu-seminaire.html' title='Compte rendu séminaire interdisciplinaire Toulouse du 11-12-10'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-6810122181527822892</id><published>2010-09-24T06:07:00.000-07:00</published><updated>2010-09-24T06:13:12.644-07:00</updated><title type='text'>« Leçon inaugurale » de l’Université Populaire de Carcassonne</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce lundi 20 septembre 2010, Henri Callat a présenté la &lt;i&gt;Leçon inaugurale&lt;/i&gt; de l’Université Populaire de Carcassonne. Son texte met en exergue trois défis - résistance, émergence, création -, lesquels s’inscrivent résolument dans une volonté de métamorphose propre à &lt;i&gt;ré-enchanter&lt;/i&gt; le monde, même si ce &lt;i&gt;ré-enchantement&lt;/i&gt; risque fort d’être confronté à une «&amp;nbsp;lente série d’aurores incertaines&amp;nbsp;». &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/ResumLeconInaug.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt; pour lire le texte d’Henri Callat sous forme pdf&amp;nbsp;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-6810122181527822892?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/6810122181527822892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=6810122181527822892' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6810122181527822892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6810122181527822892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/09/lecon-inaugurale-de-luniversite.html' title='« Leçon inaugurale » de l’Université Populaire de Carcassonne'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-9005059346785740635</id><published>2010-09-15T09:38:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:39:09.855-08:00</updated><title type='text'>Sciences, Cultures, Devenirs humains</title><content type='html'>par Claude Caro&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/ClaudeCaroSept10.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-9005059346785740635?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/9005059346785740635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=9005059346785740635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/9005059346785740635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/9005059346785740635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/09/sciences-cultures-devenirs-humains.html' title='Sciences, Cultures, Devenirs humains'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4067427972685407442</id><published>2010-09-09T07:09:00.000-07:00</published><updated>2010-09-09T07:13:24.584-07:00</updated><title type='text'>Université Populaire de l'Aude</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lettre N°1, septembre 2010.&lt;br /&gt;A l’image de l’Université populaire de Caen, nous créons, ici, à Carcassonne l’Association chargée d’organiser l’Université populaire de l’Aude dont les objectifs sont :&lt;br /&gt;- démocratiser la culture&lt;br /&gt;- dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. La culture y étant vécue comme auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/UniversiPopCarcas1.pdf"&gt;Lire la suite en cliquant ici&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4067427972685407442?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4067427972685407442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4067427972685407442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4067427972685407442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4067427972685407442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/09/universite-populaire-de-laude.html' title='Université Populaire de l&apos;Aude'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-6388416800159062155</id><published>2010-05-20T10:43:00.000-07:00</published><updated>2010-05-20T23:45:35.329-07:00</updated><title type='text'>XXIIe Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne</title><content type='html'>26 et 27 juin 2010&lt;br /&gt;XXIIième Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne.&lt;br /&gt;Sciences, Cultures et Devenirs Humains&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;cliquez sur les images ci-dessous pour plus d'informations&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/S_V3N4-2UWI/AAAAAAAAANU/cCmGSoki9IM/s1600/ColloqueJuin2010_1.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 200px; HEIGHT: 140px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473412002656702818" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/S_V3N4-2UWI/AAAAAAAAANU/cCmGSoki9IM/s200/ColloqueJuin2010_1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/S_V3TCatnoI/AAAAAAAAANc/mnR9foTd7iM/s1600/ColloqueJuin2010_2.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 200px; HEIGHT: 138px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473412091088838274" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/S_V3TCatnoI/AAAAAAAAANc/mnR9foTd7iM/s200/ColloqueJuin2010_2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-6388416800159062155?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/6388416800159062155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=6388416800159062155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6388416800159062155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6388416800159062155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/05/colloque-interdisciplinaire-de.html' title='XXIIe Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/S_V3N4-2UWI/AAAAAAAAANU/cCmGSoki9IM/s72-c/ColloqueJuin2010_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-295850339388185771</id><published>2010-03-18T13:53:00.000-07:00</published><updated>2010-12-22T23:29:11.696-08:00</updated><title type='text'>Créations</title><content type='html'>&lt;b&gt;créations&lt;/b&gt; &lt;b&gt;des membres du groupe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Marc ATTEIA &lt;/b&gt;&lt;a href="http://recherche.fnac.com/ia751209/Marc-Atteia?SID=c239c4b3-a83d-2b72-713a-e12ede995509&amp;amp;UID=014BAD75F-0EE8-09E6-09C9-4EBA65F8BD52&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;amp;OrderInSession=0&amp;amp;TTL=060920100628" target="_blank"&gt;Marc Atteia&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="zoom expandimg" href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/6/9782913492639.jpg" target="_blank"&gt;ZOOM &lt;/a&gt;&lt;i&gt;Le technoscientisme, le totalitarisme contemporain&lt;/i&gt; (2009)&lt;br /&gt;Aux idéologies athées qui ont tenté au XXe siècle de soumettre le monde à leur empire, s’est substituée sans transition une idéologie beaucoup plus subtile qui, aujourd'hui, surplombe le monde et l'assujettit à un nouvel ordre : le technoscientisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Franc BARDOU&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Présentation de l'auteur&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.festival-troubadoursartroman.fr/pages/conferences/parleries.htm" target="_blank"&gt;http://www.festival-troubadoursartroman.fr/pages/conferences/parleries.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;René Nelli, un élan poétique occitan -entre tradition et modernité-&lt;/i&gt; (essai, 2008, IEO)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=9782859104320" target="_blank"&gt;http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=9782859104320&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Qualques balas dins la pèl/ Quelques balles dans la peau&lt;/i&gt; (recueil de nouvelles bilingue)&lt;a href="http://www.ocrevista.com/spip.php?article158" target="_blank"&gt;http://www.ocrevista.com/spip.php?article158&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cant del Cèrç&lt;/i&gt; (recueil poétique, Messatges)&lt;a href="http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=285910204" target="_blank"&gt;&lt;br /&gt;http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=285910204&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;D'ara enlà&lt;/i&gt; (recueil de nouvelles, IEO)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=2859102515" target="_blank"&gt;http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=2859102515&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La crida&lt;/i&gt; (recueil poétique, IEO)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=2859103333" target="_blank"&gt;http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=2859103333&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La nueit folzejada&lt;/i&gt; ( roman, IEO)&lt;a href="http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=2859103139" target="_blank"&gt;&lt;br /&gt;http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=2859103139&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La nit fulminada&lt;/i&gt; (traduction en catalan)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.llibresindex.com/llibresindex/node/19" target="_blank"&gt;http://www.llibresindex.com/llibresindex/node/19&lt;/a&gt; (2006)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.unilibro.es/find_buy_es/product.asp?sku=574589&amp;amp;idaff=0" target="_blank"&gt;http://www.unilibro.es/find_buy_es/product.asp?sku=574589&amp;amp;idaff=0&lt;/a&gt; (2004)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Martine BOUDET&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les hymnes et chants identitaires du grand Sud&lt;/i&gt; (essai sur l'emblématique interrégionale, 2009- IEO) &lt;a href="http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=9782859104665" target="_blank"&gt;http://www.ideco-dif.com/detail.php?article_id=9782859104665&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Henri CALLAT&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cinq regards philosophiques sur vingt-et-un Colloques (essai).&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:henri.callat@orange.fr"&gt;Contacter l'auteur&lt;/a&gt; pour plus d'information.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Michel DE CASO&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Colloque International sur Lupasco&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/LupascoColl.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Livres sur la Rectoversion&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&amp;amp;url=search-alias%3Dstripbooks&amp;amp;field-keywords=Michel+de+caso&amp;amp;x=13&amp;amp;y=21"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Patrick GATINES&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Observatoire géopolitique des réseaux d’influence&lt;/i&gt; (site de l'OGRI, 2009)&lt;br /&gt;&lt;a class="spip_out" href="http://www.ogri.fr/" target="_blank"&gt;http://www.ogri.fr/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-295850339388185771?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/295850339388185771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=295850339388185771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/295850339388185771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/295850339388185771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/03/creations.html' title='Créations'/><author><name>Boudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02787560431374861759</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4534600216133258341</id><published>2010-02-21T11:48:00.000-08:00</published><updated>2010-02-21T11:57:05.099-08:00</updated><title type='text'>Pour une politique éducative de co-civilisation.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Martine Boudet nous propose, en collaboration avec Florence Saint-Luc, une réflexion sur l'avenir de la formation des enseignants et de l'éducation en France, dans le contexte du débat sur les réformes en cours.&lt;br /&gt;"Pour une politique éducative de co-civilisation :&lt;br /&gt;Propositions alternatives pour la formation des enseignants."&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Boudet_StLuc_fev10.pdf"&gt;Cliquez ici pour accéder au fichier pdf&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4534600216133258341?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4534600216133258341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4534600216133258341' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4534600216133258341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4534600216133258341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/02/pour-une-politique-educative-de-co.html' title='Pour une politique éducative de co-civilisation.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5376310586871180340</id><published>2010-02-20T12:11:00.000-08:00</published><updated>2010-02-21T23:41:13.613-08:00</updated><title type='text'>"Les hymnes et chants identitaires du grand Sud."</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Martine Boudet a publié récemment un livre intitulé &lt;em&gt;Les hymnes et chants identitaires du grand Sud&lt;/em&gt;. A partir de l'étude de chants emblématiques, cet essai propose une vision plurielle et ouverte de l'identité nationale. La culture occitane y est analysée aux côtés des autres patrimoines régionaux, de France (sud) et d'Espagne (nord) et dans un esprit de partage promu par l'Union européenne.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Boudet_HymnesSud.pdf"&gt;Plus d'infos&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5376310586871180340?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5376310586871180340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5376310586871180340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5376310586871180340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5376310586871180340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/02/les-hymnes-et-chants-identitaires-du.html' title='&quot;Les hymnes et chants identitaires du grand Sud.&quot;'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8542801071057931932</id><published>2010-02-11T09:37:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T09:38:01.500-08:00</updated><title type='text'>Copenhague et la mondialisation capitaliste</title><content type='html'>par Claude Caro&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/ClaudeCaroFev2010_b.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8542801071057931932?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8542801071057931932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8542801071057931932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8542801071057931932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8542801071057931932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/02/copenhague-et-la-mondialisation.html' title='Copenhague et la mondialisation capitaliste'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-6674456447133259038</id><published>2010-02-10T09:35:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T09:36:58.503-08:00</updated><title type='text'>Le développement a-t-il un avenir ?</title><content type='html'>par Claude Caro&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/ClaudeCaroFev2010_a.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-6674456447133259038?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/6674456447133259038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=6674456447133259038' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6674456447133259038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/6674456447133259038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/02/le-developpement-t-il-un-avenir.html' title='Le développement a-t-il un avenir ?'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5154263173046999145</id><published>2010-01-08T01:30:00.000-08:00</published><updated>2010-01-08T01:35:10.314-08:00</updated><title type='text'>Sur le colloque "Science, spiritualité - penser l'avenir dans sa dimension d'incertitude".</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Claude Caro revient sur notre Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne "Science, spiritualité - penser l'avenir dans sa dimension d'incertitude."&lt;br /&gt;« Dix personnes d’horizons et de disciplines divers, ont livré leur vision des rapports entre "science", "spiritualité" et "incertitude". Face à l’incertitude de nos sociétés contemporaines, le chaos se présente sous les traits de l’imprévisible, du flou permanent, du désordre installé. Faut-il pour autant concevoir "l’incertitude" comme la limite indépassable de la pensée et seulement le lieu de notre ignorance ? Dès lors, comment s’impliquer ? Comment à la fois agir et penser philosophiquement le monde qui s’annonce ? »&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Caro_dec2009.pdf"&gt;Cliquez ici pour accéder au fichier pdf&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5154263173046999145?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5154263173046999145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5154263173046999145' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5154263173046999145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5154263173046999145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2010/01/sur-le-colloque-science-spiritualite.html' title='Sur le colloque &quot;Science, spiritualité - penser l&apos;avenir dans sa dimension d&apos;incertitude&quot;.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7949986442648128877</id><published>2009-09-18T11:57:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T11:59:13.564-08:00</updated><title type='text'>Manifeste de neuf intellectuels antillais</title><content type='html'>Texte paru dans Le Monde.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1156114,0.html"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7949986442648128877?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7949986442648128877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7949986442648128877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7949986442648128877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7949986442648128877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2009/09/manifeste-de-neuf-intellectuels.html' title='Manifeste de neuf intellectuels antillais'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8363162479792090835</id><published>2009-05-12T00:43:00.000-07:00</published><updated>2009-05-27T06:19:04.848-07:00</updated><title type='text'>XXIe Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les 26, 27 et 28 juin 2009, aura lieu le XXIe Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne. Le thème est : &lt;strong&gt;Science, spiritualité - penser l'avenir dans sa dimension d'incertitude&lt;/strong&gt; - Il est organisé par le Séminaire Interdisciplinaire de l'Université Paul Sabatier de Toulouse-Rangueil et par l'ADREUC. Intervenants (par ordre d'intervention) : José Philippe PEREZ, Hervé TERRAL, Martine BOUDET, Ismaël Sélim KHAZNADAR, Michel DE CASO, Josette COMBES, Michel BITBOL, Jean BRICMONT, FRANC BARDOU, Françoise VALON. Pour plus d'informations, lire le programme et s'inscrire, cliquez sur les images ci-dessous.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/SgkthnYroXI/AAAAAAAAAJc/bYNhnuJFsN8/s1600-h/ColloqueJuin09A.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334845289128501618" style="width: 200px; height: 140px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/SgkthnYroXI/AAAAAAAAAJc/bYNhnuJFsN8/s200/ColloqueJuin09A.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/Sh09pxynqhI/AAAAAAAAAJs/i46-lSgt8jo/s1600-h/ColloqueJuin09C.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 200px; height: 140px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/Sh09pxynqhI/AAAAAAAAAJs/i46-lSgt8jo/s200/ColloqueJuin09C.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340492521080859154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8363162479792090835?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8363162479792090835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8363162479792090835' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8363162479792090835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8363162479792090835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2009/05/xxie-colloque-interdisciplinaire-de.html' title='XXIe Colloque Interdisciplinaire de Carcassonne.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/SgkthnYroXI/AAAAAAAAAJc/bYNhnuJFsN8/s72-c/ColloqueJuin09A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-72656486549906733</id><published>2009-01-13T11:07:00.000-08:00</published><updated>2009-01-13T11:25:58.087-08:00</updated><title type='text'>Compte-rendu philosophique du livre d'Etienne Klein « Galilée et les Indiens »</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Henri Callat propose jeudi 22 janvier 09 à la Bourse du Travail de Carcassonne (20H) un compte rendu philosophique du récent livre d'Etienne Klein « Galilée et les Indiens ». Nous publions ici son texte et invitons ceux qui pourront assister à cette soirée à en prendre connaissance avant, afin que le débat soit fructueux (cette réunion est organisée dans le cadre du groupe Tp/Ts).&lt;br /&gt;Sommaire du compte-rendu :&lt;br /&gt;1. Le problème de notre rationalité&lt;br /&gt;2. L’ambiguïté de Galilée et son humanité virtuelle&lt;br /&gt;3. Comment la mathématique devient humaine&lt;br /&gt;4. Un défi à relever&lt;br /&gt;5. Un double enlisement&lt;br /&gt;6. « Référence et autoréférence » Que signifie « penser » à notre époque ?&lt;br /&gt;7. Le « cardinal du savoir »&lt;br /&gt;8. De la « poétique » de la science à la création de la personne humaine&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/GalileeCallat.pdf"&gt;Cliquez ici pour télécharger&lt;/a&gt; le fichier pdf&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-72656486549906733?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/72656486549906733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=72656486549906733' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/72656486549906733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/72656486549906733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2009/01/compte-rendu-philosophique-de-galile-et.html' title='Compte-rendu philosophique du livre d&apos;Etienne Klein « Galilée et les Indiens »'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4618619999045998122</id><published>2008-11-26T12:41:00.000-08:00</published><updated>2008-11-26T12:57:50.218-08:00</updated><title type='text'>Le concept d’émergence en physique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;José-Philippe Pérez nous propose son exposé du 21 avril 07 sur « le concept d’émergence en physique ».&lt;br /&gt;« C’est le philosophe anglais George Henry Lewes qui, en 1875, introduisit le concept d’émergence, inspiré par l’exemple de la molécule d’eau, qui a des propriétés différentes de celles de ses composants atomiques l’oxygène et l’hydrogène. L’idée essentielle est que l’interaction de ces deux atomes est à l’origine de propriétés nouvelles, dites émergentes, car difficiles voire impossibles à prévoir... »&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/PerezEmerg1.pdf"&gt;Télécharger le fichier pdf 1&lt;/a&gt; version texte.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/PerezEmerg2.pdf"&gt;Télécharger le fichier pdf 2&lt;/a&gt; version synthétique. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4618619999045998122?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4618619999045998122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4618619999045998122' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4618619999045998122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4618619999045998122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/11/le-concept-dmergence-en-physique.html' title='Le concept d’émergence en physique'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7110094519594946376</id><published>2008-11-24T05:52:00.000-08:00</published><updated>2008-11-24T05:54:32.118-08:00</updated><title type='text'>Pour une nouvelle rationalité...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Josette Combes nous propose le texte de sa conférence du 29 juin 08 : « Pour une nouvelle rationalité : une autre lecture anthropologique du fait économique. »&lt;br /&gt;« Le modèle que je propose est une approche systémique permettant d'établir par dérivation une perspective différente des finalités et des valeurs de ce qu'on nomme l'activité économique. Il tente de symboliser la recherche d'équilibre qui préside à l'activité du vivant, dans une approche thermodynamique : échange et conservation de l'énergie versus entropie, ouverte à l'émergence , qui ne privilégie ni le collectif, ni l'individu mais les positionne comme indissociables...» &lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Combes29_6_08.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt; pour télécharger le fichier pdf.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7110094519594946376?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7110094519594946376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7110094519594946376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7110094519594946376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7110094519594946376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/11/josette-combes-nous-propose-le-texte-de.html' title='Pour une nouvelle rationalité...'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7718710300091615345</id><published>2008-11-01T03:30:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:15:31.316-08:00</updated><title type='text'>Pour la promotion de l’Ecole et de l’enseignement du français</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;« Pour la promotion de l’Ecole et de l’enseignement du français », par Martine Boudet, professeure de Lettres (Académie de Toulouse). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« La sortie, en cette rentrée scolaire, du film &lt;em&gt;Entre les murs&lt;/em&gt; de Laurent Cantet, adapté du livre de François Bégaudeau et palme d’or au festival de Cannes 2008, s'inscrit dans le débat en cours sur l’institution éducative et sur ses nécessaires aménagements... »&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.rectoversion.com/adreuc/pdf/EntreLesMursBoudet.pdf"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/EntreLesMursBoudet.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt; pour télécharger le fichier pdf.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7718710300091615345?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7718710300091615345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7718710300091615345' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7718710300091615345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7718710300091615345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/11/propos-du-film-entre-les-murs.html' title='Pour la promotion de l’Ecole et de l’enseignement du français'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7926185815188159763</id><published>2008-10-28T09:32:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:47:46.762-08:00</updated><title type='text'>Appel contre la guerre à l'intelligence</title><content type='html'>Entretien donné par feu Jacques Derrida en 2004, Mediapart, Les Inrockuptibles.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mediapart.fr/node/34599/"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7926185815188159763?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7926185815188159763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7926185815188159763' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7926185815188159763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7926185815188159763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/10/appel-contre-la-guerre-lintelligence.html' title='Appel contre la guerre à l&apos;intelligence'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5817736464004628293</id><published>2008-10-18T09:30:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:32:25.206-08:00</updated><title type='text'>Economie de la connaissance: quelles alternatives à partir des SHS et humanités?</title><content type='html'>Journée à l'initiative de l'association Sauvons l'Université.&lt;br /&gt;par Martine Boudet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article680"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5817736464004628293?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5817736464004628293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5817736464004628293' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5817736464004628293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5817736464004628293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/10/economie-de-la-connaissance-quelles.html' title='Economie de la connaissance: quelles alternatives à partir des SHS et humanités?'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7652311695187863703</id><published>2008-10-10T02:54:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:22:20.757-08:00</updated><title type='text'>Benoît XVI et la pensée quantique</title><content type='html'>Henri Callat nous propose un essai de déconstruction épistémologique du &lt;a href="http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2349572&amp;amp;rubId=1306"&gt;discours&lt;/a&gt; que le pape a tenu au collège des Bernardins le 12 septembre dernier.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;"Benoît XVI et la pensée quantique"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;(essai de déconstruction épistémologique du discours des Bernardins)&lt;br /&gt;1/ Comment la foi devient système&lt;br /&gt;a. Du désir de la raison…&lt;br /&gt;b. … à la raison du désir&lt;br /&gt;c. … et à leur incarnation inhumaine&lt;br /&gt;2/ Comment le système devient raison&lt;br /&gt;3/ Comment la raison devient humaine&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.rectoversion.com/adreuc/pdf/BenoitXVI.pdf"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/BenoitXVI.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt; pour télécharger le fichier pdf.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7652311695187863703?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7652311695187863703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7652311695187863703' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7652311695187863703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7652311695187863703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/10/benot-xvi-et-la-pense-quantique.html' title='Benoît XVI et la pensée quantique'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-280959426197685801</id><published>2008-10-08T05:42:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:25:31.545-08:00</updated><title type='text'>Présentation et compte rendu du séminaire du 20 sept.08.</title><content type='html'>Pour lire la &lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;présentation&lt;/strong&gt; du séminaire du groupe interdisciplinaire de Toulouse-Université de Rangueil (Université Paul Sabatier), &lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/PresentSem.pdf"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt; .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lire le&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;compte-rendu&lt;/strong&gt; du séminaire du 20 septembre dernier, &lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/SemInter20-9-08.pdf"&gt;cliquez ici&lt;/a&gt; .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-280959426197685801?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/280959426197685801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=280959426197685801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/280959426197685801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/280959426197685801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/10/compte-rendu-su-sminaire-du-20.html' title='Présentation et compte rendu du séminaire du 20 sept.08.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4284283590935754571</id><published>2008-10-04T09:27:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:30:36.056-08:00</updated><title type='text'>Pour une formation (inter) disciplinaire aux fondamentaux des sciences humaines et sociales</title><content type='html'>Etat généraux de la formation des maîtres sur ce thème.&lt;br /&gt;par Martine Boudet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.former-des-enseignants.org/eg/contrib/?f=page26Boudet"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;a class="cssButton" href="javascript:void(0)" id="publishButton" onclick="if (this.className.indexOf(&amp;quot;ubtn-disabled&amp;quot;) == -1) {var e = document['postingForm'].publish;(e.length) ? e[0].click() : e.click(); if (window.event) window.event.cancelBubble = true; return false;}" target=""&gt;&lt;div class="cssButtonOuter"&gt;&lt;div class="cssButtonMiddle"&gt;&lt;div class="cssButtonInner"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4284283590935754571?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4284283590935754571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4284283590935754571' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4284283590935754571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4284283590935754571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/10/pour-une-formation-inter-disciplinaire.html' title='Pour une formation (inter) disciplinaire aux fondamentaux des sciences humaines et sociales'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5467682634846859857</id><published>2008-09-15T06:41:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:27:12.817-08:00</updated><title type='text'>Première contribution à la suite du Colloque de juin 08.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Claude Caro nous a adressé sa contribution à la suite du Colloque de Carcassonne de juin 08. Voici le début de son analyse "Colloque 2008 : sciences et politiques".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« A l’heure du capitalisme total, quelles sont les implications anthropologiques, socio&lt;br /&gt;politiques des savoirs contemporains ?&lt;br /&gt;Michel Serres est catégorique : les bouleversements scientifiques et technologiques que nous connaissons ( du biologique à l’électronique) représentent l’équivalent du passage au néolithique, l’ère où l’homme commença à cultiver la terre, à élever les bêtes pour mettre un terme à son errance et à se fixer sur un territoire. Dès lors qu’on retient cet enseignement, il faut bien en déduire les implications : des mutations de cette profondeur, aucun de nos ancêtres n’a eu à les subir depuis dix mille ans. La société que nous produisons ne peut être comparée à aucune de celles qui nous a précédés. ...»&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Collloque08Caro.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;  pour télécharger le fichier pdf.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5467682634846859857?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5467682634846859857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5467682634846859857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5467682634846859857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5467682634846859857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/09/premire-contribution-la-suite-du.html' title='Première contribution à la suite du Colloque de juin 08.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7861107469359362784</id><published>2008-09-12T06:17:00.001-07:00</published><updated>2008-09-12T06:19:15.100-07:00</updated><title type='text'>Séminaire interdisciplinaire du 20 septembre 08.</title><content type='html'>C'est le samedi 20 septembre prochain, à 10 heures, qu'aura lieu notre séminaire interdisciplinaire toulousain. Le rendez-vous est vers 9h45, bâtiment Upsidum, Université Paul Sabatier, 118 route de Narbonne, Toulouse. Cette première réunion de l’année sera l’occasion de faire le point :&lt;br /&gt;- sur le colloque de Carcassonne des 27, 28 et 29 juin 08.&lt;br /&gt;- sur le thème du colloque carcassonnais de 2009.&lt;br /&gt;- sur un plan plus général, sur l’orientation et l’évolution de notre Groupe Interdisciplinaire.&lt;br /&gt;Aussi, soyez nombreux à venir pour cette réunion de rentrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;PS : pour les carcassonnais et la région, rendez-vous comme d'habitude sous le péage Ouest de Carcassonne, parking « Planéto-Nord » (Darty) à 8h30 précises pour un éventuel covoiturage.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7861107469359362784?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7861107469359362784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7861107469359362784' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7861107469359362784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7861107469359362784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/09/sminaire-interdisciplinaire-du-20.html' title='Séminaire interdisciplinaire du 20 septembre 08.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5770897034634526550</id><published>2008-07-28T05:15:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:28:55.150-08:00</updated><title type='text'>Eloge de la démarche philosophique ou le problème de l'identité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;« Qui sommes-nous exactement dans un groupe (Séminaire dit « interdisciplinaire ») qui prétend échapper en tant que groupe aux appartenances diverses de ses membres et les penser en même temps de façon originale sans trahir les « valeurs » particulières liées à cette appartenance, mieux avec le désir de les approfondir , de les interpréter , de les repenser ? Quelle situation objective ( sociale, culturelle) explique cette réflexion marginale qui nous conduit à nous retrouver périodiquement pour plus de clarté, de lucidité dans nos idées, nos convictions, nos actions ?&lt;br /&gt;Quelle est la nature de ce problème récurrent ( il se pose à nous depuis vingt ans et pour certains d’entre nous bien avant) qui interpelle nos groupes et nos séminaires au-delà de la spécialisation , du découpage, de la sectorisation, de la "disciplinarité" qui caractérisent nos activités professionnelles quotidiennes ou nos engagements sociaux et politiques ? Ou encore, pour employer un terme freudien – c’est peut-être là l’essentiel – quel nouveau "malaise dans la civilisation" nous pousse en ces lieux, ces espaces d’ailleurs de plus en plus nombreux aujourd’hui, que d’aucuns, parmi nous, n’hésitent pas à qualifier joliment d’OIR (Oasis d’Intelligence et de Résistance) ? ... » Henri Callat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;        &lt;/div&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.rectoversion.com/adreuc/pdf/Eloge.pdf"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Eloge.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt; pour lire la totalité de ce texte qu'Henri Callat a écrit pour les vingt ans du colloque interdisciplinaire de Carcassonne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5770897034634526550?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5770897034634526550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5770897034634526550' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5770897034634526550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5770897034634526550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/07/eloge-de-la-dmarche-philosophique-ou-le.html' title='Eloge de la démarche philosophique ou le problème de l&apos;identité'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7761256820028064057</id><published>2008-06-06T01:00:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:31:07.605-08:00</updated><title type='text'>XX° colloque interdisciplinaire de Carcassonne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/SEjxaJt48aI/AAAAAAAAAF8/T7ebT2ZmPUc/s1600-h/ColloqueJuin08_3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/SEjxaJt48aI/AAAAAAAAAF8/T7ebT2ZmPUc/s400/ColloqueJuin08_3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208678400641266082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du 27 au 29 juin 2008, aura lieu le XX° colloque interdisciplinaire de Carcassonne, organisé par le Séminaire Interdisciplinaire de l'Université Paul Sabatier de Toulouse-Rangueil et l'Association pour le Développement des Rencontres et des Echanges Universitaires et Culturels (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ADREUC&lt;/span&gt;). Thème du colloque : "Sciences et politiques".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ATTENTION ! Modifications du programme:&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Edgar Morin &lt;/span&gt;proposera sa conférence "Pour une vraie politique de civilisation" le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;vendredi 27 juin &lt;/span&gt;à&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; 20h30&lt;/span&gt;, au Conseil Général, Grande Salle Gaston Defferre (au lieu du dimanche).&lt;br /&gt;- L'intervention de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Geneviève Azam&lt;/span&gt; est reportée au samedi 28 juin à 9h.&lt;br /&gt;- L'intervention de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Josette Combes&lt;/span&gt; est reportée au dimanche 29 juin à 11h.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ces modifications font suite à un cas de force majeure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.rectoversion.com/adreuc/images/ColloqueJuin08_2.jpg"&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.adreuc.org/html/images/ColloqueJuin08_2.jpg"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Programme&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/images/ColloqueJuin08_1.jpg"&gt;Schéma d'accès et hébergement&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7761256820028064057?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7761256820028064057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7761256820028064057' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7761256820028064057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7761256820028064057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/06/xx-colloque-interdisciplinaire-de.html' title='XX° colloque interdisciplinaire de Carcassonne'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/SEjxaJt48aI/AAAAAAAAAF8/T7ebT2ZmPUc/s72-c/ColloqueJuin08_3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-552391715297544936</id><published>2008-05-15T10:22:00.000-07:00</published><updated>2008-05-22T01:02:10.491-07:00</updated><title type='text'>"Grandeurs et misères de mai 68", samedi 24 mai 08.</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Pour la première fois, parmi les expéditeurs de cette invitation, ne figure pas le nom de Maurice Pasdeloup qui nous a quittés, mais dont le souvenir restera particulièrement présent dans notre groupe. S’il avait pu participer à la réunion du 24 mai, il aurait sûrement eu beaucoup de choses à nous faire partager sur son expérience de mai 68. C’est en effet sur le thème "Grandeurs et misères de mai 68" que nous vous invitons à apporter votre contribution à la prochaine rencontre à Toulouse, en faisant part de vos témoignages et de votre expérience personnelle sur ces évènements, si vous les avez vécus, ou de l’héritage qu’ils ont laissé, pour ceux qui n’y ont pas participé.»&lt;br /&gt;La réunion se tiendra, comme d’habitude, à l’Université Paul Sabatier, salle au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; étage du bâtiment UPSIDUM. samedi 24 mai, à 10 heures (rendez-vous vers 9h 45, bâtiment Upsidum, U.P.S., 118 route de Narbonne, Toulouse) Henri CALLAT, Simone CASTILLO. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(pour les carcassonnais, RV comme d'habitude sur le parking Darty du péage Carcassonne Ouest à 8h30)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-552391715297544936?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/552391715297544936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=552391715297544936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/552391715297544936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/552391715297544936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/05/grandeurs-et-misres-de-mai-68-samedi-24.html' title='&quot;Grandeurs et misères de mai 68&quot;, samedi 24 mai 08.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7419002166825013882</id><published>2008-04-29T23:26:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:32:13.630-08:00</updated><title type='text'>Hommage à Maurice Pasdeloup</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Maurice Pasdeloup nous a quittés, emporté par la maladie après de longs mois de lutte courageuse et opiniâtre. Il était l'un des membres fondateurs du Séminaire Interdisciplinaire, aux réunions duquel il participait encore récemment. Il va beaucoup manquer à nos rencontres &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;mensuelles et au Colloque de Carcassonne. Ses obsèques auront lieu à Tournefeuille, mercredi 30 avril à 14h30 (rendez-vous devant l'Eglise de Tournefeuille à cette même heure). &lt;span&gt;&lt;br /&gt;Simone Castillo et Henri Callat&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous pouvez publier ici votre hommage à Maurice Pasdeloup. Pour cela, merci d'adresser au &lt;a href="mailto:m.de-caso@orange.fr"&gt;webmaster &lt;/a&gt;votre hommage sous la forme d’un fichier word (.doc).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Maur_Pasdeloup_hom.pdf"&gt;Lire l'hommage de Martine Boudet&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7419002166825013882?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7419002166825013882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7419002166825013882' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7419002166825013882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7419002166825013882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/04/hommage-maurice-pasdeloup.html' title='Hommage à Maurice Pasdeloup'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-1205564449823018681</id><published>2008-04-24T23:05:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:33:24.785-08:00</updated><title type='text'>« Hommage à Aimé Césaire »</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Les obsèques nationales d’Aimé Césaire&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;décédé le 17 avril 2008 rendent hommage au "Victor Hugo noir" qu’il est. Suite à la reconquête de ses racines africaines et tout au long d’un siècle d’engagement, ce descendant d’esclaves a contribué à forger une esthétique et une éthique de la Négritude, d’une identité noire en dialogue avec l’Occident. Refusant la vanité sociale et pratiquant l’authenticité au contact du peuple martiniquais, Aimé Césaire a conjugué les armes de la littérature et celles de la politique, au service de l’émancipation de l’homme noir et au delà de tous les opprimés...»&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/AimeCesaire.pdf"&gt;Télécharger le fichier pdf&lt;/a&gt; pour lire la suite&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-1205564449823018681?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/1205564449823018681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=1205564449823018681' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1205564449823018681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1205564449823018681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/04/hommage-aim-csaire.html' title='« Hommage à Aimé Césaire »'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4595416778306584826</id><published>2008-04-15T09:26:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:27:22.115-08:00</updated><title type='text'>Néo-colonialisme francophone et altermondialisme</title><content type='html'>Association fraternité Franco-Africaine&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/QuestionNeoColoniale.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4595416778306584826?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4595416778306584826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4595416778306584826' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4595416778306584826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4595416778306584826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/04/neo-colonialisme-francophone-et.html' title='Néo-colonialisme francophone et altermondialisme'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7804483267065797251</id><published>2008-04-10T09:25:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:26:05.820-08:00</updated><title type='text'>La laïcité</title><content type='html'>par Claude Caro&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/La_Laicite.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7804483267065797251?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7804483267065797251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7804483267065797251' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7804483267065797251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7804483267065797251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/04/la-laicite.html' title='La laïcité'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8209806400620836091</id><published>2008-04-07T06:59:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:34:16.935-08:00</updated><title type='text'>Penser autrement.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Nous publions ici un dossier de Claude Caro « Penser autrement » ou comment " Les transformations nécessaires exigent un nouveau mode de pensée ".&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Point de départ : on se rend compte aujourd’hui que la scène sociale n’est pas vide. Nous sentons déjà les nouvelles demandes de la vie quotidienne, le retour de mots et d’idées que l’on croyait à jamais détruits. Nous cherchons de nouvelles catégories qui peuvent rendre intelligibles les destructions et les bouleversements mais aussi les initiatives que nous vivons…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/Penser_Autrement.pdf"&gt;Télécharger le fichier pdf&lt;/a&gt; pour lire la suite&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8209806400620836091?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8209806400620836091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8209806400620836091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8209806400620836091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8209806400620836091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/04/penser-autrement.html' title='Penser autrement.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-3067606561469280258</id><published>2008-04-01T05:27:00.000-07:00</published><updated>2008-11-20T08:41:39.268-08:00</updated><title type='text'>L’universel, la morale objective et l’équation : doit = fait.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Henri Callat continue son questionnement avec ce texte sur l'universel et la morale objective. C'est en quelque sorte le troisième volet de la réflexion qu'il a entrepris sur ce blog après ses interventions sur la Rupture puis sur Kant.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte est né d’une constatation due à l’un de nos meilleurs romanciers contemporains, Michel Houellebecq, dans « la possibilité d’une île ». Il s’agit pour lui, dans le raccourci saisissant d’un portrait , de rendre compte de l’état d’esprit de toute une génération , celle-là même dont un philosophe, Dany-Robert Dufour, analyse « la nouvelle servitude » dans un ouvrage philosophiquement complémentaire du premier « L’art de réduire les têtes »...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/morale_objective.pdf"&gt;Télécharger&lt;/a&gt;  le fichier pdf pour lire la suite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-3067606561469280258?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/3067606561469280258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=3067606561469280258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3067606561469280258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3067606561469280258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/04/luniversel-la-morale-objective-et.html' title='L’universel, la morale objective et l’équation : doit = fait.'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-4290418780146563467</id><published>2008-03-25T09:24:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:25:04.119-08:00</updated><title type='text'>La Commission E-éduc : l'Education Nationale marginalisée par son Ministre</title><content type='html'>par Patrick Gatines&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pdf/PG%E2tines-%20La%20Commission%20E-%E9duc.pdf"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-4290418780146563467?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/4290418780146563467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=4290418780146563467' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4290418780146563467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/4290418780146563467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2011/01/la-commission-e-educ-leducation.html' title='La Commission E-éduc : l&apos;Education Nationale marginalisée par son Ministre'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2938735835472389534</id><published>2008-03-20T10:50:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T10:51:53.299-08:00</updated><title type='text'>Video du sociologue Loïc Wacquant</title><content type='html'>Vidéo extraite du film de Pierre Carles, "Attention danger travail".&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xe7ui_wacquant_creation"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' 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rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8541193049686611779</id><published>2008-03-15T09:17:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:18:05.903-08:00</updated><title type='text'>entretien de Marc de Smedt avec Edgar Morin</title><content type='html'>de la Revue Nouvelles Clés&lt;br /&gt;Le probable et l'improbable&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1391"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8541193049686611779?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8541193049686611779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link 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src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-5686598136601591738</id><published>2008-03-10T09:14:00.000-07:00</published><updated>2011-01-03T09:15:48.912-08:00</updated><title type='text'>Devoir de mémoire et dialogue des cultures à l'école</title><content type='html'>par Martine Boudet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/3Boudet.htm"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-5686598136601591738?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/5686598136601591738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=5686598136601591738' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5686598136601591738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/5686598136601591738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/03/devoir-de-memoire-et-dialogue-des.html' title='Devoir de mémoire et dialogue des cultures à l&apos;école'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2952808354476258626</id><published>2008-02-27T14:17:00.000-08:00</published><updated>2008-11-20T08:37:16.160-08:00</updated><title type='text'>Une journée de réflexion sur le genre</title><content type='html'>A l'occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars, l'Agence culturelle Le Patio, association pour la promotion du spectacle vivant en milieu rural, organise une journée de réflexion sur les violences faites aux femmes comme illustration des rapports sociaux de genre, construite autour du spectacle "Elle, le temps d'un rêve" de Valérie Muzetti...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/Ferrals8mars08.htm"&gt;Cliquez ici pour lire la suite&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2952808354476258626?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2952808354476258626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2952808354476258626' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2952808354476258626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2952808354476258626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/02/une-journe-de-rflexion-sur-le-genre.html' title='Une journée de réflexion sur le genre'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-7762549815676498295</id><published>2008-01-20T09:13:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T09:14:23.255-08:00</updated><title type='text'>Emmanuel Kant, le Copernic de la pensée humaine</title><content type='html'>par Henri Callat&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/2Callat.htm"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-7762549815676498295?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/7762549815676498295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=7762549815676498295' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7762549815676498295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/7762549815676498295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/01/emmanuel-kant-le-copernic-de-la-pensee.html' title='Emmanuel Kant, le Copernic de la pensée humaine'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8787684301568247594</id><published>2008-01-10T09:07:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T09:12:47.174-08:00</updated><title type='text'>Economie de la connaissance et démocratie culturelle</title><content type='html'>par Martine Boudet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/2Boudet.htm"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8787684301568247594?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8787684301568247594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8787684301568247594' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8787684301568247594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8787684301568247594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/01/economie-de-la-connaissance-et.html' title='Economie de la connaissance et démocratie culturelle'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8754309373382714420</id><published>2008-01-07T11:13:00.000-08:00</published><updated>2008-11-20T08:36:38.211-08:00</updated><title type='text'>La rupture</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Le thème de notre dernier séminaire interdisciplinaire du 15 décembre était "La rupture". Nous publions ici l’exposé de &lt;span&gt;Claude Caro&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;Dans tous les cas, selon les dictionnaires, il s’agit de l’usage d’une force dans l’intention de séparer quelque chose qui, jusque là se présentait comme uni, cohérent, liant, englobant, mais aussi coercitif (à ne pas confondre avec le sacré).&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rompre : mettre en fragments, enfoncer, démolir, déchirer.&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rompre le pain : partager (p)&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rompre une lance : signifier que l’on veut se battre&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rompre ses fers, ses chaînes : se libérer (p)&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rompre une terre : la labourer (p)&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rompre un traité : dénoncer un texte qui contraignait plusieurs parties (p)&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le contenu de la rupture peut représenter quelque chose de positif : (p)&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/1Caro.htm"&gt;&lt;span&gt;Cliquez ici pour lire l'intégralité de l'exposé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8754309373382714420?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8754309373382714420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8754309373382714420' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8754309373382714420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8754309373382714420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/01/la-rupture.html' title='La rupture'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2045863527609286630</id><published>2008-01-03T01:20:00.000-08:00</published><updated>2008-11-20T08:35:45.073-08:00</updated><title type='text'>Essai de formation du concept philosophique de « rupture » ....</title><content type='html'>&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Le thème de notre dernier séminaire interdisciplinaire du 15 décembre était "La rupture". Nous publions ici l’exposé d’&lt;span&gt;Henri Callat&lt;/span&gt; qui a abordé ce thème du point de vue de l’histoire de la pensée scientifique moderne et contemporaine, de Galilée à Schrödinger.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La vague d’irrationnalisme qui submerge aujourd’hui le Monde (réactivation des démarches intégristes et sectaires, retour d’un pseudo mysticisme religieux, tropisme de plus en plus affiché vers les croyances et les magies, désarroi idéologique et spirituel sans précédent) m’a conduit à repenser 4 siècles de merveilleux épanouissement de la raison humaine&lt;b&gt; &lt;/b&gt;à partir de 4 génies qui ont littéralement métamorphosé notre pensée : Galilée, Newton, Einstein et Schrödinger !&lt;br /&gt;Ce sont quatre nouveaux paradigmes que je présente brièvement à partir de quatre équations propres à illustrer le concept philosophique de "rupture" à la fois moteur et sens de "L’évolution créatrice" de notre évolution.&lt;br /&gt;L’exposé qui va suivre sera composé de deux parties principales :&lt;br /&gt;I / Quatre équations accompagnées de leur épistémologie&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;( interprétation philosophique)&lt;br /&gt;II / Le concept philosophique de "rupture"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/1Callat.htm"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cliquez ici pour lire l'intégralité de l'exposé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2045863527609286630?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2045863527609286630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2045863527609286630' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2045863527609286630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2045863527609286630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2007/12/introduction-un-essai-de-formation-du.html' title='Essai de formation du concept philosophique de « rupture » ....'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-8974371321127980589</id><published>2008-01-02T02:03:00.000-08:00</published><updated>2008-11-20T08:34:58.152-08:00</updated><title type='text'>Cultures de genre</title><content type='html'>&lt;p class="Style26"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le thème du séminaire interdisciplinaire du 10 novembre 2007 était « Le masculin et le féminin ». Nous publions ici l’exposé de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Martine Boudet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui a abordé ce thème du point de vue de la culture des genres et de leur rapport actuel au pouvoir.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="Style22"&gt;&lt;span class="Style29"&gt;Cultures de genre : quel est leur rapport actuel au pouvoir?&lt;br /&gt;- en politique ( parité, contexte mondial et récentes campagnes électorales en France)&lt;br /&gt;- dans le monde sportif (actualité des mondiaux de football et de rugby)&lt;br /&gt;- à  l'Ecole (la question des  spécialités par genre, la mobilisation estudiantine actuelle)&lt;br /&gt;- dans le monde intellectuel (l’exemple du Prix Nobel de littérature 2007 décerné à  Doris Lessing).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="Style2"&gt;&lt;span class="Style29"&gt;Sommaire de l'exposé&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;La parité au cœur du pacte républicain&lt;br /&gt;I / La démocratie culturelle&lt;br /&gt;II / Les obstacles patriarcaux à l'évolution&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Le pouvoir (géo)politique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Le monde sportif&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;L'Ecole et les disciplines d'enseignement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;III / L'apport culturel des femmes&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;L'engagement des intellectuels&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; L'autonomie et la créativité féminines&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/1Boudet.htm"&gt;&lt;span&gt;Cliquez ici pour lire l'intégralité de l'exposé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-8974371321127980589?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/8974371321127980589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=8974371321127980589' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8974371321127980589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/8974371321127980589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/01/cultures-de-genre-par-martine-boudet.html' title='Cultures de genre'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-1162541918087108112</id><published>2008-01-01T02:10:00.000-08:00</published><updated>2008-11-20T05:36:20.318-08:00</updated><title type='text'>Masculin / Féminin</title><content type='html'>&lt;p class="Style2"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le thème du séminaire interdisciplinaire du 10 novembre 2007 était « Le masculin et le féminin ». Nous publions ici l’exposé de &lt;span&gt;Michel De Caso&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="Style2"&gt;Sommaire de l'exposé&lt;/p&gt;&lt;p class="Style2"&gt;I/ Le constat : la prégnance du couple symbolique masculin-féminin&lt;br /&gt;II/ Aperçu sur quelques explications de cette prégnance&lt;/p&gt;&lt;p class="Style2"&gt;Explications religieuses et métaphysiques&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Reflet d’une réalité théologique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Reflet d’une organisation archétypale&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Reflet d’une organisation principielle&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="Style2"&gt;Explications sociales et psychologiques&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Reflet de la différence sexuelle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Reflet des structures profondes du langage&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Reflet de la différence sociale&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Reflet des structures de la pensée&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="Style2"&gt;III/Questionnements&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Sur la dévalorisation du féminin&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sur les niveaux de réalité&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sur le rapport bipolaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/1DeCaso.htm"&gt;Cliquez ici pour lire l'exposé&lt;/a&gt;&lt;span class="Style2"&gt;&lt;a href="http://www.adreuc.org/html/pages/1DeCaso.htm"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-1162541918087108112?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/1162541918087108112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=1162541918087108112' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1162541918087108112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/1162541918087108112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2008/01/masculin-fminin-lopposition.html' title='Masculin / Féminin'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-2513165742027514117</id><published>2007-12-16T00:15:00.001-08:00</published><updated>2008-02-28T09:08:46.095-08:00</updated><title type='text'>Qu'est-ce que l'A.D.R.E.U.C.?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'ADREUC est l'Association pour le Développement des Rencontres et des Echanges Universitaires et Culturels (&lt;a href="http://www.adreuc.com/"&gt;voir son site&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, e-mail : &lt;a href="mailto:adreuc@orange.fr"&gt;adreuc@orange.fr&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;« 1988 - 2008 : notre Association fête ses vingt ans ! Elle est née à Carcassonne d'une exigence à laquelle notre époque dans ce qu'il faut bien appeler pour le moins sa médiocrité intellectuelle, est loin d'avoir répondu. La pérennité et le succès de l'ADREUC en dépit des multiples obstacles rencontrés sur son long chemin, constituent la meilleure preuve de son utilité et de sa légitimité culturelles. Composée de plusieurs "modules" , elle est maintenant devenue "L'Université d'été de l'Aude" à l'intérieur de laquelle se situe notre "Colloque interdisciplinaire" où se retrouvent chaque année, en juin - juillet, des Chercheurs et des Professeurs parmi les plus éminents dans les domaines des sciences, des arts et de la philosophie. De ces "regards croisés" émergent peu à peu une forme de pensée et peut-être même un type d'homme dont nous avons écrit avec la prétention inouïe de ceux qui ont conscience de vivre un processus de renaissance, qu'ils contribueront peut-être à sauver le Monde ! Ainsi l'Université de l'Aude a-t-elle fait surgir dans ses traces anciennes et nouvelles, un "Groupe interdisciplinaire" qui se réunit mensuellement à Toulouse (Université Paul Sabatier) et un autre Groupe jumeau dénommé "Tp/Ts" (Transformation personnelle/Transformation sociale) pour la ville de Carcassonne. Ce sont les travaux de ces trois instances universitaires que notre blog a l'ambition de porter désormais à la connaissance du public le plus large. Nous avons fait nôtre la formule célèbre de Max Born, un contemporain d'Albert Einstein : "Les résultats des sciences doivent toujours pouvoir être rendus compréhensibles à chaque homme pensant"!» &lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Henri Callat, déc.07&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-2513165742027514117?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/2513165742027514117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=2513165742027514117' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2513165742027514117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/2513165742027514117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2007/12/quest-ce-que-ladreuc_16.html' title='Qu&apos;est-ce que l&apos;A.D.R.E.U.C.?'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3662157586274466935.post-3578859405209312772</id><published>2007-12-15T23:46:00.000-08:00</published><updated>2007-12-30T02:24:15.455-08:00</updated><title type='text'>Colloque Science et Philosophie à Carcassonne</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:11;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Du 29 au 30 juin 2007, l’ADREUC a organisé un colloque sur "Les implications philosophiques des sciences contemporaines".&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/R2TeFYQdx6I/AAAAAAAAAAs/W0oQEeRJF9c/s1600-h/presse6-07_2W.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144480858356172706" style="margin: 0px auto 10px; display: block; cursor: pointer; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/R2TeFYQdx6I/AAAAAAAAAAs/W0oQEeRJF9c/s400/presse6-07_2W.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/R2TdHYQdx5I/AAAAAAAAAAk/fAkOA15EZJY/s1600-h/presse6-07_1W.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144479793204283282" style="margin: 0px auto 10px; display: block; cursor: pointer; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/R2TdHYQdx5I/AAAAAAAAAAk/fAkOA15EZJY/s400/presse6-07_1W.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3662157586274466935-3578859405209312772?l=adreuc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adreuc.blogspot.com/feeds/3578859405209312772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3662157586274466935&amp;postID=3578859405209312772' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3578859405209312772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3662157586274466935/posts/default/3578859405209312772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adreuc.blogspot.com/2007/12/colloque-science-et-philosophie.html' title='Colloque Science et Philosophie à Carcassonne'/><author><name>MDC</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-5DTGjqjrrs/R2TeFYQdx6I/AAAAAAAAAAs/W0oQEeRJF9c/s72-c/presse6-07_2W.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
